Des défis à la tonne pour Éric Myles

Un an après sa nomination à la direction... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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Un an après sa nomination à la direction du Comité olympique canadien, le Trifluvien Éric Myles est emballé par les nombreux défis qui l'attendent pour les prochaines années.

Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Un an après son arrivée au Comité olympique canadien, en tant que directeur exécutif sport, ce ne sont pas les défis qui manquent pour Éric Myles. Veiller au développement des jeunes athlètes, offrir un encadrement optimal pendant les compétitions, dont les Jeux olympiques, et préparer un après-carrière adéquat pour ces athlètes dont toute la vie a tourné autour du sport... voilà quelques-uns des nombreux mandats qui ont été confiés au Trifluvien qui doit également s'assurer de contribuer à accroître la visibilité des athlètes canadiens et leur sports.

Par le passé, plusieurs athlètes ont vécu des périodes creuses une fois le rêve olympique terminé et la gloire estompée. Que ce soit la crainte d'affronter le milieu du travail ou sombrer dans l'oubli après avoir brillé sous les feux de la rampe, le retour à la réalité n'est pas toujours évident.

Il s'agit d'ailleurs d'un aspect primordial du développement sur lequel le COC planche présentement. Myles n'hésite pas à se servir d'Alexandre Bilodeau pour illustrer un modèle idéal à suivre quand vient le temps de tirer sainement un trait sur sa carrière olympique.

«La dépression chez les athlètes, c'est un problème sérieux. Le comité olympique canadien travaille à bien les outiller dès leurs débuts. C'est notre travail de les supporter humainement et nous sommes en train d'améliorer ça pour devenir un leader au niveau mondial», a-t-il mentionné devant les membres du Club Richelieu Trois-Rivières où il était conférencier invité, mardi midi.

La marque numéro 1 au monde

Un autre aspect sur lequel le COC a mis l'accent depuis les Jeux de 2010 à Vancouver, c'est l'image de marque des athlètes canadiens sur la scène internationale. Souvent relayée dans l'ombre entre les rendez-vous olympiques, la marque associée au Canada et ses athlètes a connu une progression fulgurante - notamment avec la campagne Nous sommes l'hiver - tellement qu'elle a été la plus visible parmi tous les pays ayant participé aux Olympiques de Sotchi en 2014, devançant même les États-Unis.

«On veut rendre les athlètes encore plus disponibles et les outiller à porter des messages pour encourager les jeunes à bouger», note le directeur exécutif sport du COC.

Maintenant l'image globale des athlètes bien implantée, l'ancien directeur général de Québec en Forme espère que certaines disciplines parviendront à progresser au même titre que le tennis et le curling ont réussi à s'imposer dans la sphère sportive et médiatique. Il cite notamment l'exemple du curling qui bénéficie d'un important partenariat avec les chaînes TSN et RDS. «C'est écrit noir sur blanc dans nos objectifs de voir comment on peut être visibles 24 heures sur 24, sept jours sur sept et non pas seulement aux quatre ans», souligne le Trifluvien.

De nouvelles règles bénéfiques

Au terme des Jeux de Sotchi, les dépenses exorbitantes du comité organisateur étaient sur toutes les lèvres. Tellement que cela a refroidi les ardeurs de certaines villes qui comptaient déposer leur candidature, dont Oslo en Norvège.

Depuis, de nouveaux règlements ont été votés afin d'assouplir le processus de candidature - dans le cadre du chantier Vision 2020 - ce qui a rapidement provoqué l'intérêt des villes de Boston et Rome, entre autres, pour 2024.

«Le COC s'en allait vers le précipice et les nouvelles règles vont faire du bien. Ça va relancer l'intérêt des pays», indique-t-il.

Néanmoins, Éric Myles ne croit pas que les dépenses liées aux Jeux d'hiver 2014, évaluées à plus de 50 milliards $, étaient si extravagantes, compte tenu de tout ce que l'événement aura légué à cette région de la Russie. «Ils ont reconstruit une région au complet, avec des routes, des ponts, des centrales électriques. Ils ont comptabilisé ça dans le coût des Jeux alors que ça n'aurait pas dû l'être.»

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