Petit guide pour parents avertis

Le professeur de l'UQTR Stéphane Perreault a livré... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le professeur de l'UQTR Stéphane Perreault a livré une conférence inspirante à une trentaine de parents, mardi au Cégep de Trois-Rivières.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Tous sont unanimes: il est nécessaire de soutenir son enfant en tant que jeune sportif quand il décide de s'investir dans une discipline. Mais les parents s'y prennent-ils de la bonne façon? Question sensible à laquelle de plus en plus de spécialistes tentent de trouver des réponses.

Le Centre régional d'entraînement et d'événements de la Mauricie recevait mardi le docteur Stéphane Perreault, professeur au département de lettres et communication sociale de l'UQTR, dont les recherches se concentrent notamment dans le domaine de la psychologie du sport. On le sait, les parents campent plusieurs rôles lorsqu'il est question de sport: «chauffeurs de taxi», bénévoles et parfois même entraîneurs. Pour ainsi dire, ils deviennent des modèles. Et pourtant...

«Six types de comportements sont observables chez eux, note Perreault. Il y a ceux qui dénigrent leur jeune, d'autres qui crient pendant la compétition et quelques-uns se plaisent même à diriger l'équipe à la place de l'entraîneur! Il y a ceux qui s'inquiètent un peu trop et d'autres qui brillent toujours par leur absence. Mais, il faut se le rappeler, il existe aussi les «bons parents»».

C'est à dire ceux qui sont d'abord orientés vers la tâche, le travail de l'athlète. Non pas vers leur ego. «Ces derniers optent malheureusement pour la valorisation sociale. Vous avez peut-être déjà vu un parent promettre à son jeune un montant d'argent s'il parvenait à marquer un but. On a vu la scène dans le film Les Pee-Wee 3D. Sauf que ça n'existe pas que dans les films. L'enfant qui grandira dans cet environnement relié à l'ego développera une passion obsessive pour son sport, et non une passion harmonieuse. Un jour, il décrochera.»

En fait, qu'est-ce qu'un bon parent? «Quelqu'un à l'écoute, capable de rétroaction positive et qui sait encourager. Un père ou une mère qui change le "As-tu gagné?'' par un "As-tu eu du plaisir aujourd'hui?'' Ça envoie un signal assez puissant, qui exclut la comparaison avec les autres.»

Des suggestions

L'objectif de la conférence ne consistait pas à démolir les parents, bien au contraire! Le docteur Perreault y est allé de plusieurs précieuses recommandations. Aspect primordial dès le départ: il faut détenir une certaine connaissance du dit sport. «Que ce soit les règlements ou comment fonctionne la fédération. C'est un gros atout et ça vous permettra de mieux comprendre la culture de la discipline.»

Il est tout aussi important de parler de la régénération, des périodes de repos et de gestion du stress. «Votre réaction compte beaucoup dans tout le processus. Demandez à votre enfant comment il voudrait que vous réagissiez à la suite d'une performance, bonne ou mauvaise. Car un jour ou l'autre, il va connaître l'échec. C'est inévitable, surtout lorsque tu montes dans la pyramide. Plus haut, le jeune doit saisir qu'il y a certaines choses qu'il ne peut contrôler. Vous devriez avoir un plan pour évaluer ses performances. Faites-le participer. Et présentez-vous aux rencontres des parents avec les entraîneurs!»

La conférence de Stéphane Perreault, en plus de sa diffusion d'ici quelques jours sur le site web du CREEM, sera disponible pour les citoyens du Centre-de-la-Mauricie, le 17 mars, au Collège Shawinigan.

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