Indrik Trahan: entre la planche et les études

Indrik Trahan a remporté le Championnat canadien de... (Photo: Archives, Le Nouvelliste)

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Indrik Trahan a remporté le Championnat canadien de slalom parallèle en surf des neiges au mois de mars. Il attaque donc la prochaine saison avec optimisme, confiant qu'il a sa place parmi l'élite canadienne de son sport.

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Boudé par les entraîneurs de l'équipe canadienne aux Jeux olympiques, Indrik Trahan s'est bien repris en concluant la saison 2013-14 sur les chapeaux de roues.

Vice-champion national en slalom géant parallèle, l'athlète de Trois-Rivières a confirmé son statut de vedette montante au pays quelques heures plus tard, lorsqu'il a remporté le titre canadien en slalom parallèle de surf des neiges, devant un certain Jasey Jay Anderson.

Ça se passait en mars, moins d'un mois après Sotchi. La confiance revenue, le voilà prêt à s'attaquer à une autre ronde de compétitions internationales, que ce soit en Nor-Am, sur le circuit de la Coupe du monde et, pourquoi pas, aux Championnats mondiaux, en janvier du côté de l'Autriche?

«Ce sera mon objectif pour cette année», lance sans hésiter celui qui vient de célébrer son 21e anniversaire de naissance. «Je vais cibler quelques Coupes du monde avec mon entraîneur, mais le scénario idéal, c'est de participer aux Mondiaux.»

Car le plan demeure le même pour Trahan: il se voit aux Jeux olympiques de 2018 en Corée du Sud. Pour lui, il n'est pas question de louper ce rendez-vous de nouveau. Il a encore le feu sacré pour son sport. Un sport pour lequel il a fait beaucoup de sacrifices depuis son adolescence, s'exilant même aux États-Unis et en Europe afin de poursuivre son apprentissage.

Les études aussi

Oui, la passion pour la planche à neige l'anime autant qu'à ses débuts, mais l'école prend également une place importante dans son quotidien. L'étudiant en sciences de la nature au Cégep de Trois-Rivières aura une session d'hiver chargée, lui qui aspire à des études dans le domaine de la santé à l'université.

«Je n'ai pas touché à ma planche depuis avril parce que je priorisais mes cours l'été passé. Je ne pense pas avoir perdu mes habiletés sur la neige, mais ça m'a quand même demandé beaucoup d'énergie.»

Trahan a d'ailleurs raté le camp d'entraînement de l'équipe canadienne au Chili pour la première fois en cinq ans. «J'étudiais et je jouais au soccer avec l'équipe des Diablos, souligne-t-il. J'ai adoré ça, j'ai pu décompresser un peu! Il fallait bien que je me divertisse. Mais là, j'ai très hâte de dévaler les pentes car j'aspire à de meilleurs résultats sur la scène internationale.»

Début retardé

Trahan a pris l'avion à la fin de la dernière semaine vers Denver, au Colorado. Aujourd'hui, à Copper Mountain, il devait prendre part à la première compétition en Nord-Am, mais celle-ci a été annulée en raison du manque de neige dans cette région, ce qui crée des problèmes aussi dans les plages d'entraînement pour les équipes nationales.

Il s'agit d'une déception pour ces athlètes puisqu'un lot considérable de bons planchistes devaient prendre part à la classique, étant donné que la première étape de la Coupe du monde n'aura lieu qu'en décembre.

Les compétitions alpines d'abord

S'il avait quelque peu délaissé les compétitions alpines après Sotchi pour redécouvrir le boardercross, Trahan travaillera surtout en slalom ainsi qu'en slalom géant en 2014-15. «Je me sens plus à l'aise dans les épreuves de vitesse. Le boardercross, je vois ça davantage comme un hobby. De toute façon, j'estime que mes chances sont meilleures dans les deux premières disciplines.»

C'est d'ailleurs en slalom qu'il a connu du succès en mars dernier lors des championnats canadiens. Un an auparavant, lors des Mondiaux juniors en Turquie, il était aussi monté sur le podium (bronze) au slalom en parallèle.

«Je dois me rappeler que je suis encore parmi les plus jeunes sur le circuit international. À 21 ans, je suis au moins quatre ans en bas de la moyenne des autres surfeurs, si ce n'est pas plus. Je pense que le meilleur reste à venir.»

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