Football à l'UQTR: un projet bien accueilli

Le Stade Diablos du Cégep de Trois-Rivières accueillera... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Le Stade Diablos du Cégep de Trois-Rivières accueillera aussi les Patriotes de l'UQTR.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Le retour du football à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) engendre beaucoup d'espoir chez les programmes des écoles secondaires et des collèges de la région.

Bien que tous sont conscients des difficultés de démarrer un programme de football universitaire, les entraîneurs des principales équipes de la Mauricie estiment que l'arrivée des Patriotes favorisera la rétention des joueurs dans la région en plus d'améliorer la qualité des entraîneurs.

«Si on se fie sur Montréal et Québec, les programmes universitaires ont donné un gros coup de pouce aux programmes des écoles secondaires et des collèges», affirme François Dussault, l'entraîneur-chef de l'équipe juvénile à l'Académie les Estacades.

«Les entraîneurs des équipes de la division 1 à Québec ont tous joué pour le Rouge et Or de l'Université Laval. Et à Montréal, des anciens joueurs des Carabins sont aussi très impliqués dans le football. Les équipes du Cégep du Vieux-Montréal et du Collège Notre-Dame sont toujours de bonnes équipes et elles sont entraînées par des anciens de l'Université de Montréal.»

Le responsable des programmes de football au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières et entraîneur-chef de l'équipe juvénile abonde dans le même sens. Hugo Gélinas ajoute de plus que les joueurs qui choisiront l'UQTR ont davantage de chances de demeurer dans la région après leurs études et ainsi s'impliquer auprès des différentes formations de football. «Lorsque un gars va jouer ailleurs à l'université, on le perd souvent», précise-t-il.

Régulièrement courtisés par les programmes collégiaux de première division de la grande région de Québec, les bons joueurs des écoles de la Mauricie sont portés à joindre l'une de ces équipes, car la perspective de jouer au niveau universitaire les intéresse. L'entraîneur-chef des Électriks du Collège Shawinigan, Guy Bergeron, croit que plusieurs jeunes joueurs vont maintenant considérer davantage les équipes de la région, avec l'idée en tête de porter l'uniforme des Patriotes.

«Les jeunes n'auront plus besoin de partir à l'extérieur pour le football», souligne-t-il en rappelant que les footballeurs choisissent aussi leur université en fonction des domaines d'études offerts. «Si le programme qui les intéresse se donne à Trois-Rivières, pourquoi ne pas choisir l'UQTR?»

Épauler les équipes locales

François Dussault se réjouit du retour des Patriotes, mais estime qu'il y a beaucoup de travail à réaliser. «Ça prend quatre ou cinq ans avant que ça paye. Les joueurs ont souvent 19 ou 20 ans lorsqu'ils commencent dans un nouveau programme de football et ils jouent contre des hommes de 24 ans. Ça va prendre beaucoup de travail», souligne-t-il en ajoutant qu'il souhaite que les Patriotes se donneront comme mandat d'épauler les programmes inférieurs afin de créer une structure régionale de football. «L'Université doit bien encadrer le Cégep de Trois-Rivières et le Collège Shawinigan.»

À ce titre, le directeur des Services aux étudiants du Cégep de Trois-Rivières, Réjean Paquet, espère que le programme universitaire «créera une nouvelle dynamique» dans la région. «Ce n'est que du positif pour nous. Ça devrait permettre de rehausser le football dans la région», estime-t-il en précisant que cela permettra de mettre en place notamment des camps de perfectionnement pour les entraîneurs.

«Il y aura aussi la mise en place de certaines infrastructures au Stade Diablos, mais nous ne sommes pas encore rendus là.»

Sherbrooke applaudit

Le directeur général du Service du sport et de l'activité physique de l'Université de Sherbrooke, Jean-Pierre Boucher, voit également d'un bon oeil l'arrivée d'une nouvelle équipe universitaire au Québec. «Pour la ligue, c'est juste bon. Je crois qu'une équipe de plus peut juste bonifier la compétition. Ils ne l'auront pas facile, comme ce fut le cas pour nous en 2003 et 2004 pour le recrutement. Et avoir quatre programmes francophones au Québec, ça va peut-être mieux répartir le talent, même si on ne se cache pas que Montréal et Québec sont déjà très bien positionnés à ce chapitre», croit M. Boucher.

Avec la collaboration de La Tribune

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