«On évoluait toujours sur la route» - Pierre-Luc Laforest

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Gradins vides dans un stade couvert et «un peu déprimant», loin du centre-ville de Tampa. Par chance, il y avait les plages de la Floride pour réchauffer le coeur des joueurs des Rays!

«On jouait toujours sur la route, même à domicile.»

Pierre-Luc Laforest a bien résumé comment un porte-couleurs des enfants pauvres de la Ligue américaine se sentait, au milieu des années 2000.

Le gérant des Aigles de Trois-Rivières a disputé près de 50 matchs avec Tampa Bay en 2003 et 2005.

Les Rays ont été la première équipe à lui donner sa chance dans les majeures, mais il garde néanmoins des souvenirs un peu amers de son expérience sur la côte ouest floridienne. «Je me rappelle d'une organisation de première classe sur le plan du recrutement. Dans les mineures, toutes les formations étaient compétitives. J'ai eu du plaisir partout où je suis allé. C'est en arrivant dans le show que ça s'est gâté un peu...»

Y avait-il 5000 spectateurs par match? Difficile à dire, selon Laforest. Chose certaine, il régnait une ambiance particulière quand les Yankees de New York et les Red Sox de Boston débarquaient en ville. «S'il y a un moment que je n'oublierai jamais, c'est quand un partisan d'une équipe rivale a relancé une balle frappée par Jorge Cantu de l'autre côté de la clôture du champ extérieur! Les gars, on avait peine à y croire. C'était malheureusement la triste réalité à Tampa.»

Ajoutez à cela un stade loin des activités centrales et vous avez un portrait assez démoralisant de la situation du baseball dans cette ville. À l'époque, les Rays ressemblaient aux Expos: ils perdaient malgré un réseau de développement intéressant. On espérait chez les partisans des jours meilleurs, qui sont finalement venus, à la fin de la dernière décennie.

Les Rays ont même participé à la Série mondiale de 2008 et ont connu d'autres campagnes fastes par la suite. Pourtant, cette amélioration sur le terrain n'a pas eu d'effet d'entraînement aux guichets. «Les gens arrivent au stade en septembre, ce n'est pas normal. Je connais plusieurs personnes impliquées chez les Rays depuis leur arrivée en 1997 et ils se posent des questions. Par contre, il n'est pas encore question de déménagement, bien que plusieurs bons joueurs se plaignent, comme Evan Longoria.»

Qu'à cela ne tienne, Montréal ne ferait pas pire que Tampa, avance Laforest. «Tu sens que les gens à Montréal ont faim pour du baseball. Dominic Therrien a déjà amené des idées intéressantes quant au projet de construction d'un nouveau stade. Je suis certain qu'il a l'écoute de plusieurs intervenants. Mais pour ce qui est de Tampa, je sais qu'ils veulent améliorer la situation des Rays avant de penser à partir.»

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