Le CrossFit s'invite à Keranna

L'Institut secondaire Keranna a dépensé environ 4000 $... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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L'Institut secondaire Keranna a dépensé environ 4000 $ afin de se doter d'équipements qui serviront à la pratique du CrossFit, un sport en pleine ébullition au Québec.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

Quatre fois par semaine depuis environ un mois, une quarantaine d'étudiants de l'Institut secondaire Keranna se donnent rendez-vous sur l'heure du midi, dans une salle jouxtant le gymnase. Entre ces murs, ils découvrent le CrossFit, une discipline dont la popularité est contagieuse et qui pourrait s'inviter dans d'autres écoles au cours des années à venir.

«Nous sommes innovateurs, souligne avec fierté la directrice générale de l'établissement Julie L'Heureux. Nos nouvelles installations n'ont rien à envier aux gymnases sophistiqués que l'on voit ailleurs car ça nous permet d'offrir un produit unique. En plus, on parle d'un sport auquel les gens s'intéressent de plus en plus.»

Il s'agit d'un partenariat exclusif entre Keranna et l'entreprise de Trois-Rivières SYN3RGY Performance, spécialisée en entraînement fonctionnel et CrossFit. L'idée a commencé à germer dès l'ouverture du centre il y a de cela deux ans. Aujourd'hui, Dan Laforest et Raphaël Gauthier-Marchand sont heureux de travailler avec des adolescents «motivés» et qui, selon les dires, apprennent vite.

Pour 4000 $ donc, la maison d'enseignement du boulevard Des Chenaux mise sur des équipements à la fine pointe. Plus important encore, les entraîneurs sont qualifiés et peuvent enseigner autant aux élèves athlètes qu'aux entraîneurs et professeurs d'éducation physique. À raison de 40 minutes par séance, le charme opère.

«Nous avons lancé ça un peu à la dernière minute mais déjà, on ressent des effets bénéfiques, note Gauthier-Marchand. Pendant une demi-heure, on les supervise davantage sur le plan technique, puis nous nous gardons un bon dix minutes d'intensité à la fin. Ça passe vite et c'est assez efficace!»

C'est d'ailleurs l'essence même du CrossFit, qui allie haltérophilie, gymnastique et entraînement métabolique (cardiovasculaire). Les athlètes ayant adhéré à ce sport utilisent tous les objets pouvant servir à l'entraînement. Ils rament, grimpent, courent, sautent, utilisent des anneaux de gymnastique ou des boîtes. Ça semble un peu anarchique décrit de cette façon, mais le suivi des experts, comme les kinésiologues et les thérapeutes, est primordial.

«Souvent, les gens ont peur quand on parle d'haltérophilie car l'image qu'ils ont, c'est celle des hommes forts à la télévision. Ici toutefois, on va utiliser des kettlebells, qui sont justement adaptés pour le grand public. Nous ne voulons pas créer des hommes forts, mais plutôt accroître la puissance afin que les jeunes deviennent plus explosifs avec une charge.»

Coordination, agilité et vitesse sont les trois critères exploités par l'entraînement CrossFit. Et comme le rappellent les éducateurs, ces aptitudes se développent à l'enfance ainsi qu'à l'adolescence. «D'où l'importance d'apprendre les bases d'un bon entraînement, notamment en sachant prévenir les blessures», poursuit Dan Laforest.

Trois volets

L'intégration du CrossFit à Keranna se déroulera en trois volets. En premier lieu, les élèves du deuxième cycle du secondaire apprivoiseront la discipline dans certains cours optionnels. Des séances sur l'heure du dîner ainsi qu'après les classes en soirée sont aussi à l'horaire et à ce chapitre, l'assiduité des adolescents motive les dirigeants de même que les entraîneurs.

«Près de la moitié de nos 650 élèves pratiquent un sport parascolaire et représentent l'Ultime en basketball, volleyball, cheerleading ou soccer», mentionne Julie L'Heureux.

L'idée, à long terme, serait de joindre les rangs d'un réseau régional ou provincial de compétitions entre écoles. On créerait alors une équipe de l'Ultime pour le CrossFit.

La proposition a déjà été lancée au Réseau du sport étudiant, mais il est encore tôt pour franchir ce pas.

«Des clubs existent déjà, précise Dan Laforest. À Saint-Jean-sur-Richelieu, il y a un projet à l'essai. C'est à nous maintenant d'étendre le sport à la grandeur de la province et dans les écoles. Oui, c'est possible à moyen terme.»

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