Électriks: sérénité et optimisme

Les joueurs des Électriks (en noir) ont chèrement... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Les joueurs des Électriks (en noir) ont chèrement vendu leur peau cette saison, en dépit des nombreux obstacles qui se sont dressés devant eux.

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(Trois-Rivières) En cette saison inaugurale mouvementée autant sur le terrain qu'à l'infirmerie, chaque petite victoire morale des Électriks était accueillie avec joie. Fiers d'avoir pu inscrire des touchés tout en concédant moins de 300 points en huit matchs, les joueurs du Collège Shawinigan ont mis un terme à cet automne d'initiation, samedi, en s'inclinant 66-7 devant le Cégep de l'Outaouais.

Pour l'occasion, 24 joueurs avaient revêtu l'uniforme. Dans les faits malheureusement, à peine 19 d'entre eux pouvaient jouer sur une base constante. Une statistique qui décrit bien cette campagne inaugurale qui, malgré tout, n'en fut pas une chaotique. Loin de là, assure l'entraîneur-chef Guy Bergeron.

«Jamais je n'ai vu les gars s'apitoyer sur leur sort. Non seulement ont-ils donné tout ce qu'il avaient, mais je crois qu'ils ont aussi donné des leçons aux entraîneurs. Ces jeunes ont fait preuve d'abnégation, je n'en reviens pas encore!»

Bergeron n'hésite pas à le dire haut et fort: son club d'expansion a accompli beaucoup plus, à ses yeux, que d'autres programmes de football placés dans pareille situation. L'équipe de Saint-Hyacinthe, par exemple, a été blanchie en huit matchs. Aucun point et 379 accordés.

Les Électriks, eux, ont conclu l'année avec 63 points, quelques touchés et 292 points alloués, en plus de vaincre Saint-Hyacinthe. Samedi en Outaouais, ils étaient parvenus à s'inscrire au tableau avant les locaux, mais leur manque de profondeur a finalement pesé dans la balance... comme ce fut le cas trop souvent depuis le 30 août.

«Si on nous donne une petite chance pour l'an deux en terme de recrutement, on va arriver encore plus motivés pour notre deuxième saison. À moins de grosses surprises, la plupart des entraîneurs seront de retour et je pense que les joueurs veulent continuer aussi. Ce qui nous a fait le plus mal, c'est le nombre de gars qui ont pris la décision d'abandonner le football. Parce que ceux en place, ils n'ont rien à se reprocher.»

Bergeron cite le cas de Jean-Sébastien Lafond, un quart-arrière substitut qui ne s'est jamais plaint et dont la contribution a été mesurée à plusieurs positions. «C'est un exemple typique qui définit le genre de groupe que nous formons. Maintenant, il faut tenter d'attirer encore plus de joueurs.»

Le défi est de taille, mais l'optimisme semble contagieux au Collège Shawinigan. C'est une bonne nouvelle pour Bergeron et ses adjoints.

Faux pas des Diablos

Ils n'ont pas joué un mauvais match, mais les Diablos (3-6) ont perdu la bataille des revirements, samedi à Montréal, ce qui a résulté en un revers de 66-14 contre les Islanders de John Abbott (7-2).

La rencontre a néanmoins été serrée. Trois-Rivières a accumulé un peu plus de 400 verges en attaque alors que leurs hôtes en affichaient environ 500. Les hommes de Martin Croteau ont toutefois commis cinq interceptions en plus d'échapper un ballon. Ajoutez à cela un quatrième essai non-converti et vous avez un club qui a souvent redonné le ballon trop facilement à l'adversaire...

«Nous avons eu la possession pendant 13 minutes au troisième quart, racontait Croteau hier. La première séquence offensive de John Abbott a pris fin avec une interception dans notre zone, mais on a par la suite échappé le ballon et ils ont pu inscrire des points. Ça reflète pas mal la soirée!»

Les Diablos ne misaient que sur 38 joueurs en uniforme et plusieurs réguliers étaient embêtés par des blessures. Dans les circonstances, le quart-arrière Jérémie Guilbert a bien paru (25 en 47, 296 verges). «Trois des cinq interceptions sont survenues à la suite d'erreurs bêtes des receveurs. On ne peut pas le blâmer.»

Le jeune William Frost a pour sa part marqué son premier touché en carrière dans les rangs collégiaux sur une passe de sept verges. Louis-Vincent St-Pierre a fait de même, cette fois au sol. Le receveur Frédéric Laplante-Thompson a aussi connu une bonne soirée avec des gains de 94 verges par la passe.

Septièmes au terme des activités de la saison régulière en division 2, les Diablos affronteront, samedi prochain dans la métropole, le Phénix du Collège André-Grasset (7-2).

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