Rugby: Élissa Alarie veut donner l'exemple

En visite éclair au Québec, la joueuse de... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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En visite éclair au Québec, la joueuse de rugby Élissa Alarie a rencontré les jeunes filles de l'école secondaire des Pionniers afin de tenter de leur transmettre sa passion du sport.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Il y avait une conférencière de haut niveau à l'école secondaire des Pionniers jeudi. La médaillée d'argent de la dernière Coupe du monde de rugby, Élissa Alarie, s'est adressée aux jeunes filles afin de les convaincre de faire de l'activité physique.

L'athlète a rencontré un peu moins d'une centaine d'élèves qui participent au programme Fillactive, qui existe au Québec et en Ontario. Pas toujours facile d'entrer en contact avec des adolescentes, encore moins lorsqu'on parle de sport. Alarie a donc démontré tous les avantages que la pratique de l'activité physique lui avait apportés lors de cette première conférence à grand déploiement de sa vie.

«J'avais déjà parlé à de petits groupes, mais habituellement c'est du monde que je connais. Dans une école, c'était une première fois. Je me mettais dans leur peau quand j'étais en secondaire I ou II afin qu'elles s'identifient à mon expérience.»

La Trifluvienne, qui réside maintenant à Victoria en Colombie-Britannique afin d'être sur l'équipe nationale, a d'ailleurs tenté de convaincre ses auditrices de l'importance de pratiquer plusieurs disciplines.

«Ce sont plusieurs sports qui m'ont menée où j'en suis, pas juste le rugby. C'est pourquoi il vaut mieux commencer plus tôt que tard. J'ai essayé de joindre à ça les amitiés qui se sont créées et les voyages que j'ai effectués, afin de leur donner le goût d'être plus actives», a-t-elle noté.

Le programme Fillactive vise à faire bouger les adolescentes qui ne sont pas nécessairement sportives. Petit à petit, les filles seront appelées à réaliser divers défis, dont des courses de 5 et 10 km, un défi de ski à la station Vallée du parc, ainsi que de la raquette au Parc de la Mauricie.

«L'an passé, nous avions eu la participation de 200 filles, indique la responsable du programme, Marie-Hélène Côté. Les filles ne font pas de sport naturellement, souvent parce qu'elles ont peur de mal paraître devant les garçons. Elles pensent à leur image de soi.»

Leur présenter un modèle de réussite était donc l'objectif avec la visite d'Alarie, qui n'a pas été trop difficile à convaincre puisque sa tante est la directrice de l'école.

«Je pense que je les ai intéressées, même si le rugby est moins connu. Elles posaient de bonnes questions à la fin (de la rencontre). Celles qui font déjà du sport sont moins difficiles à atteindre. Je veux redonner à Trois-Rivières, même si ce n'est pas mon école», note l'ancienne de l'Institut secondaire Keranna.

En pleine progression

La carrière de la joueuse de 28 ans a pris un tournant drastique dans les deux dernières années, avec son inclusion au sein d'Équipe Canada, puis sa participation à la Coupe du monde. Des pas de géant pour celle qui avait décidé de se présenter au centre d'entraînement national sans invitation, avec son balluchon à l'épaule.

Elle tentera maintenant de poursuivre sur sa lancée en 2015 alors qu'elle sera à San Diego au début du mois de janvier afin de se préparer pour un important tournoi qui aura lieu au Brésil plus tard cette année.

«Certaines filles ont été laissées de côté dernièrement, les entraîneurs voudront peut-être voir ce qu'elles peuvent faire, mais je vais travailler fort à San Diego pour faire ma place», lance-t-elle.

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