Les 10 individus ou événements de la scène sportive en 2014

Louis-Philippe Dumoulin... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste)

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Louis-Philippe Dumoulin

Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste

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Le Nouvelliste

L'équipe des sports du Nouvelliste s'est réunie en cette fin d'année afin d'identifier les 10 individus ou événements qui ont le plus retenu l'attention sur la scène sportive en Mauricie en 2014. Une trentaine de candidatures ont été étudiées et deux heures de plaidoiries ont été nécessaires pour en arriver à ce palmarès, bien personnel à notre équipe. Bonne lecture!

Mikaël Zewski... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste) - image 1.0

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Mikaël Zewski

Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste

Andy Triebold et Steve Lajoie... (photo: Émilie O'Connor) - image 1.1

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Andy Triebold et Steve Lajoie

photo: Émilie O'Connor

1- Le coup de circuit de Louis-Philippe Dumoulin

Louis-Philippe Dumoulin espérait frapper un coup de circuit lorsqu'il a quitté, l'hiver dernier, l'écurie de Scott Steckly pour celle de Martin Roy, King Autosport. Il aurait difficilement pu espérer mieux comme déroulement. Le pilote de 35 ans, par sa régularité, s'est assuré de son premier titre de la série, devançant par trois points J.R. Fitzpatrick au classement.

Le Trifluvien aura terminé hors du top-5 de l'une des 11 épreuves du championnat qu'à deux reprises. À vrai dire, il aura fallu attendre jusqu'à la huitième course du calendrier pour le voir finir sixième.

Outre son championnat, le fait saillant de la saison de Dumoulin aura été sa victoire au Grand Prix de Trois-Rivières. Devançant Marc-Antoine Camirand, qui avait obtenu la pôle, il a mené 33 tours avant de voir la course être arrêtée à la suite d'un violent accident. Quelques minutes plus tard, on lui remettait le drapeau à damier au grand plaisir de la foule entourant le circuit.

Dumoulin a aussi profité de cette saison pour remporter sa première course sur circuit ovale, au Auto

Clearing Motor Speedway de Saskatoon.

2- Le Rallycross a donné une nouvelle dimension au GP3R

C'est tout un pari qu'a pris le Grand Prix de Trois-Rivières l'été dernier, non seulement en passant de trois à quatre jours, mais surtout en accueillant pour la première fois un championnat du monde FIA dans une discipline qui ne s'était jamais même approchée de Trois-Rivières, le rallycross.

L'expérience s'est toutefois avérée être une réussite. Les travailleurs du GP3R ont réussi à faire passer la piste de circuit routier à celui de rallycross en une nuit, si bien que les puissantes voitures ont pu s'amuser sur l'avenue Gilles-Villeneuve et à l'intérieur de l'Hippodrome durant la journée de vendredi, le tout se soldant par une victoire de Petter Solberg à la pénombre. Quelques heures plus tard, le tracé du GP3R était revenu à son design habituel alors que les voitures des autres catégories s'élançaient sur la piste. Dominic Fugère et sa bande pouvaient difficilement demander mieux comme dénouement, mais la spectaculaire épreuve de NASCAR Canadian Tire, avec les Dumoulin, Villeneuve, Tagliani, Ranger et autres, a encore une fois prouvé que Trois-Rivières est devenue la mecque du stock-car au Québec, et peut-être même au Canada.

3- La première ceinture de Zewski

Depuis le temps qu'il attendait un combat pour un titre, Mikaël Zewski s'est assuré de ne pas moisir bien longtemps dans l'arène à Omaha à la fin juin. Face à Prince Doku Jr (18-6), le Trifluvien s'est emparé de la ceinture NABF des 147 livres en moins de quatre rondes! Cette victoire lui a donné un accès direct au top 15 des prétendants à la couronne WBC de Monsieur Floyd Mayweather. Zewski a livré quatre combats en 2014, gonflant sa fiche immaculée à 26 victoires, dont 20 par k.-o. Sa dernière sortie l'a toutefois obligé à travailler plus fort qu'à l'habitude, Jeremy Ryan (17-4) se dressant devant lui durant10 rondes avant que Zewski ne l'emporte par décision majoritaire. Zewski termine l'année au 12e échelon des aspirants à Mayweather. Par contre, il n'a pas encore réussi à attirer l'attention de l'un des deux plus importants réseaux de télévision, par qui passent les grosses bourses offertes dans son univers.

4- De longs règnes se terminent

Les Diablos du Cégep de Trois-Rivières ont tourné une page de leur histoire à l'automne en remerciant de ses services Martin Croteau, qui était entraîneur-chef de l'équipe depuis 16 ans, pour un total de 22 saison. La décision a créé une onde de choc dans le football régional, Croteau étant probablement la figure la plus connue de la discipline. Au fil de sa carrière, il a remporté cinq championnats du Bol d'or dans la catégorie AA. Les dernières saisons ont toutefois été plus difficiles et le programme a décidé de se tourner vers l'embauche d'un entraîneur à temps plein, ce qui ne pouvait être le cas si Croteau restait en place.

La semaine suivante, c'était au tour d'un autre entraîneur de longue date de tomber, lorsque les Patriotes de l'UQTR ont indiqué à Pierre Clermont qu'il n'allait plus être à la tête de la formation de soccer masculin. Clermont était à la barre de l'équipe depuis 23 ans et a remporté trois titres provinciaux ainsi que six championnats de soccer intérieur. Les Trifluviens avaient aussi gagné une médaille de bronze au championnat canadien en 2012.

5. La Classique tient ses promesses

Les nouveaux dirigeants de la Classique internationale de canots de la Mauricie promettaient des jours meilleurs, une cure de rajeunissement longtemps souhaitée par les athlètes. Or, force est d'admettre que l'équipe présidée par Stéphane Boileau a tenu parole.

Décriés par certains anciens membres du conseil d'administration, les changements apportés aux étapes numéro un et deux n'ont pas entraîné de problèmes, les canotiers négociant avec intelligence le fameux rapide qui aurait constitué un danger derrière l'Auberge Marineau, à Rivière-Matawin.

Le spectacle offert aux spectateurs, massés sur le pont, a également été souligné. Tout comme l'arrivée de la dernière course, à l'île Saint- Quentin. Disons que l'ambiance était beaucoup moins tendue qu'au cours des deux dernières éditions. Bien que certains volets restent à améliorer, dont le retour des sprints sur le lac Saint-Louis à La Tuque, les éléments positifs étaient plus nombreux que les négatifs.

Quelques semaines après un autre couronnement du fameux tandem composé de Steve Lajoie et Andrew Triebold, le monde du canot long parcours pleurait le décès de Réjean Huard, qui aura été directeur général de la Classique pendant 15 ans. Celui grâce à qui «l'événement existe encore aujourd'hui», rappelait la coordonnatrice Catherine Beaudoin-Duval.

6. La reine du canoë a su se redresser

Misant sur une moins bonne préparation que ses adversaires en raison du temps consacré aux études, Laurence Vincent-Lapointe terminait troisième lors des Essais nationaux 1 de canoë-kayak au mois d'avril.

Un résultat accueilli avec une certaine consternation dans le milieu, mais qui n'aura été, au bout du compte, qu'une petite erreur de parcours, comme en témoigneront ses futurs exploits.

La Trifluvienne, qui règne sur la discipline du canoë depuis 2010, a remporté un quatrième titre mondial au C1 200m, le 10 août à Moscou. Son chrono de 46,419 secondes constituait un nouveau record planétaire chez les dames.

Le seul bémol de ces Mondiaux est la quatrième place sur la distance du 500m, en C2, avec sa coéquipière Sarah-Jane Caumartin. Les deux adeptes du Club de canoë-kayak de Trois-Rivières campaient le rôle de championnes défendantes.

Toujours en canoë, il faut également retenir la montée de Gabriel Beauchesne-Sévigny, quatrième aux Mondiaux au C2 1000m en compagnie de Ben Russell. Beauchesne-Sévigny, un vétéran de l'équipe nationale, a visité le site olympique de Rio récemment.

7- La rédemption de Simon Kean

Jugé coupable de voies de fait causant des lésions corporelles et de menace de mort, le boxeur Simon Kean a écopé d'une peine d'emprisonnement de 10 mois en janvier mais comme il avait été détenu de manière préventive depuis huit mois, il a quitté le milieu carcéral à la mi-février en se promettant bien de ne jamais y remettre les pieds. Depuis, il a repris là où il avait laissé sur le ring, en enchaînant les victoires sur la scène nationale. Le super lourd a donc récupéré son titre de champion canadien, acquis après des triomphes à la Coupe Adidas et aux Gants dorés. Libéré de sa blessure à l'épaule, le protégé de Jimmy Boisvert semble être encore plus dominant entre les câbles, ce qui garde bien en vie son objectif de participer à ses deuxièmes Olympiques à Rio en 2016.

8. Elissa Alarie et le Canada déjouent les pronostics

Le titre d'équipe chouchou de l'été 2014 revient sans aucun doute à la formation nationale de rugby à 15. Les Canadiennes ont surpris beaucoup d'observateurs en se frayant un chemin jusqu'en finale de la Coupe du monde, muselant entre autres les hôtes de la France dans le carré d'as.

Le premier essai de cette rencontre aura d'ailleurs été inscrit par une joueuse originaire de Trois-Rivières, Elissa Alarie. Le beau parcours s'arrêtera en finale, face aux Anglaises, mais l'expérience acquise n'a pas de prix pour ce groupe qui s'entraîne une bonne partie de l'année en Colombie-Britannique.

À 28 ans, Alarie, une arrière, s'impose comme l'une des meilleures de sa profession au pays. Elle a mérité sa place sur la sélection de rugby à sept, seul sport représenté aux Jeux olympiques. Sa prochaine mission consistera à qualifier son pays en vue de Rio 2016. Les chances d'y parvenir sont plutôt bonnes, si l'on prend en considération les résultats obtenus dans le cadre du premier tournoi aux Émirats arabes unis (troisièmes).

9. Yves Bourque réalise son rêve

De son propre aveu, Yves Bourque n'a pas tout à fait réalisé ses objectifs aux Jeux paralympiques, lui qui espérait au moins un top-15 dans l'une de ses trois épreuves.

Après avoir pris le 20e échelon sur 21 participants au 15 km, le skieur paranordique de Bécancour a terminé dernier au sprint du 1 km. Il s'est heureusement bien repris au 10 km, coiffant quelques concurrents qu'il souhaitait devancer.

Le sourire accroché aux lèvres, Bourque est rentré à la maison avec le sentiment du devoir accompli. Une importante compagne de financement pour le propulser jusqu'en Russie s'était mise en branle l'année dernière, ce qui avait beaucoup ému l'homme de 48 ans. L'effort de ses amis et de certains entrepreneurs auront donc porté leurs fruits.

10. Deux Éric promus à des postes prestigieux

L'année 2014 a souri à Éric Bédard et Éric Myles.

Ce dernier a été nommé, à quelques jours du début des Jeux de Sotchi, directeur exécutif du Comité olympique canadien. Cofondateur du Complexe sportif Alphonse-Desjardins et ancien directeur général de Québec en Forme, l'expertise de Myles était recherchée par les dirigeants du COC.

Le Trifluvien peut ainsi mettre l'épaule à la roue au sein d'un système qui a le vent dans les voiles. La présence du président du COC, Marcel Aubut, a également motivé Myles à embarquer dans l'aventure, le grand manitou désirant amener le comité à un autre niveau.

L'autre Éric, Bédard celui-là, a accepté en fin d'année le poste de directeur haute performance en patinage de vitesse courte piste, à l'Ovale olympique de Calgary. Le Thèclois, dont l'aventure comme entraîneur de l'équipe nationale française s'était mal terminée en octobre, a ainsi vu sa patience être récompensée, lui qui avait pris le pari de rentrer au bercail et espérait dénicher un emploi au Canada.

Éric Bédard a fait parler de lui pour les bonnes raisons à Sotchi, guidant les Italiens à trois médailles en courte piste. Il s'agissait du même nombre de podiums que les Canadiens, mais avec une fraction du budget. Quelques semaines plus tard, il quittait l'organisation.

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