Une année décisive pour le skieur paranordique Yves Bourque

L'année 2015 sera cruciale pour Yves Bourque, puisqu'elle... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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L'année 2015 sera cruciale pour Yves Bourque, puisqu'elle décidera si le skieur de fond poursuivra sa carrière jusqu'aux prochains Jeux paralympiques, en 2018.

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(Trois-Rivières) En cette année post-olympique, Yves Bourque tentera de rester parmi les meilleurs au Canada en ski paranordique. Pour ce faire, il participera cette saison à quatre compétitions.

Le calendrier du skieur de 48 ans s'amorcera dès janvier en Utah. Bien qu'il ne s'agira pas de la course la plus relevée de son année, elle aura une importance cruciale pour le reste de sa carrière, puisqu'il sera évalué par un comité qui pourrait changer sa classification selon son handicap. Voyez-vous, Bourque est entièrement privé de ses membres inférieurs, inexistants, ce qui n'est pas le cas de tous ses adversaires, dont certains peuvent utiliser la portion existante de leurs jambes pour se donner un meilleur appui et ainsi créer plus de vitesse.

«Ça fait quatre ans que je me bats avec ça, lance-t-il. Puisque j'ai mes abdominaux, j'obtiens 100 % de mon temps, mais je ne suis pas capable de m'en servir parce que je n'ai pas de cuisses, alors que mes adversaires eux peuvent se pencher pour pousser. Il y a eu un changement dans les règles et Ski de fond Canada m'a recommandé de tenter de changer la classification.»

Bourque estime que sur une distance de 10 km, qui se fait en 30 à 35 minutes, il serait en mesure de retrancher 1 min 30 s à son temps s'il obtient la faveur du Comité paralympique.

Outre cette compétition en Utah, Bourque compte aussi être du Championnat du monde de la discipline à Cable, au Wisconsin, le 22 janvier. Les Jeux du Canada, qui auront lieu à Prince George en Colombie-Britannique le 21 février, sont aussi dans sa mire. Finalement, il aimerait aussi être du Championnat canadien à Thunder Bay, en Ontario, le 14 mars.

«C'est cette année que je décide si je continue jusqu'en Corée (en 2018). Mais à l'heure actuelle, je dirais que oui, surtout que j'ai fait des modifications à ma luge qui semblent très concluantes.»

Bref, il s'agira d'une année remplie pour celui qui a été des Jeux de Sotchi en 2014. Toutefois, puisqu'il ne s'agit pas d'une année olympique, les sommes que lui remettront les fédérations seront minimes.

«Je ne me fis plus là-dessus. Des années, à la fin de la saison, j'ai reçu 500 ou 600 $. Pour le reste, c'est moi qui s'organise avec mes flûtes.»

C'est pourquoi il tentera d'amasser des fonds dans les prochaines semaines afin de pouvoir être de ces événements. Il estime qu'une somme de 8000 $ sera nécessaire afin de lui permettre de compétitionner.

En 2013, la générosité des gens, particulièrement ceux de Bécancour qui se sont ralliés autour de leur concitoyen, avait permis d'amasser 12 500 $ alors que l'objectif était de 10 000 $. En plus de son entraînement, Bourque travaille à temps plein au Centre de réadaptation InterVal en adaptation de fauteuil roulant.

Il est possible de faire un don au Fonds Yves Bourque au www.yvesbourque.org.

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