Louis-Marc Aubry vit d'espoir

Louis-Marc Aubry s'estime privilégié d'appartenir à une organisation... (Photo: Faebook)

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Louis-Marc Aubry s'estime privilégié d'appartenir à une organisation comme celle des Red Wings, reconnue pour sa patience et le bon développement de ses espoirs.

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Tous les agents leur rappelleront au cours d'une saison. Dans la Ligue américaine, les hockeyeurs ne sont qu'à un coup de fil de faire le grand saut. Suffit d'une blessure pour que l'alignement de la filiale soit chambardé, qu'un gars puisse enfin saisir l'occasion de laisser une bonne impression et, qui sait, mériter un poste à temps plein.

Louis-Marc Aubry écoule sa quatrième année chez les Griffins de Grand Rapids, le club-école des Red Wings de Detroit, qui l'ont repêché en troisième ronde à l'encan de 2010. Le fils de Pierre, un ancien professionnel ayant roulé sa bosse pendant un peu plus de 200 matchs dans la LNH avec les Nordiques et les Wings, continue à vivre d'espoir, et ce, même si le téléphone n'a pas encore sonné.

«À date cette année, c'est bien parti, souligne le centre de 23 ans, auteur de cinq points en 20 matchs. Je ne peux pas vraiment me plaindre. Je tente de me démarquer dans mon rôle défensif. Ça va bien du côté des mises au jeu, je frôle le 60 % de réussite.»

Vrai que les voyages en autobus sont parfois éreintants. Mais en tant que vétéran, il a droit à un banc privilège, seul, derrière avec les autres «vieux». Les vols commerciaux, pour un gars de 6 pieds 5 pouces, c'est cependant un peu pénible, admet-il non sans rire. Sauf que c'est le prix à payer pour continuer son cheminement.

La LNH, il y a toujours cru. Ses ambitions de porter le prestigieux chandail rouge et blanc ne disparaîtront pas du jour au lendemain. «Ce serait une erreur d'abandonner. Si tu persévères, que tu travailles fort, de belles choses vont arriver. Je me retrouve dans un club pour qui le développement du joueur prime sur tout. Le système à Detroit, il fonctionne. Les Red Wings n'auraient pas participé aux séries23 années de suite sinon!»

Montagnes russes

En 2011-12, Aubry avait gradué directement du hockey junior à la Ligue américaine. Dans l'ouest du Michigan, sa première campagne comme professionnel s'était bien déroulée. À la fin de l'année, il rejoignait le grand club et participait aux activités en tant que réserviste, flanqué d'autres coéquipiers des Griffins.

Puis, quelques mois plus tard, Gary Bettman déclenchait un lock-out. «La direction à Grand Rapids a changé, tant le DG que l'entraîneur. J'ai été blessé pendant le camp d'entraînement, puis laissé de côté par la suite.»

L'an passé, il a dû faire un détour par la Ligue de la Côte Est après avoir loupé les deux premiers mois, avant de revenir dans l'entourage des Griffins. Depuis, il a retrouvé une certaine stabilité. «Tant mieux, parce que ça va vite chez les pros. Tout le monde veut ta place. Dans cette optique, j'essaie juste de montrer l'exemple sur la glace.»

Des chemins différents

Compagnon d'entraînement de Michaël Bournival, Aubry a vu son pote gagner ses galons depuis septembre 2013 avec le Canadien. Deux autres de ses amis, Pierre-Olivier Morin et Philippe Lefebvre, ont pour leur part choisi la voie des études. Ils appartiennent aux Patriotes de l'UQTR.

Aubry, lui, n'y a jamais songé. «J'ai fini de grandir il y a deux ans à peine! Je sens que je peux encore m'améliorer, surtout en terme de maturité physique. L'été, je suis dans le gym en pensant à ça.»

«Honnêtement, j'aime mon mode de vie. Grand Rapids est un marché incroyable, un des meilleurs du circuit. La ville est agréable aussi. C'est très stimulant de travailler dans cet environnement et de se dire qu'un jour, ça pourrait se poursuivre à Detroit.»

Francis Paré, un ancien des Cataractes, n'a jamais eu cette chance. Il a quitté pour la KHL depuis. Mais d'autres, comme les Européens Gustav Nyquist et Tomas Tatar, ont patienté, même si l'envie était forte d'aller voir ailleurs.

«Ces deux-là, ils auraient été murs pour la LNH dès 18 ans! On voit où ils sontaujourd'hui. La patience de l'équipe a rapporté. Je dois bâtir là-dessus.»

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