Guimond partage volontiers sa passion en volleyball

La libéro de l'équipe nationale, Janie Guimond, a... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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La libéro de l'équipe nationale, Janie Guimond, a prodigué quelques conseils aux joueuses du programme sport-études de l'Académie Les Estacades.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Il y avait de la grande visite dans le gymnase de l'Académie Les Estacades mercredi après-midi. La libéro de l'équipe nationale de volleyball féminin Janie Guimond est venue rencontrer les élèves du programme sport-études, en plus d'y tenir un entraînement.

D'entrée de jeu, la native de Gentilly a tenu à préciser aux jeunes joueuses qu'elle n'avait pas la recette exacte du succès de chacune.

«Ce que je leur dit, c'est ce que je prône mais ce n'est pas nécessairement la meilleure façon. Je veux leur partager mon expérience et, si elles ont des questions, nous pouvons en discuter. Mais je ne possède pas la science infuse.»

Au travers de divers exercices, Guimond a montré aux 37 athlètes quelques séquences, tout ça sous un oeil plus attentif que si les consignes étaient venues de l'entraîneur habituel, Mathieu Guillemette.

«Elles sont curieuses. On voit que, puisque Janie est là, elles écoutent gros. Pour elles, ce n'est pas la cassette. C'est comme ça quand ça vient de quelqu'un d'autre», a remarqué le pilote.

Pour certaines, dont Karine Leclerc, Guimond est avant tout une inspiration pour les joueuses de la région.

«C'est impressionnant, c'est un modèle. On voit comment elle est intense. On aime sa façon de travailler. Elle vient d'ici et ça nous montre que même si on vient d'une petite ville, on peut aller loin», a dit l'élève de cinquième secondaire, ajoutant qu'elle est aussi une inspiration pour les joueuses de petite taille.

«J'essaie de faire comprendre aux jeunes que, dans la vie, elles doivent faire des sacrifices. Ça ne viendra pas tout seul si elles veulent atteindre un niveau d'excellence», a indiqué la membre de l'équipe canadienne.

Une future carrière?

Ces cliniques et conférences que Guimond donne quelques fois par année - elle était à l'école Les Seigneuries la semaine dernière - pourraient-elles être un avant-goût d'une future carrière à titre d'entraîneure? Pas immédiatement, répond-t-elle, tout en gardant la porte grande ouverte.

«Ça pourrait éventuellement croiser mon chemin mais pas tout de suite. Mon esprit est encore celui d'une athlète.»

Elle a d'ailleurs reçu quelques offres, dont celle de son ancien entraîneur chez les Carabins de l'Université de Montréal, Olivier Trudel.

«Il a fait un shotgun sur moi. C'est certain que j'aimerais redonner à l'Université de Montréal. C'est à cet endroit que j'ai eu le point tournant de ma carrière, quand je suis devenu libéro.»

Guillemette la verrait assurément dans ce rôle.

«Elle a beaucoup de bagage et d'expérience. Je ne sais pas si elle aimerait ça, mais elle a tout ce qu'il faut à la base pour être entraîneure. Elle a la crédibilité. Quand elle parle, tu n'as pas le goût de t'obstiner.»

En attente de l'Europe

Si Guimond développe lentement, mais sûrement, ses qualités d'oratrice, c'est qu'elle n'a toujours pas trouvé d'ouverture en Europe afin de s'aligner dans une équipe professionnelle comme c'était le cas l'an dernier. De nouvelles approches devraient être tentées prochainement. Son plan B, s'entraîner au centre national de Winnipeg dès cet automne, est aussi tombé à l'eau, puisque le camp d'entraînement ne s'amorcera qu'en janvier.

Afin de garder la forme, elle pourrait même aller parfaire son art avec les hommes du programme du Rouge et Or de l'Université Laval, où elle connaît l'entraîneur. Oui, vous avez bien lu, une Bleue en terre des Rouges!

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