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Pas si vite, les Expos

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(Trois-Rivières) Après la LNH, c'est maintenant au tour du baseball majeur de chatouiller les amateurs québécois. Soudainement, les astres s'aligneraient-ils pour le retour d'une équipe à Montréal? Ne tombons pas dans le piège.

Dans le monde du journalisme, on cache rarement une petite bombe au beau milieu d'un article. C'est pourtant ce qu'a fait le journaliste du New York Daily News Bill Madden en annonçant que le propriétaire des Rays de Tampa Bay, Stuart Sternberg, avait eu des discussions avec des investisseurs new-yorkais pour déménager l'équipe à Montréal. Pourquoi ne pas en avoir fait sa manchette? Peut-être parce que Madden n'y croit pas plus que moi.

La réalité est qu'il en coûterait une fortune à Sternberg pour quitter le Tropicana Field, puisque son équipe est liée à la ville de St. Peterburgh par un bail qui prendra fin après la saison 2027. Pour une formation qui ne roule pas sur l'or, la pénalité serait immense et l'équipe a d'ailleurs refusé une entente à l'amiable en 2013. En gros, ce bout de papier vaut de l'or pour la municipalité.

Sternberg tente actuellement de faire bâtir un nouveau stade, possiblement à Tampa, mais il aura besoin de fonds publics, en plus de devoir payer ladite pénalité. Toutefois, les instances gouvernementales ne semblent pas intéressées à cette possibilité, et encore moins les contribuables, qui ont été grandement échaudés après avoir vu les gens de Miami donner à Jeffrey Loria, dans la controverse, 80 % des 634 M$ qu'a coûtés le Marlins Park.

Ainsi, il ne reste qu'une seule option aux Rays: le chantage. Miraculeusement, deux matchs disputés à Montréal le printemps dernier ont donné une superbe image de la ville aux autorités du baseball majeur. Sternberg a enfin un levier intéressant pour faire peur aux décideurs politiques de la baie de Tampa, qui pourraient soudainement ouvrir les cordons de la bourse pour un nouveau stade.

La tactique a fonctionné dans le passé et elle risque de fonctionner de nouveau dans les prochaines décennies. Une chose est toutefois certaine, s'il avait réellement l'intention de se trouver un appartement sur le Plateau Mont-Royal, le propriétaire des Rays n'aurait jamais laisser couler cette information d'une manière si évidente.

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