Patriotes: la deuxième chance de Mimar

Marc-Olivier Mimar est un joueur métamorphosé à sa... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Marc-Olivier Mimar est un joueur métamorphosé à sa troisième année au niveau universitaire.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Le monde du sport donne rarement une deuxième chance à un athlète. C'est ce que tente de provoquer Marc-Olivier Mimar avec les Patriotes de l'UQTR.

Il y a deux ans, plusieurs personnes avaient jeté la serviette à propos de l'attaquant qui avait pourtant enregistré 64 points en 66 matchs lors de son année de 18 ans avec le Drakkar de Baie-Comeau. Le coup fatal a été porté par Léo-Guy Morrissette, alors directeur général du Titan d'Acadie-Bathurst, qui l'a libéré après 21 matchs alors qu'il était l'un des trois joueurs de 20 ans de l'équipe. Aucune formation du circuit n'a levé la main pour demander ses services, et il s'est retrouvé dans la LHJAAAQ.

«J'ai commencé à Terrebonne, mais j'ai demandé d'être échangé à Lachine pour jouer avec mes amis», raconte le droitier, ajoutant qu'il avait encore le goût du hockey à ce moment.

Après avoir dominé la LHJAAAQ, Mimar s'est pointé le nez à l'UQTR, recruté par Gilles Bouchard. Même s'il a amassé 22 points lors de cette première saison, ses performances laissaient à désirer, allant même jusqu'à être qualifié de joueur paresseux par l'auteur de ces lignes.

«Je ne cacherai pas que j'ai eu des hauts et des bas. J'étais parfois nonchalant. Je n'ai rien contre Gilles, mais ça ne cliquait pas. On s'entendait moins bien.»

L'arrivée de Marc-Étienne Hubert à la barre des Patriotes a tout changé. Il faut dire que l'entraîneur a rapidement donné un ultimatum à son joueur. S'il ne démontrait pas plus de sérieux, ses services ne seraient plus requis.

«Nous nous sommes rencontrés durant l'été, indique Hubert. Je lui ai demandé ce qu'il voulait faire de sa vie. Il m'a dit qu'il aimerait vivre l'expérience du hockey professionnel. Je lui ai dit que si c'était le cas, nous allions tout faire pour qu'il réussisse, mais il devait faire son bout de chemin. À Baie-Comeau, il marquait des buts. Il était très dangereux et son jeu était dominant. C'est ce joueur que je voulais revoir.»

La transformation de Mimar s'est faite progressivement. Déjà, lors de la campagne 2013-2014, il affichait une meilleure éthique de travail. L'été dernier, l'attaquant de troisième année a mis les bouchée doubles avec comme objectif de connaître la meilleure saison de sa carrière. Plus gros, plus rapide, plus habile et dédié à la tâche, il est un joueur transformé et fait tout en sorte d'obtenir cette fameuse deuxième chance. Il occupe actuellement le troisième rang des marqueurs de la ligue.

«Je m'entends super bien avec Marc-Étienne. Il a réussi à me faire croire en mon potentiel. Ça m'a donné beaucoup de confiance. Rendu où j'étais, j'en avais besoin.»

Une chance aux États-Unis?

Lors des dernières années, les Patriotes ont permis à plusieurs joueurs de garnir leur curriculum vitae avant de poursuivre leur carrière en Europe, particulièrement en France. S'il n'en tient qu'à Hubert, c'est aux États-Unis qu'il voit son poulain de 6'1'' et 200 lbs poursuivre son cheminement dans deux ans.

«Il sera de retour avec nous l'an prochain, du moins, je l'espère, lance Hubert, mi-blagueur, mi-sérieux. Il a le package idéal pour avoir du succès. S'il continue à travailler de la sorte, c'est impossible qu'il ne réussisse pas. Il va réussir!»

Le dernier Patriotes à avoir obtenu une telle opportunité est le défenseur Frédéric St-Denis, qui évolue actuellement avec les Blue Jackets de Columbus.

Mimar et ses collègues seront de retour sur la glace ce soir alors qu'ils accueilleront les Voyageurs de l'Université Laurentienne pour un programme double. La dernière visite de l'équipe de Sudbury au Colisée, l'année dernière, s'était transformée en massacre. L'UQTR avait marqué cinq buts lors des 10 premières minutes de la rencontre pour l'emporter 12-3.

«Il y a un piège avec un programme double. Il y aura six périodes et c'est de la sorte que nous devons nous préparer. On devra remporter les six», conclut Hubert.

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