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Jonathan Beaulieu-Richard: «J'aurais aimé être à leur place!»

Jonathan Beaulieu-Richard, qui a quitté les Carabins en... (Photo: La Presse Canadienne)

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Jonathan Beaulieu-Richard, qui a quitté les Carabins en 2012 après cinq ans passés à l'Université de Montréal, n'a pas manqué d'encenser l'entraîneur-chef Danny Maciocia (à droite) pour cette conquête historique de la Coupe Vanier.

Photo: La Presse Canadienne

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Secondeur étoile avec les Carabins avant de faire le saut chez les professionnels, Jonathan Beaulieu-Richard a vécu de beaux moments dans l'uniforme bleu-blanc-noir de l'Université de Montréal, mais aussi plusieurs déceptions en séries éliminatoires.

Jamais sa troupe n'a pu se rendre jusqu'à la Coupe Vanier pendant son stage universitaire. Or, de voir des anciens coéquipiers soulever le prestigieux trophée, samedi devant une foule en liesse au stade Percival-Molson, a ému le numéro 43 des Alouettes, qui était flanqué de nombreux autres anciens Carabins pour l'occasion.

«Ça va rester gravé dans nos mémoires. J'ai assisté aux trois matchs éliminatoires de l'équipe et dès la victoire à Québec, on savait que ce serait notre année. Je pense que les gars ont ouvert les yeux à beaucoup de monde ainsi qu'aux médias. Ils méritent ce titre de champions.»

Le Trifluvien, aujourd'hui pharmacien et athlète professionnel, a disputé son dernier match avec l'UdeM il y a deux ans. Il détient toujours le record pour le nombre de plaqués réussis en carrière avec 180,5. Étant qualifié de «jeune ancien», il connaît donc la plupart des vétérans de la formation, avec qui il a partagé sa joie dans le cadre des festivités d'après-match.

«C'est plaisant à dire, j'ai la chance d'être assez proche pour dire que j'ai joué avec la majorité d'entre eux, j'en ai vu cheminer quelques uns! Ce qui m'a le plus surpris, c'est l'équilibre dans le groupe. L'attaque, la défensive et les unités spéciales ont toutes connu un certain succès. Tout le monde a mis la main à la pâte.»

Dont l'entraîneur-chef Danny Maciocia, qu'il a vu débarquer dans le vestiaire en novembre 2010, en remplacement de Marc Santerre. Au début des années 2000, il faisait partie du personnel d'adjoints de Jacques Dussault, avant de quitter pour les rangs professionnels. Ce retour aura été salutaire pour les Carabins.

«Dès son arrivée, on savait qu'il avait un plan en tête. Danny a su aller chercher les bons joueurs, mais également les bons individus, des gars avec une force mentale incroyable. On voit les résultats que cela a entraînés. J'aurais aimé être à leur place samedi!»

Beaulieu-Richard a même retardé son rendez-vous en vue de son opération au genou, tellement il tenait à suivre l'action des estrades contre McMaster. «Si les Alouettes avaient participé à la finale, j'aurais dû faire des choix difficiles entre la Coupe Vanier et la Coupe Grey. Mais je suis heureux d'avoir vécu ce championnat. Et les gars ont été très respectueux avec les anciens. On sentait qu'un réel sentiment de fierté se dégageait.»

Ne jamais abandonner

On les a entendus et lus lors des entrevues d'après-match. Les vétérans des Carabins ont pris les choses en main dans le vestiaire, à la demie, alors que les Marauders détenaient une avance de dix points (13-3).

«Il y avait des visages longs, du monde pas mal émotif. Il y en a un qui s'est levé et a commencé à chanter. On s'est ralliés et vous connaissez la suite», sourit Guillaume Girard, un étudiant de deuxième année qui a évolué dans la structure des Estacades, à l'instar de Louis-Philippe Bourassa, qui a aussi défendu les honneurs des Diablos.

«On s'est parlé dans le blanc des yeux, racontait Bourassa hier. Nous avions travaillé tellement fort pour nous rendre jusque là, en finale, devant nos fans. La défaite n'était pas envisageable.»

Les deux comparses ont célébré ensemble la conquête d'un premier championnat en carrière. Ils n'avaient jamais remporté la finale, que ce soit au secondaire ou dans les rangs collégiaux (à Lennoxville dans le cas de Girard). «Je pourrais revivre ça à chaque jour, mentionne Bourassa, un spécialiste des longues remises. C'est le meilleur feeling au monde, notre Coupe Stanley à nous!»

En plus de Bourassa et Girard, Jonathan Boissonneault-Glaou, un ex-représentant du Vert et Or du Séminaire Saint-Joseph, fait aussi partie de l'équipe championne. C'est lui qui s'est jeté sur le ballon bloqué par Mathieu Girard, en toute fin de match, sur la tentative de placement des Marauders.

Aujourd'hui, tout le monde est de retour aux études en vue des examens de fin de session. Avec des souvenirs plein la tête, on le devine!

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