Diablos: Après la gifle, le monstre

Laurie Pelletier devra patienter jusqu'à 2015 avant de pouvoir... (Photo: Sylvain Mayer)

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Laurie Pelletier devra patienter jusqu'à 2015 avant de pouvoir retirer son masque à la suite de sa fracture au nez. Elle est l'une des trois joueuses des Diablos à avoir vaincu les Nomades de Montmorency en carrière.

Photo: Sylvain Mayer

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(Trois-Rivières) Les deux dernières semaines ont été pénibles pour la formation de basketball féminin division 1 des Diablos du Cégep de Trois-Rivières. La défaite gênante subie face aux Islanders de John-Abbott, dernières au classement, a été difficile à avaler. Leur prochain défi, lui, est monstreux. Les Nomades de Montmorency, et leurs 35 victoires consécutives, s'amènent en ville vendredi soir.

Les Nomades sont, depuis longtemps, la force au basketball collégial au Canada. Elles ont remporté les deux derniers championnats nationaux et n'ont pas subi la défaite en 2013-2014, tout comme à leurs six sorties cette saison.

À vrai, dire, seulement trois des joueuses de Faisal Docter, Frédéricke Laflamme, Laurie Pelletier et Mathilde Gratton, ont déjà remporté une victoire contre les Nomades.

«Ce sera tout un défi. En tant que vétérante, je dois emmener (mes coéquipières) au même état d'esprit que moi. La défaite de John-Abbott, on l'a sur le coeur, et on devra élever notre jeu d'un cran. J'ai hâte. On pratique bien et les filles doivent croire autant que moi.»

Le revers contre les Islanders, 56-53, semblait d'ailleurs être sur toutes les lèvres même si celui-ci a eu lieu il y a deux semaines. Cette période a-t-elle été suffisante pour permettre aux Diablos de faire le vide en vue de l'affrontement avec les Nomades?

«Je pense que c'était nécessaire. On a reçu une claque dans la face pour nous réveiller. On parle beaucoup de la défaite contre John-Abbott, mais il ne faut pas oublier que nous avons une fiche de 4-2. Depuis que je suis avec les Diablos, nous n'avons jamais eu une fiche comme ça», a rappelé Pelletier.

C'est d'ailleurs sur ce clou qu'a cogné Docter cette semaine à l'entraînement. Il a souligné à ses protégées que lorsqu'elles respectent leur plan de match, elles peuvent battre toutes les formations de la ligue, ce qui n'a pas été le cas contre John-Abbott, l'individualisme l'emportant sur le jeu d'ensemble.

«J'espère que dans quelques semaines, on regardera ce match et on se dira que c'était notre wake up call», souffle l'entraîneur.

Non seulement les Nomades excellent-elles en défensive, elles sont deuxièmes à ce chapitre dans la ligue, mais leur attaque est dévastatrice. Les Lavalloises ont remporté leurs six matchs cette saison par une marge moyenne de 26,8 points, près de 20 de plus que leur plus proche adversaire. Et encore, si les Trifluviennes parviennent à tenir les visiteuses loin du panier, «Momo» a un taux d'efficacité de près de 40 % à la ligne des trois points. Le vent ne semble donc pas pointer dans la direction des Diablos, mais Docter estime que le fait de n'avoir aucune pression pourrait permettre à ses protégées de causer la surprise.

«Lorsque tu gagnes tes 35 derniers matchs, tu joues avec le genre de confiance que nous aimerions avoir. Mais ça va être le fun, nous n'avons aucune pression. Elles sont dues pour perdre et c'est ce que j'ai dit aux filles toute la semaine.»

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