International Snocross: Dame Nature a collaboré

L'International Snocross de Louiseville a attiré plus de... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

Agrandir

L'International Snocross de Louiseville a attiré plus de 5000 personnes.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Louiseville) Après avoir offert une température frigorifiante aux amateurs de motoneige l'année dernière lors de l'International Snocross de Louiseville, Dame Nature a été plus clémente avec eux cette année, si bien que le promoteur, Jérôme Gerber, estime qu'il a accueilli une foule au-delà des attentes, avec plus de 5000 personnes.

Les derniers chiffres n'avaient pas encore été compilés, mais l'organisation semblait convaincue que l'assistance serait supérieure à 2014. «C'était vraiment clément comme température. On est en avance dans les chiffres. C'était satisfaisant et on a eu une belle réponse de la part des pilotes. Il nous reste maintenant à voir le bilan financier», a dit Gerber.

Cette marque est d'autant plus appréciable, puisque l'événement faisait face à de la compétition avec la tenue des deux matchs de la Classique hivernale de la LHJMQ, ce qui a drainé le dollar-loisir en direction de Saint-Tite.

«En ayant un programme de trois jours, on arrive à balancer, j'imagine. Il y a des gens qui sont allés à la Classique hier et qui sont ici aujourd'hui (dimanche), même chose pour vendredi», croit le promoteur.

Ils étaient 250 pilotes à prendre part à l'événement lors des trois journées de compétition dans diverses catégories. En plus des Ontariens et des Américains, des coureurs de la Suède et de la Suisse avaient même fait le voyage. C'est toutefois un Québécois, Danny Poirier d'Acton Vale en Montérégie, qui a volé la vedette. Dans la catégorie reine, les Pro Open, il a signé la victoire lors des finales de samedi et d'hier, en plus de remporter le Dash for Cash, une épreuve à élimination, sous les lumières vendredi soir.

Dimanche, la piste était encore en excellente condition pour permettre aux coureurs de s'en donner à coeur joie. Il faut dire que l'utilisation d'une resurfaceuse, à l'image des centres de ski, n'y est pas étrangère.

«Les pilotes nous ont dit que c'était la plus belle piste de l'année. Nous avons fait honneur à notre notoriété en leur donnant une piste où ils pouvaient faire un show.»

Trois-Rivières continue de faire de l'oeil

Les rumeurs d'un déménagement de l'événement vers Trois-Rivières n'ont certainement pas diminué durant la fin de semaine, puisque le directeur des opérations de l'Hippodrome, François Carignan, était sur place, tout comme des membres de l'administration municipale. La sortie du maire de Louiseville, Yvon Deshaies, qui souhaite garder l'événement dans son patelin, a fait jaser.

«J'en ai entendu parler, ça n'a pas fait plaisir à beaucoup de monde, mais il n'y a pas eu de développement», mentionne Gerber. «Je ne règle pas mes affaires dans les médias. Ma poutine, je la fais à la maison. Il a voulu jouer cette game-là, mais ç'a reviré un peu. Mais ça peut faire bouger les choses. Je n'ai pas pris de décision et je suis ouvert. Le but n'est pas de délocaliser», ajoute-t-il au sujet du maire Deshaies.

Les coûts des infrastructures sont au centre de ce débat. Le terrain où se déroule l'International Snocross est situé dans le parc industriel de la MRC. Il n'y a pas d'électricité ni de toilettes permanentes ou encore de locaux. Bref, tout le contraire du site de l'Hippodrome. Les coûts pour tenir l'événement dans la cité de Laviolette seraient ainsi bien moins importants pour Gerber, qui dit croire que sa place est à Trois-Rivières. «On se revoit l'an prochain, on ne sait pas où!», conclut-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer