Jean-Sébastien Fugère lance un cri du coeur

Jean-Sébastien Fugère connaît ses meilleurs moments à l'entraînement... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Jean-Sébastien Fugère connaît ses meilleurs moments à l'entraînement en tant qu'athlète, mais vit toujours dans l'incertitude par rapport à ses moyens financiers pour subvenir à ses besoins en tant que véliplanchiste.

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

Il a déployé les efforts nécessaires dans le but de focaliser ses énergies pour sa vie d'athlète: inscription à des cours à distance et participation à tous les camps d'entraînement en Floride, où il se trouve actuellement. Mais Jean-Sébastien Fugère, de son propre aveu, n'en demeure pas moins à bout de souffle. Pour des raisons monétaires.

L'adepte de planche à voile, qui vise une participation aux Jeux olympiques de Rio, a cassé un mat d'une valeur de 500 $ et doit acheter une nouvelle voile avant la première compétition, qui aura lieu à Miami en janvier. On parle d'une facture avoisinant les 1100 $.

Comme si ce n'était pas assez, un montant de 2500 $ devra être honoré au cours des prochaines semaines afin de payer sa cotisation à la fédération. Pour un jeune homme de 20 ans qui aspire aux compétitions prestigieuses, ce stress commence à devenir un fardeau difficile à supporter.

«On a tous le même équipement quand on prend le départ d'une course, explique-t-il. La différence, c'est le matériel neuf ou usagé. Tu as tout intérêt à être au top, même si c'est très coûteux. La seconde que tu peux aller chercher sur les autres se joue souvent là.»

Or, l'année 2015 s'annonce cruciale pour le Yamachichois. Il tentera d'abord, le mois prochain, de réintégrer l'équipe nationale, ce qui lui assurerait une aide financière considérable. Seulement quatre athlètes auront le luxe de rejoindre l'équipe et il ne s'agira pas seulement des véliplanchistes, car la formule inclut aussi les autres formes d'embarcation.

«Je suis confiant car au moment où on se parle, je suis sûrement au sommet de ma forme.»

Une vision partagée par Dominique Vallée, qui entraîne Fugère et d'autres espoirs canadiens à Cocoa Beach. Elle se dit d'ailleurs optimiste pour la suite des choses, bien qu'à moyen terme, il deviendra urgent de dénicher de nouveaux commanditaires.

«Je l'ai eu ce creux de vague moi aussi. C'est à ce moment-ci de leur carrière que les jeunes ont le plus de besoin de l'aide financière. Après, les choses s'enchaînent. Je ne suis pas inquiète pour Jean-Sébastien. L'an dernier, c'est vrai que l'argent a miné son moral, sauf qu'il n'affichait pas la même efficacité sur sa voile non plus. Beaucoup de gens vont se joindre à nous à compter de jeudi (demain), ça aura un effet positif pour tout le monde.»

La saison 2015 se mettra en branle le 2 janvier. Puis, deux semaines plus tard, la sélection de l'équipe nationale se déroulera afin de choisir les membres qui représenteront l'unifolié aux Jeux panaméricains, présentés à Toronto l'été prochain. S'en suivront les qualifications pour Rio 2016.

«Tout commence avec Miami, du 17 au 19 janvier. Pour moi, ce sera une compétition à 20 000 $», image Jean-Sébastien Fugère, heureux de pouvoir miser sur certains partenaires de longue date, dont la boutique Flawless.

«Les compagnies doivent comprendre que cela a des retombées positives pour elles aussi. Les noms des partenaires sont facilement lisibles sur la voile, c'est un gros atout», conclut Dominique Vallée.

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