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L'Équipe féminine du parc national de la Mauricie revient à la charge

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Shawinigan) En septembre prochain, certaines femmes affronteront 44 côtes sur un parcours à vélo de 105 kilomètres. D'autres mettront leurs efforts physiques dans un parcours de 60 kilomètres de vélo doublé de 21,1 km de course à pied en cross-country.

L'Équipe féminine du parc national de la Mauricie revient à la charge, encore une fois cette année, avec ses défis de taille. Elles sont 250 participantes, cette fois, surnommées les «Roses» aux couleurs de leur gilet. Elles proviennent de presque toutes les régions du Québec. Rappelons qu'elles n'étaient que 35 la première année.

En voyant le défi qu'elles s'imposent, on croirait qu'elles sont déjà des collectionneuses de marathons, des maniaques de compétitions sportives ou des athlètes nées.

Surprise, il n'en est rien. Ce sont plutôt des femmes de tous les âges, adolescentes et retraitées confondues. Rares sont celles qui arborent une silhouette athlétique. Certaines sont même en surpoids. D'autres reconnaissent humblement qu'elles n'avaient jamais fait de vélo ou jamais pratiqué régulièrement de sports avant.

Et c'est exactement ce genre de femme que recherchaient les fondatrices l'Équipe féminine du Parc national de la Mauricie, il y a quatre ans, la Dre Chantal Guimont et Marie-Josée Gervais. L'idée derrière tout ça, c'est de vaincre la sédentarité.

L'organisation va leur fournir «un encadrement approprié et des outils simples» pour y arriver.

Le but premier de l'événement, c'est de faire neuf mois d'entraînement en vue du défi du 25 au 27 septembre et de prendre la saine habitude de bouger régulièrement.

Danielle St-Louis, de Gentilly, en sera à son quatrième défi. «J'aime ça. J'aime bouger, j'aime pédaler, faire de la raquette et du ski de fond», dit-elle. Le fait d'avoir un défi en vue, «c'est motivant», dit-elle.

Ses amies de 54, 55 et 58 ans passent en moyenne quatre à cinq heures par semaine à l'entraînement.

Jocelyne Lachance, de Victoriaville, bientôt 60 ans, en est à sa première expérience. «Je ne suis pas sportive. J'aime bouger, mais je ne suis pas une athlète du tout», insiste-t-elle. «Je vais réussir», assure-t-elle néanmoins, forte de l'expérience des participantes qui étaient comme elle avant de réussir leur défi.

Toutes ces femmes sont d'accord sur un point: elles n'ont pas le temps de s'entraîner. Malgré tout, même les plus jeunes qui ont plusieurs enfants en sont venues à insérer dans leur horaire des heures de jogging, de spinning et autres activités sportives, le soir ou tôt le matin, pour se préparer au défi.

Une fois par mois, jusqu'en septembre prochain, toutes ces femmes vont migrer vers Shawinigan pour des séances d'entraînement.

Tout cela, explique la Dre Guimont, vise à «créer une épidémie de bonne santé.»

C'est que ces «Roses» influencent d'autres femmes qui viennent grossir leurs rangs l'année suivante.

Chaque année, le défi des Roses, au Parc national de la Mauricie, devenu l'une des plus prestigieuses épreuves cyclistes de l'est du Canada, s'associe à une cause reliée à la santé pour qui les participantes amassent des dons.

Cette année, les Roses épousent la cause de l'Institut universitaire en santé mentale affiliée à l'Université McGill et à l'OMS.

Juste avant les Fêtes, l'équipe féminine de l'an dernier avait remis 120 000 $ pour la recherche sur le cancer alors qu'elle comptait 200 participantes. Cette année, l'organisation espère dépasser ce montant puisque l'on compte 50 participantes de plus.

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