Qui va stopper Gagné et les Dragons?

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Julien Gagné connaît une séquence incroyable, avec une moyenne de plus de trois points par match à ses six dernières sorties.

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(Trois-Rivières) Après un départ couci-couça, les Dragons du Collège Laflèche ne dérougissent plus. Ils ont remporté leurs six derniers matchs et s'approchent du premier rang de la Ligue collégiale de hockey.

Si l'équipe est en feu, c'est aussi le cas de Julien Gagné. L'attaquant de 18 ans trône au sommet des marqueurs du circuit avec 34 points. Mieux encore, il a inscrit 19 points lors de la séquence de six victoires des siens, dont deux tours du chapeau en autant de rencontres la fin de semaine dernière!

«Ces temps-ci, dès qu'il touche à la rondelle, ça rentre. Elle colle à sa palette. En plus, notre avantage numérique fonctionne au plancher», note son entraîneur, Kévin Desrochers.

«C'est sûr que ça va bien, mais il faut donner le crédit aux joueurs qui évoluent avec moi. Nous avons une bonne chimie», ajoute le principal intéressé.

Il faut dire que le parcours de Gagné n'est pas le plus orthodoxe, puisque sa progression, autant au niveau de sa taille que de ses habiletés, s'est faite sur le tard.

«J'étais toujours le plus petit de mon équipe. Je me suis mis à grandir vers 16 ans. Ça m'a retardé», dit celui qui mesure maintenant six pieds.

Après être passé par le hockey juvénile, il a évolué pendant un an dans le midget AAA avec les Estacades, mais sans jamais être repêché par la LHJMQ. Ses droits appartiennent maintenant aux Voltigeurs de Drummondville.

Fini, les privilèges

À sa première saison derrière le banc des Dragons, Kévin Desrochers a dû faire une sérieuse mise à jour de ce qu'il désirait voir de sa troupe. La discipline sur et hors glace était absente et les entraîneurs ont dû sévir.

«Lorsque nous avons commencé l'année, je leur ai dit que nous allions avoir une gestion autonome et responsable jusqu'à preuve du contraire. J'ai eu la preuve du contraire, la preuve qu'ils n'étaient pas capables et qu'ils avaient besoin de moi pour les gérer. Nous avons serré la vis au niveau des règlements d'équipe.»

En plus de pratiques particulièrement intenses et sans rondelles, Desrochers a retiré plusieurs privilèges à ses protégés. Terminé l'aiguisage de patins, le lavage des chandails et le savon dans les douches. Depuis, les victoires s'accumulent et les joueurs ont retrouvé leur confort.

«Tout le monde pensait à sa petite personne. On a eu une semaine punitive et les gars se sont réveillés. Même quand on perdait, on savait qu'on avait le talent pour être une bonne équipe. On croit de plus en plus en nos chances», souligne Gagné.

La suite du parcours de ce dernier n'est pas encore arrêtée. Le hockey universitaire et les Patriotes de l'UQTR semblent l'intéresser bien plus que la NCAA. Il n'est pas exclus qu'il puisse terminer l'année au Centre-du-Québec, puisqu'il a eu vent que les Voltigeurs pourraient lui faire signe. Tout dépendra du rôle qu'on lui proposera.

«Si on me dit que je vais avoir une chance de jouer, c'est intéressant, mais si on me dit que je vais pratiquer et pouvoir jouer quelques semaines plus tard, c'est moins tentant. Je joue au hockey pour jouer au hockey, pas pour être dans les estrades et regarder les autres faire.»

Desrochers croit d'ailleurs que son protégé ne pourra être utile dans la LHJMQ que sur l'un des deux premiers trios. «C'est lui qui va décider. C'est sûr que j'aimerais qu'il soit avec nous jusqu'à la fin, mais jamais je n'empêcherai un gars de monter. C'est sa décision. Mais ce n'est pas un joueur de quatrième trio, c'est certain.»

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