Après l'extase, la déception pour Jonathan Beaulieu-Richard

Jonathan Beaulieu-Richard a vécu un moment spécial avant... (Photo: Facebook)

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Jonathan Beaulieu-Richard a vécu un moment spécial avant de se blesser, vendredi dernier à Ottawa. Le numéro 43 a récupéré un ballon qui avait été bloqué par son compatriote de Trois-Rivières Jean-Christophe Beaulieu.

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Parions que plusieurs entraîneurs et amateurs de la région ont bondi devant leur télévision, vendredi, quand Jonathan Beaulieu-Richard a récupéré un ballon qui venait d'être bloqué par Jean-Christophe Beaulieu.

La faction trifluvienne des Alouettes de Montréal ne pouvait être mieux représentée et les deux hommes, des anciens Diablos, ont probablement effectué le jeu du match dans la victoire contre le Rouge et Noir à Ottawa, une cinquième de suite pour les Montréalais.

Mais voilà, après les courtes célébrations suivant le botté de dégagement bloqué, Beaulieu-Richard a subi une blessure au genou qui l'a forcé à regarder le reste de la rencontre du banc des siens.

L'ex-secondeur étoile des Carabins en saura davantage sur la gravité de cette blessure mardi, lui qui a passé un test d'imagerie par résonance magnétique au cours des dernières heures. Il se déplaçait à l'aide d'une attelle quand Le Nouvelliste l'a contacté, lundi.

«J'ai joué de malchance, c'est survenu à la fin du jeu. (Dominique Ellis) est tombé sur mon genou. Au moins, je n'ai pas eu à être escorté du terrain, j'étais déjà rendu au banc.»

Le plus frustrant dans le cas de Beaulieu-Richard, c'est qu'il s'imposait de plus en plus sur les unités spéciales de la formation montréalaise. Après son claquage infligé lors du dernier jour du camp d'entraînement, le numéro 43 était revenu plus fort et avait pris part à plusieurs matchs.

«J'ai plus de responsabilités à l'entraînement. Avant cette blessure, mon but était évidemment de prouver aux entraîneurs que j'avais ma place en défensive si jamais quelque chose arrivait aux partants. Je voulais juste terminer l'année de belle façon sur les unités spéciales. Les décisions avec les joueurs canadiens se prennent souvent tôt dans une saison alors en laissant une forte impression cette année, je quittais avec plus de confiance. C'est sûr que c'est fâchant dans les circonstances...»

Moment spécial

Il fallait voir vendredi les sourires de Beaulieu-Richard et de son bon ami Beaulieu (NDLR: il n'y a aucun lien de parenté entre les deux), des partenaires d'entraînement qui ont tous les deux cheminé dans le football à Trois-Rivières, le premier au Séminaire Saint-Joseph et l'autre aux Estacades.

«Je suis heureux pour Jean-Christophe, car c'est lui qui a fait le plus gros du jeu. Pour moi, toucher au ballon dans la Ligue canadienne, ça reste un fait saillant majeur, mais je pense avoir eu d'autres bons coups depuis l'an passé. Ce qui frappe l'imaginaire, c'est que deux gars de Trois-Rivières ont conjugué leurs efforts.»

Bon nombre d'observateurs ont d'ailleurs rendu hommage aux deux hommes, car le match a basculé par la suite. Un placement de Sean Whyte a suivi la récupération du ballon par Beaulieu-Richard. Les Alouettes n'ont plus jamais regardé derrière et misent désormais sur une courte avance de deux points en tête de la division Est.

Mais tout reste encore à faire pour l'équipe et Beaulieu-Richard, qui aura les doigts croisés mardi, en attente de son bilan médical.

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