«On peut battre n'importe qui»

Jean-Christophe Beaulieu se fait remarquer pour les bonnes... (photo: Rogério Barbosa, Alouettes de Montréal)

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Jean-Christophe Beaulieu se fait remarquer pour les bonnes raisons cette année chez les Alouettes. Reste à voir si cette belle aventure se poursuivra au moins jusqu'en finale de l'Est.

photo: Rogério Barbosa, Alouettes de Montréal

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Dans l'entourage de Jean-Christophe Beaulieu, peu de gens auraient parié sur les chances de le voir enfiler l'uniforme d'une équipe de la Ligue canadienne de football dans un match des séries éliminatoires. C'est pourtant ce qui va se produire, dimanche à Montréal, quand les Alouettes recevront les Lions de la Colombie-Britannique, en demi-finale de l'Est.

Repêché en sixième ronde par le club de son enfance le printemps dernier, le Trifluvien en a surpris plus d'un en décidant de poursuivre sa carrière, lui qui avait indiqué aux autres équipes qu'il était prêt à ranger son équipement à la suite d'un passage remarqué chez le Vert et Or de l'Université de Sherbrooke. Un coup de fil d'un membre de l'organisation montréalaise l'a convaincu de continuer dans son sport.

Si ses débuts dans la LCF ont été gâchés par une blessure au genou, force est d'admettre qu'il a su relever le défi avec brio à son retour. Il a même été impliqué dans un jeu clé, il y a trois semaines à Ottawa, en bloquant un botté de dégagement du Rouge et Noir.

Le ballon recouvré par son ami Jonathan Beaulieu-Richard a permis aux Alouettes de prendre le contrôle de la rencontre. Sans cette victoire et l'autre qui a suivi contre Toronto quelques jours plus tard, Montréal ne bénéficierait pas de l'avantage du terrain en demi-finale.

«Ça fait toute une différence pour notre préparation», confiait le centre-arrière, lors d'une entrevue réalisée plus tôt cette semaine avec Le Nouvelliste.

«Que ce soit un club de l'Est ou de l'Ouest, on a prouvé qu'on peut battre n'importe qui avec notre excellente deuxième moitié de saison. Ne pas avoir à voyager représentera un avantage.»

Si l'unité offensive causait de sérieux maux de tête à l'entraîneur-chef Tom Higgins ainsi qu'au reste du groupe jusqu'au milieu de l'été, les Alouettes peuvent désormais construire autour du quart-arrière Jonathan Crompton qui, à défaut d'être spectaculaire comme Anthony Calvillo, a prouvé qu'il pouvait gagner des matchs serrés.

«Je pense qu'on a tous adhéré au système de Tom à l'attaque. Crompton, c'est un gars qui travaille fort, il n'est pas égocentrique. Les petites tensions par rapport à nos insuccès offensifs ont disparu, on regarde tous dans la même direction.»

Les Alouettes ont battu les Alouettes

Ça nous ramène à la rencontre de samedi dernier, à Hamilton, où le club avait la chance de remporter le championnat de sa section, un scénario impossible il y a deux mois à peine. Malheureusement, les Alouettes ont mal choisi leur moment pour connaître une baisse de régime.

«Les Alouettes ont battu les Alouettes, selon moi, avance Beaulieu. Nous n'avons rien fait pour gagner ce match, on s'est tiré dans le pied. Mais voilà, c'est la semaine de la dernière chance, on veut prouver à tout le monde qu'on mérite une place dans le carré d'as.»

Vedette des médias sociaux

L'athlète de 24 ans a probablement fait rire plusieurs de ses connaissances avec ses «talents» d'acteur, il y a deux semaines, quand une vidéo a été publiée sur les réseaux sociaux des Alouettes. Dans la séquence, Beaulieu, flanqué de son coéquipier Nicolas Boulay, incitait les partisans à se procurer des billets en vue des éliminatoires.

«C'était drôle, je me suis fais taquiner un peu, lance en riant l'ancien des Diablos et des Estacades. C'est 100 % nouveau pour moi, mais j'aime ça! Le contact avec les fans, c'est primordial dans le sport professionnel.»

Jumelé à ses bonnes performances, disons que ça lui donne encore envie de s'impliquer, de persévérer pour un jour, qui sait, occuper une position de partant.

Il reste une année d'option au contrat de Beaulieu. Mais pour l'instant, il préfère se concentrer sur les Lions. Son contrat et son avenir dans le football professionnel, il aura le temps de s'y pencher une fois la saison terminée. «Ce moment-là peut attendre encore quelques semaines, je n'aurais aucun problème avec ça!»

Gageons qu'il ne fait pas cavalier seul dans le camp des Alouettes. Personne ne désire vider son casier avant le match de la 102e Coupe Grey, le 30 novembre à Vancouver.

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