Le Blizzard l'emporte 6-2 contre Laval

Le gardien du Blizzard Marco Cousineau a habilement... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Le gardien du Blizzard Marco Cousineau a habilement tenu le fort, dimanche contre les Prédateurs de Laval, particulièrement en première période alors qu'il a repoussé 16 rondelles.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Un mot pourrait qualifier la performance des Prédateurs de Laval dimanche après-midi au Colisée: généreuse. Le Blizzard Cloutier Nord-Sud n'a eu qu'à faire preuve d'opportunisme pour signer un gain de 6-2.

Tout d'abord, il y a l'indiscipline des Prédateurs qui leur a permis d'être altruistes envers les locaux. Oui, le match a été intense, surtout après le sifflet, mais les Lavallois en ont souvent mis plus que ce que le client en demandait. Résultat, le Blizzard a inscrit trois buts en cinq opportunités en avantage numérique.«On a deux mises en échec. On a une équipe physique mais on ne l'a pas été pantoute ce soir. On n'aurait même pas fait peur à une équipe de pee-wee. Est-ce que tu fais vraiment peur en passant le gant dans le visage de l'adversaire?», s'est demandé l'entraîneur des Lavallois Serge Forcier au terme du duel.

Puis, il y a eu la performance dans le filet de Jean-Christophe Blanchard, qui a donné quelques cadeaux aux Trifluviens. Nul doute qu'il aimerait revoir le troisième but du Blizzard, en milieu de deuxième période, un tir de Stéphane Boileau qui a trouvé une ouverture insoupçonnée. Trois minutes plus tard, un lancer de Pierre-Olivier Beaulieu n'a été bloqué que partiellement, tombant derrière le gardien. Mathieu Guertin n'a eu qu'à pousser le disque quelques centimètres plus loin pour compléter le tout.

La soirée de travail de Blanchard a pris un difficile tournant avec 33 secondes à faire à l'engagement, lorsqu'un dégagement s'est retrouvé dans son cercle. Tentant la passe, le gardien a raté son geste et la rondelle a touché Stéphane Boileau avant de revenir devant le filet. Yann Joseph a alors trouvé Marc-André Huot qui a battu l'ancien portier des Patriotes de l'UQTR en retard sur la séquence. Sa soirée de travail venait de prendre fin.

«Dans la chambre, les gars l'ont pris comme une claque de voir qu'il utilisait son gardien numéro deux alors que nous avons une des meilleures attaque de la ligue. On a senti qu'il ne respectait pas notre offensive», a dit Alain Côté à propos de son vis-à-vis.

Forcier, a préféré ne pas jeter la pierre vers son gardien, soulignant qu'il n'en était qu'à son deuxième match de la saison. À son avis, le manque d'intensité de sa troupe a fait la différence. «Nos deux premières lignes ne se sont pas présentées ce soir et ma troisième a été ma meilleure. On ne patinait pas, on était mous. Ce soir, nous n'étions pas des prédateurs. On aurait pu s'appeler les lièvres de Laval. Vendredi, Alex Bourret a été mon meilleur joueur. Ce soir, c'était mon pire.»

À l'opposé, Marco Cousineau a été solide, particulièrement en première période où il a gardé les siens dans la rencontre alors que les visiteurs connaissaient leurs meilleurs moments. «Si on se fait marquer en première période, ça n'aurait pas été le même match. Il n'a rien fait d'extraordinaire mais il n'a rien donné», a souligné Côté.

Les deux équipes s'étaient aussi affrontées vendredi, le Blizzard pliant l'échine 3-1. L'intensité des hommes d'Alain Côté a fait la différence hier. «Vendredi, nous n'allions pas dans le triangle devant le filet, nous n'étions pas menaçants, alors que ce soir, ça nous prenait 15 secondes pour compter, a-t-il analysé. Nous offrons des performances en équipe de plus en plus.»

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