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Personnalités de l'année: Fugère et Dumoulin se sont illustrés

Le directeur général du GP3R, Dominic Fugère, et... (PHOTO: OLIVIER CROTEAU)

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Le directeur général du GP3R, Dominic Fugère, et son ami et champion de la série NASCAR Canadian Tire, Louis-Philippe Dumoulin sont les deux personnalités sportives de l'année du Nouvelliste. Sur cette photo, ils célèbrent la victoire de Dumoulin acquise dans les rues de Trois-Rivières, l'été dernier.

PHOTO: OLIVIER CROTEAU

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(Trois-Rivières) L'année 2014 aura sans contredit été celle de la course automobile en Mauricie. Alors que le Grand Prix de Trois-Rivières et son directeur général Dominic Fugère écrivaient une nouvelle page d'histoire, Louis-Philippe Dumoulin démontrait l'étendue de son talent d'un océan à l'autre.

Si, depuis quelques années, le GP3R avait délaissé les monoplaces (qui ont pourtant fait sa renommée pendant plusieurs années) au profit du stock-car, l'arrivée d'un tout nouveau type de sport automobile quasi inconnu au Canada, le rallycross, a eu l'effet d'une bombe pour l'événement. Pour la première fois de son histoire, le GP3R a accueilli un Championnat du monde de la FIA.

Cette opportunité est venue au directeur général grâce à un de ses contacts dans le monde du journalisme automobile, qui a proposé le site du GP3R et de l'Hippodrome de Trois-Rivières aux dirigeants de la jeune série. Il lui restait toutefois la lourde tâche de convaincre ses patrons de se lancer dans une si folle aventure.

«C'est lui qui est arrivé avec l'idée, qui l'a pensée et qui nous l'a vendue. Au conseil d'administration, on posait des questions, on lui demandait de se justifier, mais il avait réponse à tout. Nous avons décidé d'aller de l'avant», se rappelle le président du GP3R, Joël St-Pierre.

L'arrivée du rallycross dans les rues trifluviennes fut un succès dont la planète entière a été témoin, sauf qu'elle aura demandé à l'organisation de se dépasser en ajoutant une journée supplémentaire au programme, mais aussi en aménageant, en une nuit, un tout nouveau circuit à l'intérieur de l'ovale habituellement destiné aux chevaux... non vapeur.

Pour David Cossette, qui a été le bras droit de Fugère pendant trois ans, cette exécution démontre tout le chemin qu'a parcouru le dg au fil des années.

«Dominic, c'est un artiste, contrairement à moi, qui suis méthodique. Il a été journaliste, a fait de la radio, mais il n'avait pas vraiment eu un rôle de

gestion, avec des employés et un budget.» 

«Sa plus grosse évolution, c'est au niveau de ses qualités de gestionnaire. Il a tout chapeauté et a réussi à faire ce qu'il voulait faire. Il n'aurait pas pu tout faire de A à Z, il est donc allé chercher l'expertise de plusieurs personnes, pour débattre des idées et arriver avec des conclusions. Comme première édition, avec autant de défis, le résultat que cela a donné illustre très bien ses forces de leader.»

St-Pierre croit que le Grand Prix continuera de grandir sous la gouverne de Fugère. D'ailleurs, l'organisation a annoncé en novembre que l'événement allait passer de une à deux

fins de semaine en 2015, une première.

«C'est un monde qui évolue continuellement, il y a des séries qui apparaissent, d'autres qui disparaissent parce qu'elles ont de la misère à performer. Certaines ont du potentiel, il s'agit de faire le bon choix. Dominic a plusieurs contacts et il sort beaucoup. Il va aux réunions des séries, comme NASCAR aux États-Unis, mais aussi ailleurs. Avant, le GP3R était connu, mais les gens peuvent maintenant associer un visage à ça.»

Régulier comme une horloge

À sa troisième saison complète dans la série NASCAR Canadian Tire, Louis-Philippe Dumoulin a vu sa carrière en stock-car prendre son envol. Il a remporté le championnat, en plus de signer deux victoires, dont une en ses propres terres, au Grand Prix de Trois-Rivières, alors qu'il avait toute la pression sur lui, comme le rappelle son frère aîné, Jean-François.

«On a toujours eu le support de la région, mais il est arrivé (au GP3R) à titre de meneur au championnat. Il avait une grosse pression de performer face à d'excellents rivaux. Il a fait tout ce qu'il avait à faire lors de ce week-end. Les autres, ils n'avaient pas la pression qu'il avait.»

C'est toutefois la régularité du Trifluvien qui lui aura permis de mériter les grands honneurs au terme de la saison, puisqu'il a terminé dans le top-5 lors de neuf de ses onze sorties en piste.

«Sa force, c'est d'avoir été dans le top-5 dans toutes les courses. C'était très important, parce que si tu gagnes cinq courses, mais tu n'en finis pas deux, tu ne gagneras pas le championnat», rappelle son chef d'écurie, Mario Gosselin.

Cette année, Dumoulin faisait affaire avec une nouvelle écurie toute québécoise, King Autosport en Montérégie, et la chimie a rapidement opéré entre ses équipiers et lui. «Il a changé d'équipe et s'est retrouvé encore une fois avec une bonne voiture, mais la différence était l'esprit d'équipe. Les gars ont travaillé ensemble. En étant plus proche (géographiquement), il était capable d'aller les voir et en a profité pour réussir à bâtir quelque chose. Je pense que c'est ce qui a fait la différence», estime Jean-François.

Gosselin n'était pas surpris de voir les habiletés du coureur de 35 ans sur la piste, mais, contrairement aux dernières années, Dumoulin s'est tenu loin des problèmes mécaniques et tout est enfin tombé en place.

«Ça faisait quelques années que je voyais LP et je lui avais dit que s'il voulait venir avec nous, nous serions capables d'avoir de bon résultats. Je savais que c'était un bon chauffeur. LP avait déjà un bon nom, mais un championnat, ça fait toute la différence. C'est ce qui compte dans notre monde.»

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