Éric Bédard et Marc Gagnon se retrouvent comme entraîneurs

Autrefois coéquipiers inséparables, Marc Gagnon et Éric Bédard... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Autrefois coéquipiers inséparables, Marc Gagnon et Éric Bédard dirigent aujourd'hui deux des plus importants sites d'entraînement en patinage de vitesse courte piste au Canada.

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Louis-Simon Gauthier
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À une certaine époque, Éric Bédard, Marc Gagnon et leurs coéquipiers du relais masculin étaient comme des frères. Ils voyaient leurs partenaires d'entraînement plus souvent que leur blonde, voyageaient toujours ensemble et, plus important encore, partageaient des succès communs.

Bédard et Gagnon ne se fréquentent plus aussi souvent qu'avant, mais à chacune des retrouvailles, il fait bon de se remémorer les meilleurs souvenirs. Comme la victoire de ce fameux relais masculin aux Olympiques de Nagano il y a 17 ans. La première médaille d'or décrochée par les hommes au Canada en patinage de vitesse courte piste aux Jeux d'hiver.

Justement, deux des cinq comparses accompagnaient les meilleurs espoirs de leur discipline, ce week-end à Trois-Rivières, où se tenait le Championnat canadien junior en patinage courte piste. Le Complexe sportif Alphonse-Desjardins a ainsi été le théâtre de l'une des compétitions les plus importantes pour les jeunes de ce groupe d'âge. Des jeunes qui rêvent de succès internationaux, à l'instar de ceux récoltés par leurs mentors. «C'est une belle relation qui perdure dans le temps», sourit Bédard, sous l'oeil complice de son pote, qui n'en rate pas une pour déclencher les fous rires. «Marc et moi, on se connaît depuis le début des années 90 et nous avons eu la chance de pratiquer notre sport à un moment où la popularité augmentait très rapidement.»

Comme plusieurs ex-athlètes, ils sont devenus entraîneurs. Si Gagnon s'occupe aujourd'hui du Centre régional canadien d'entraînement de Montréal, Bédard déménagera ses pénates dans les jours à venir du côté de Calgary, où il travaillera désormais comme directeur du courte piste à l'Ovale olympique. Bref, les deux continuent à s'investir dans cette discipline qu'ils aiment tant. Avec la même passion qui les définissait plus jeunes.

«La seule chose que je regrette, c'est de ne pas avoir commencé le coaching avant», souligne Gagnon, de retour sur la patinoire depuis 2010 après une pause de huit ans suivant sa retraite.

«On vit les émotions autrement. En fin de semaine à Trois-Rivières, j'avais 22 patineurs. Ils n'ont pas tous réussi à se qualifier, donc j'ai vécu les joies et les déceptions.»

Fougueux... et baveux!

À Nagano, Marc Gagnon faisait partie des rares jeunes vétérans du relais canadien, complété par Bédard, François Drolet, Derrick Campbell et Mathieu Turcotte. «Notre mandat était clair: gagner une médaille d'or contre les Asiatiques et les Italiens. On en a remporté plusieurs des relais, mais celui-là, il était particulier.» «On était toujours en avant, se souvient Bédard. La stratégie d'attaquer dès le départ était innovatrice et nous avons été perçus, à la limite, comme des p'tits baveux! On assumait que nous étions les meilleurs.»

Ce sentiment devait être amplifié quand les adversaires réalisaient à quel point les Canadiens étaient unis. «Je ne pense pas que ce soit un automatisme de développer une amitié avec des partenaires d'entraînement, avance Gagnon. Nous, en patinage courte piste, c'est vrai qu'on a créé des liens. Et ça rendait du monde jaloux. Ils se demandaient sérieusement comment on faisait pour toujours se tenir ensemble.»

Il s'agit d'ailleurs de l'une des valeurs qu'ils souhaitent transmettre aux patineurs de demain. «Marc est revenu après huit ans d'absence et j'entend dire qu'il dirige avec la même détermination qu'on lui connaissait comme athlète», soutient Bédard.

À la conclusion du championnat, les deux amis ont repris des chemins différents: l'un vers la métropole québécoise, l'autre vers l'Ouest canadien. Les «p'tits baveux», désormais des mentors, doivent former leur relève!

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