De l'Antichambre à la Chambre de commerce

Le docteur en psychologie sportive Sylvain Guimond a... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le docteur en psychologie sportive Sylvain Guimond a dressé des parallèles intéressants entre le monde du sport et celui des affaires, racontant au passage quelques anecdotes savoureuses, notamment de son travail de consultant avec le Canadien de Montréal.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il a côtoyé Arnold Schwarzenegger, Tiger Woods, Greg Norman, Mario Lemieux, Bill Clinton et Gerard Butler, pour ne nommer que ceux-là. Éducateur physique, ostéopathe et auteur de deux best-sellers, il est reconnu mondialement grâce à son entreprise Biotonix, qui étudie les technologies de la posture et de la santé.

Les amateurs de hockey le connaissent surtout pour ses passages remarqués à l'émission l'Antichambre à RDS, en vertu de son titre de docteur spécialisé en psychologie du sport. De plus, il a effectué des apparitions sur d'autres plateaux de télévision.

Le Canadien de Montréal, à l'instar de nombreuses équipes professionnelles, a fait appel à ses services à la fin de l'été 2012 à titre de consultant. Pourtant, comme il aime le souligner lors de ses conférences, Sylvain Guimond a démarré avec «à peu près rien». Avec tout juste 1000 $, gracieuseté de son frère. C'était en 1986, alors que l'étudiant de l'Université McGill venait tout juste d'inventer un logiciel qu'il croyait prometteur.

Or, le p'tit gars de Sorel qui était parti de rien est devenu une sommité mondiale.

Après avoir traité avec brio un mal de dos du prince Albert II de Monaco, son expertise l'a guidé jusqu'aux Jeux olympiques, puis dans des conférences à travers le monde. Mercredi matin, la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières le recevait, au grand plaisir des hommes et des femmes d'affaires de la région, conquis par le récit d'un grand motivateur, fort charismatique et habile avec les mots.

«Pourquoi avons-nous si peu d'entrepreneurs au Québec? Parce qu'on a peur de l'échec. Mais si on ne rêve pas d'aller plus loin, on a de gros problèmes. Or l'échec fait partie de la réussite. Vous, les entrepreneurs, vous êtes bien placés pour en parler! Quelle est la compagnie la plus prospère chez nous? Loto Québec! Elle vend du rêve. C'est la même chose pour les joueurs de hockey. Pourquoi les payons-nous aussi cher? Parce qu'ils nous vendent du rêve.»

Le rêve de Michel Therrien

L'actuel entraîneur du Tricolore caressait un rêve. Quand il s'est assis avec son bon ami Guimond, avec qui il avait collaboré chez les Penguins de Pittsburgh, il lui a manifesté son intérêt de revenir à Montréal pour gagner la coupe Stanley. La question se posait: comment charmer une organisation pour laquelle il avait travaillé dix ans auparavant?

«En jouant sur les faits, sur sa personnalité et son vécu. J'ai rappelé à Michel qu'il était passé bien près de gagner la coupe avec les Penguins, qui ont par la suite été couronnés champions mais avec un autre entraîneur. Pendant son passage là-bas, il a nommé Sidney Crosby à titre de capitaine le plus jeune de l'histoire du hockey. Il lui fallait seulement convaincre Marc Bergevin de lui donner son vote de confiance», relate celui qui aura suivi le processus d'embauche du début à la fin.

Plus tard, Guimond a également séduit les entraîneurs du CH, avec lesquels il s'implique depuis maintenant trois saisons. «J'ai cherché sur Google l'adresse pour Stanley Cup Drive. C'était à Las Vegas. Je les ai assurés qu'on s'y rendrait un jour, malgré les embûches, comme les nids-de-poule de Montréal ou la circulation. D'où le fameux No Excuses

Le Canadien n'a pas encore soulevé de trophée, mais il a traversé la tornade d'une cauchemardesque saison 2011-12 en participant aux séries la campagne suivante, avant de confirmer son statut d'équipe de tête l'an dernier, en finale de l'Est. «Aujourd'hui, nous sommes au premier rang de la ligue. On a fait des tests avec les gars, discuté de façon individuelle avec eux selon les personnalités. Entre eux, les joueurs sont proches, il parlent avec leur coeur.»

«Au fond, cette méthode ressemble beaucoup à la vôtre. Nous devons rendre chacune de nos personnes responsable, en mesure de s'exprimer, de se valoriser et de valoriser les autres. Quand on perd notre confiance, on tente de modifier nos points faibles. Pourtant, c'est avec nos points forts qu'on devrait rebâtir. Sinon, on s'éloigne de qui nous sommes.»

Inspiré par le célèbre clown Patch Adams, Sylvain Guimond souhaite aider et toucher le plus de monde possible. Pendant sa conférence, il chante et lit des poèmes sur l'amour. Bref, il inculque une bonne dose de «gènes de bonheur» à l'audience.

Mais surtout, il vit son rêve.

Carnet de notes

Sylvain Guimond a gradué à l'Université McGill en 1986. Il partageait le vestiaire avec un certain Mike Babcok, qui deviendra plus tard l'entraîneur-chef des Red Wings... Il a ainsi affronté les Patriotes à plusieurs reprises, quand Dany Dubé défendait la cage des Trifluviens, dirigés par un non moins connu Clément Jodoin.

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