Diablos: la grogne ne s'estompe pas

Jean Boutet (deuxième à partir de la gauche)... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Jean Boutet (deuxième à partir de la gauche) s'insurge de la façon dont a été traité son ami Martin Croteau (troisième) par l'organisation des Diablos. Selon lui, la présence de Jean-Philippe Chartier (premier à droite) ces dernières années est un signe évident qu'un entraîneur à temps plein ne peut accomplir de miracles au sein d'une équipe de football.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Martin Croteau a trouvé des alliés de taille à la suite de ses confidences dans Le Nouvelliste, samedi dernier. La majorité de ses ex-adjoints partagent sa vision des événements ayant mené à son congédiement comme entraîneur-chef des Diablos, lui qui occupait ce poste depuis novembre 1997.

L'un de ses plus fidèles collaborateurs des dernières années, Jean Boutet, signe d'ailleurs une lettre pour le moins évocatrice, que nos lecteurs peuvent consulter sur notre site Internet.

Impliqué d'abord comme joueur puis entraîneur pendant 40 ans pour le programme de football du Cégep de Trois-Rivières, Boutet donne son point de vue sur la situation tumultueuse qui a fait couler beaucoup d'encre. Il rappelle notamment avoir accepté une diminution salariale de 34 % au début de la dernière campagne, à l'instar d'autres adjoints dont le pourcentage varie.

Il n'est pas tendre non plus à l'endroit de Michael Guay, le responsable des sports pour les formations sportives de l'institution, embauché en septembre 2013. Boutet raconte que dès cette promotion, le climat a commencé à changer dans le bureau des entraîneurs. Guay faisait déjà partie du groupe d'adjoints piloté par Croteau pour l'équipe de football, avant d'accepter le poste de responsable des sports.

«Il a rapidement confondu ses chaises d'entraîneur et de responsable, la hiérarchie n'étant plus respectée», décrit Boutet, ajoutant que les frictions ont tôt fait de s'installer.

Il appert que certaines décisions de Guay ne plaisaient pas à tous. Au menu: exercices de fin de pratique «douteux», une rencontre avec un psychologue sportif, «venu nous dire qu'on ne savait pas recruter», ouverture hâtive du camp d'entraînement et abandon du match pré-saison (Coupe Yvon-Paré). «Il semblait animé par un insatiable désir d'impressionner, de refaire toutes les choses de la bonne façon, à «sa» façon...»

Boutet poursuit son argumentaire en louageant Croteau, son ami de toujours. «Le Cégep de Trois-Rivières n'avait pas les moyens de perdre un individu de son envergure, à la tête du fleuron de ses équipes, surtout en ces temps difficiles à venir.»

«Avec des situations financières précaires dans plusieurs cégeps de la province, les compressions budgétaires annoncées, la baisse de clientèle, je comprends mal qu'on ait eu à la fois les moyens de créer deux nouveaux postes et de se passer de Coach Croteau, qui coûtait si peu.»

Sans le nommer, Jean Boutet glisse quelques mots par rapport à l'arrivée du nouveau pilote, Olivier Turcotte-Létourneau. «Sentiment d'appartenance, implication émotive, relations avec les réseaux scolaires, colmatage des fuites dans le recrutement, formation du personnel d'entraîneurs, sympathie du public, des Anciens, la tâche à venir sera énorme.»

L'ex-coordonnateur offensif se questionne d'ailleurs sur la pertinence des employés à temps plein, rappelant que les passages de Jean-Philippe Chartier et Mike Bird n'ont pas nécessairement été concluants.

Il met un terme à son association en vilipendant ses anciens patrons. «Vous n'êtes pas coupables d'illégalité, mais d'immoralité. Vous avez fait mal à une équipe et de la grande peine à son plus grand bâtisseur, voilà ce que vous avez fait. Mais attention! En 2019, vous célébrerez votre cinquième anniversaire, nous on quitte avec notre histoire!»

Le Nouvelliste a offert la même tribune aux dirigeants du Cégep de Trois-Rivières, mais ces derniers ont préféré ne pas commenter les lettres de Croteau et Boutet.

Annonces imminentes

Par ailleurs, le responsable des sports ainsi que l'entraîneur-chef Olivier Turcotte-Létourneau devraient présenter leur nouvelle équipe d'adjoints la semaine prochaine, à quelques jours du début du camp hivernal au Complexe sportif Alphonse-Desjardins. Il a été permis d'apprendre, hier, que l'adjoint principal de Turcotte-Létourneau serait Francis Rousseau.

Ce dernier mise sur une bonne expérience malgré son jeune âge, autant en ce qui a trait aux schémas offensifs que défensifs. Quelques intervenants du milieu dans la région le considèrent d'ailleurs comme l'une des bonnes têtes de football chez les moins de 25 ans. Rousseau devrait travailler pour les Diablos environ cinq mois par année, soit de août à décembre.

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