Vikings et Cowboys se connaissent bien

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Dans tout le réseau québécois du football scolaire, le cas des Cowboys du regroupement Paul-Le Jeune-Du Rocher et des Vikings de Champagnat est unique. Les deux rivaux de la Mauricie n'ont affronté aucun autre adversaire au cours de leur saison dans la nouvelle Ligue de football juvénile à huit joueurs, instaurée par le Réseau du sport étudiant de la Mauricie afin de répondre à la nouvelle réalité de ces écoles aux prises avec la chute démographique.

Qu'à cela ne tienne, les responsables des deux programmes ne sont pas prêts à parler d'un échec, en dépit de la déception occasionnée par le retrait des Cactus du Séminaire Sainte-Marie, à quelques heures du début de la campagne en septembre dernier.

Cowboys et Vikings en découdront d'ailleurs lors d'une rencontre ultime, dimanche à La Tuque, avec l'objectif de se qualifier pour les finales interrégionales qui devraient avoir lieu au stade Diablos. «La Tuque, on commence à les connaître pas mal», rigole la responsable du programme à Paul-Le Jeune, Marie Cossette. «Nous avons joué quatre matchs cet automne, dont trois contre les Vikings. À Saint-Tite, nous avons également pu recevoir l'équipe de Coaticook de la Ligue des Cantons de l'Est pour une partie hors-concours.»

Un peu plus au nord, les Latuquois n'ont pas eu cette opportunité. Mais Luc Turcotte ne s'en formalise pas. Selon lui, bien que le football à huit ne soit pas l'option idéale pour pratiquer la discipline, ce format de jeu entraîne aussi son lot d'éléments positifs.

«De un, ça diminue les risques de blessures. Ça crée aussi une certaine discipline chez les adolescents, car avec huit joueurs, c'est possible que l'un d'eux doive sauter son tour s'il ne montre pas l'exemple avec son attitude. À 12 joueurs, ce côté éducationnel manquait car trop souvent, on ne pouvait se permettre de laisser un joueur sur le banc. Oui, nous avions des réticences au début, mais maintenant, elles sont disparues.»

Ça ne veut pas dire cependant qu'on poursuivra dans cette optique du football à huit, que ce soit à Champagnat ou Paul-Le Jeune. Toutes les options seront considérées l'an prochain. «Chose certaine, à Champagnat, on doit jouer plus de matchs, déplore Turcotte. Pour les benjamins et les juvéniles, dans toute l'année 2014, je me demande si on a disputé sept rencontres! Si on veut que nos jeunes aient du football dans le corps, ça va prendre plus que ça.»

Le responsable est confiant d'avoir une bonne base en 2015. «On parle de 28 joueurs sûrement en juvénile. En plus, on aura une formation cadette en football à 12 au printemps, en plus du benjamin à huit. Bref, nous travaillons pour augmenter le bassin!»

À Saint-Tite aussi, on préfère voir le verre à moitié plein. «De nouveaux entraîneurs ont été engagés, dont Simon L. Roy des Électriks. Nous sommes persuadés que tous les jeunes seront prêts pour le match à La Tuque. En tout cas, on va ouvrir la machine, comme on dit par chez nous!»

Dans un autre match, en division 2-b à 12 joueurs cette fois, les Jaguars (Des Chutes et Val-Mauricie) affronteront La Poudrière, samedi à Drummondville.

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