Le Blizzard: les actionnaires locaux ont gagné leur pari

Les propriétaires du Blizzard Cloutier Nord-Sud Sylvain Robert,... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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Les propriétaires du Blizzard Cloutier Nord-Sud Sylvain Robert, Ronald Lavertu, Diego Brunelle et Yves Tremblay sont agréablement surpris de la réponse des partisans depuis le début de la saison.

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

C'était loin d'être un pari gagné d'avance. Après le long règne de Léo-Guy Morrissette, une poignée d'actionnaires locaux ont décidé de prendre le relais même si ça impliquait de sauter dans la mêlée quelques jours à peine avant le repêchage de la LNAH l'été dernier!

Les Sylvain Robert, Yves Tremblay, Diego Brunelle, Ronald Lavertu, Jean Brousseau et Pierre Hélie ont toutefois rapidement mis leur empreinte sur l'équipe. Ils ont rétabli plusieurs ponts coupés sous l'ancienne administration avec le monde des affaires, ils ont mis sur pied des promotions pour inciter les jeunes du hockey mineur à venir en grand nombre à leurs matchs.

Sur la glace, Robert a greffé du talent local à la formation (Jonathan Bellemare, Jean-François David, Marc-Antoine Gélinas) en plus de faire l'acquisition d'Hubert Poulin, l'un des bagarreurs les plus populaires dans le circuit Godin. Résultat, le Blizzard Cloutier Nord-Sud de Trois-Rivières attire en moyenne 300 spectacteurs de plus par match, et tout indique que le bilan financier sera rédigé à l'encre bleue à la fin de la saison.

«Quand on assemble un groupe de la sorte, il faut des gens de différents milieux, avec une expertise différente. C'est ce qu'on a fait et je suis agréablement surpris du résultat, compte tenu du peu de temps que nous avions à notre disposition», indique Yves Tremblay, dont c'était la troisième tentative pour acheter l'équipe des mains de Morrissette. «Après deux tentatives infructueuses, j'y croyais plus ou moins cette fois. Morrissette est maître dans l'art de ferrer le poisson, de jouer avec au bout de la ligne, de le ramener dans la chaloupe... puis de le remettre à l'eau! Non, ce n'est pas facile de négocier avec lui, j'ai dû mettre de l'eau dans mon vin mais l'important dans tout ça, c'est que nous y sommes arrivés. L'équipe appartient, enfin, à son milieu.»

Les premières semaines n'ont pas été de tout repos. Obtenu dans une transaction où PJ Corsi a notamment été sacrifié, Hubert Poulin s'est fait tirer l'oreille pour se rapporter. Marco Cousineau, le héros de la dernière saison, a boudé le camp d'entraînement, insatisfait de ses négociations au plan contractuel. «On a eu une couple de dossiers chauds à gérer, c'est sûr!», sourit Robert.

«Je peux te dire une chose, Poulin est très heureux d'avoir accepté de venir ici, et il le répète partout où il va. Dans le cas de Marco, on a tenu notre bout car on a un budget à respecter. Si on veut arriver, il fallait faire certains changements sur le plan administratif, et on l'a fait. Notre façon de travailler est déjà reconnue à travers la ligue, on est maintenant un modèle cité en exemple.»

Mais ce qui réjouit le plus les nouveaux propriétaires, c'est de voir que les amateurs franchissent les tourniquets de plus en plus nombreux. Ils s'étaient fixés un objectif de 1000 entrées, ils en comptabilisent un peu plus de 1200 depuis le début de la saison.

«Et traditionnellement, les meilleures foules sont enregistrées en deuxième moitié de saison», fait observer Robert. «Notre groupe est crédible, et on prend les moyens pour améliorer notre produit. Léo-Guy (Morrissette) se plaignait tout le temps qu'il n'y avait pas assez de monde au Colisée, c'est un discours que nous ne reprendrons jamais. Les gens, il faut aller les chercher un par un et c'est ce que nous sommes en train de faire», lance Tremblay, qui croit que des foules de 2000 personnes sont à la portée de son organisation à moyen terme.

Le rusé homme d'affaires ne peut s'empêcher de rêver au jour où le Blizzard pourrait profiter d'un nouveau Colisée pour mousser encore plus son produit. «Pourquoi pas? Plus on progresse, plus ça peut être réalisable», poursuit-il. «On le sait que le jour où il y aura un nouveau Colisée, la ville voudra une équipe majeure. Or c'est justement ce qu'on tente de mettre sur pied avec le Blizzard. Plus on arrivera à rehausser notre produit, plus on sera dur à tasser», ajoute Robert.

Chose certaine, le groupe semble vouloir faire du hockey ensemble pour un bon bout de temps. Dans la LNAH ou dans un autre circuit. «On est en train d'acquérir une précieuse expérience comme groupe. Si jamais la Ville veut amener un autre calibre, la structure mise en place pourrait répondre aux besoins. Pas nécessairement besoin d'aller chercher des promoteurs d'ailleurs», conclut Yves Tremblay.

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