La nouvelle vie de Jonathan Bellemare

Après 11 saisons en Europe, Jonathan Bellemare est... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Après 11 saisons en Europe, Jonathan Bellemare est rentré au bercail et s'aligne cette saison avec le Blizzard Cloutier Nord-Sud de Trois-Rivières dans la LNAH.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Onze ans après avoir choisi de faire ses valises pour l'Europe plutôt que de se taper d'interminables voyages en autobus dans la Ligue américaine ou encore la East Coast League, Jonathan Bellemare est rentré au bercail au cours de la dernière année, l'esprit très serein.

Deux enfants, deux titres de Coupe de France et trois finales de la Ligue Magnus plus tard, le petit attaquant shawiniganais a entrepris une nouvelle vie depuis cet automne. Une vie toute nord-américaine qui ne ressemble en rien à la vie de hockeyeur professionnel qu'il menait avec les Ducs d'Angers.

À l'été 2003, après une dernière saison junior marquée par les blessures, Bellemare avait le choix entre les rangs professionnels de la France ou encore s'accrocher à son rêve de jouer dans la Ligue nationale de hockey en espérant un contrat des ligues mineures.

Dès que l'offre des Ducs d'Angers s'était présentée, l'ex-Cataractes s'était empressé d'accepter. Depuis, il n'a jamais regretté son choix, même s'il avoue être intrigué par ce qui aurait pu se passer s'il avait tenté sa chance dans les rangs mineurs en Amérique du Nord. «Avec du recul, je ferais la même chose. J'aurais peut-être pu essayer aux États-Unis un an ou deux. C'est peut-être la seule chose que je changerais. Mais il y a certaines circonstances qui avaient fait que j'avais choisi l'Europe tout de suite et je n'ai plus jamais regardé derrière», explique le patineur de 32 ans.

Aujourd'hui, heureux d'être rentré à la maison - il a élu domicile à Notre-Dame-du-Mont-Carmel - il s'ennuie parfois de ses temps libres en famille aux côtés de sa femme Julie Turcotte, sa fille de 9 ans, Billie, et son garçon de deux ans et demi, Jax. «La plus grosse adaptation, c'est le rythme de vie qui est complètement différent. Là-bas, j'étais habitué de pratiquer le matin et de voir ma fille pendant le dîner. J'avais beaucoup plus de temps à passer avec ma famille. On avait le temps de prendre notre temps», mentionne-t-il.

En contrepartie, sa nouvelle réalité géographique permet à son entourage de voir grandir ses enfants, un aspect familial non négligeable. «Je suis très content d'avoir pu vivre ça. C'est une expérience de vie incroyable. Ce n'était pas la LNH, mais ça m'a permis de payer les factures un bon bout de temps en faisant ce que j'aime. Ce n'est pas à négliger. On était partis pour vivre ça un an à la fois et ça nous a finalement menés 11 ans plus tard.»

Quant à sa carrière en Europe, il retiendra particulièrement ses deux titres de la Coupe de France. Bellemare aurait bien aimé soulever le trophée des séries de la Ligue Magnus, mais son parcours s'est arrêté en finale à trois reprises, dont les des deux dernières saisons au 7e match.

Une nouvelle réalité

Chez le Blizzard, il a également eu à s'adapter à la réalité de la Ligue nord-américaine de hockey où les équipes ne pratiquent qu'une seule fois par semaine. Néanmoins, il se dit très satisfait du calibre de jeu offert. «C'est le fun de pouvoir revenir ici et continuer à jouer du hockey qui est compétitif, avec une belle gang. C'est difficile de comparer les styles de jeu. Avec le Blizzard, il y a autant de talent que partout où j'ai passé. La seule différence, c'est le rythme des pratiques qui fait qu'il peut y avoir un peu moins de système de jeu», note Bellemare qui pointe au 4e rang des marqueurs du Blizzard avec 43 points en 30 matchs.

Évidemment, son retour au pays lui a permis de renouer avec d'anciens coéquipiers chez les Cataractes de Shawinigan, où il a oeuvré de 1999 à 2003. Parmi ceux-ci, il y a Jean-François David qu'il a continué de côtoyer au fil des ans, au point que ce dernier est même le parrain de la fille de Bellemare.

En plus de défendre le maillot du Blizzard dans la LNAH, l'ex-Cataractes s'est infiltrée tranquillement dans le monde du coaching en donnant un coup de main à son ancien entraîneur Denis Francoeur chez les Panthères du CMI. Il collabore aussi au volet hockey du programme sportif au Séminaire Sainte-Marie. Il offre, enfin, son aide aux Cataractes lorsque vient le temps de décortiquer les bandes vidéo. «J'espère pouvoir rester impliqué dans ce milieu-là et continuer à prendre de l'expérience. J'aimerais bien coacher dans le junior majeur un jour, mais les offres d'emploi ne courent pas les rues», lance-t-il.

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