Alix Renaud-Roy au sommet

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Alix Renaud-Roy (à droite) a remporté ses trois combats à l'Open océanique de Wollongong pour mériter la victoire dans la classe des moins de 70 kg.

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alix Renaud-Roy a accompli ce que personne n'avait réussi avant elle au club Seikidokan: remporter une médaille d'or dans le cadre d'une Coupe du monde.

La judoka, une ancienne étudiante du programme Sport-études à l'Académie les Estacades, est montée sur la plus haute marche du podium lors de l'Open océanique de Wollongong, près de Sydney en Australie. Ce résultat fort satisfaisant n'est que la suite logique d'une belle progression qui se fait sentir depuis au moins un an.

«Je suis vraiment contente de ma finale. J'avais déjà rencontré les filles contre qui je me suis battue (samedi) alors je savais déjà un peu leur style de judo», soulignait la Québécoise, qui n'a pas été la seule représentante du Canada à connaître du succès à l'autre bout du monde.

Neuf athlètes se battaient pour le titre dans la catégorie des moins de 70 kg. Après avoir vaincu la Tchèque Alena Eiglova et la favorite locale Catherine Arscott, Renaud-Roy s'est débarrassée de la Néo-Zélandaise Moira De Villers en finale. Elle avait aussi obtenu un bail au premier tour de la compétition.

«J'ai marqué un yuko dans mon premier combat, puis j'ai fait prendre deux pénalités à mon adversaire, expliquait la principale intéressée, samedi, dans un échange de courriels avec Le Nouvelliste. Disons que j'ai pu contrôler le reste du duel après l'avoir projetée.»

Le deuxième combat a également tourné à son avantage. «J'ai inscrit un wazari (sept points) puis j'ai enchaîné au sol. Malheureusement, je l'ai échappée. Plus tard, j'ai fait une projection pour un yuko.»

Le meilleur restait cependant à venir... «La fille de la Nouvelle-Zélande m'a donné du fil à retordre deux ou trois fois pendant la finale, mais j'ai réussi un yuko. La séquence suivante, j'ai été en mesure de bien placer mes mains sur le judogui de ma rivale pour réaliser un o-soto (technique sur l'arrière droite) pour marquer un wazari. J'ai mis un terme au combat en l'immobilisant au sol.»

Sur un nuage

Il n'y a pas qu'Alix Renaud-Roy qui savourait cette première victoire dans la classe senior sur la scène internationale. Son entraîneur au Seikidokan, François Noël, flottait encore sur son nuage, hier, quand il a livré ses impressions sur les prouesses de sa protégée.

«Avec ce triomphe, elle obtient sa lettre B de l'équipe nationale, ce qui lui donne une chance de se classer pour un événement comme les Championnats du monde», se réjouit Noël, qui note tout le chemin parcouru par la judoka depuis septembre 2013.

«Elle gagne de plus en plus de points, je la sens davantage confiante et plus forte mentalement aussi. Sa cinquième place aux Mondiaux U18 il y a quelques années constituait un important fait d'armes, mais cette victoire en Australie, je pense que c'est encore plus significatif.»

Elle avait également récolté le bronze, l'été dernier, aux Jeux du Commonwealth en Écosse.

Après cette escale en Océanie, Renaud-Roy s'attaquera à une autre compétition, cette fois à Tokyo au Japon.

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