Jean Béliveau, un grand parmi les grands

Jean Béliveau en 2008... (Photo Ivanoh Demers, archives La Presse)

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Jean Béliveau en 2008

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(Trois-Rivières) Pour l'historien sportif Gerry Rochon, il ne fait nul doute que Jean Béliveau est l'un des grands joueurs de l'histoire du hockey, et assurément l'un des meilleurs de l'âge d'or de la LNH, lorsque seulement six équipes garnissaient le classement.

Lors de cette période, Béliveau n'aura été devancé que par deux joueurs, ou plutôt, deux icônes. Gordie Howe et Maurice Richard apparaissent devant «le Gros Bill» au classement de Rochon, alors que Bobby Hull ferme la marche.

«Dans l'histoire du sport, Béliveau se retrouve dans un groupe sélect. Il fait partie des grands champions, qui ont gagné lors de dynasties et qui ont fait preuve de leadership et qui étaient des modèles comme capitaine», dit l'historien.

Rochon rappelle à quel point Béliveau marquait l'imaginaire par sa stature, mais aussi par ses grandes enjambées. Si, à l'époque, les Joe Malone, Newsy Lalonde et Sid Abel avaient laissé leurs traces, le numéro 4 les surpassait tous par sa grande taille. «De 1955 à 1961, il a toujours été nommé sur la première équipe d'étoiles de la LNH au centre (une seule fois sur la deuxième). Selon trois bibles de hockey de l'époque, il était le meilleur centre de 1893 à 1967.»

Rochon ne tarit pas d'éloges envers le natif de Trois-Rivières, soulignant que le rayonnement de Béliveau va bien au-delà du hockey. «S'il y avait un panthéon des grands Québécois, il s'y retrouverait en compagnie de Maurice Richard, Gilles Villeneuve, Maurice Duplessis, le frère André, le frère Marie-Victorin et le cardinal Léger.»

Rochon remet d'ailleurs en question la dominance du Canadien lors de ces années fastes n'eut été de l'apport de Béliveau. «Qu'aurait été le Canadien sans cet ambassadeur? De 1955 à 1960, je ne suis pas certain qu'ils auraient gagné autant de coupes sans lui. Et de 1965 à 1971, cette dynastie n'aurait pas existé. C'était lui le leader.»

Un parallèle avec Lou Gehrig

Lorsque Rochon analyse la carrière de Béliveau, il trouve une panoplie de similitudes avec celle du joueur des Yankees de New York, Lou Gehrig. Les deux hommes étaient des phénomènes au point de vue physique, les deux ont porté le numéro 4, les deux ont fait partie de deux dynasties chacun, les deux ont remporté des titres des marqueurs et frappeurs, et surtout, les deux auront évolué, pendant une partie de leur carrière, dans l'ombre d'un joueur étant entré dans la légende, Maurice Richard et Babe Ruth, avec qui ils auront complété un duo infernal.

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