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Stéphane Boileau, futur médecin, est premier marqueur de la LNAH

Le capitaine du Blizzard, Stéphane Boileau, maîtrise aussi... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le capitaine du Blizzard, Stéphane Boileau, maîtrise aussi bien un bâton de hockey que le bistouri. Celui-ci terminera ses études en médecine sous peu.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Stéphane Boileau connaît un début de saison du tonnerre. Installé au premier rang des pointeurs de la Ligue nord-amércaine de hockey, il fait plaisir aux partisans de la région jusqu'à présent. Ces mêmes amateurs pourraient toutefois tomber sur le capitaine de l'équipe dans un tout autre contexte... à l'hôpital.

Ne craignez rien, Boileau n'est pas malade. En plus de son rôle de hockeyeur, il complète actuellement la dernière année de son doctorat en médecine à l'Université de Sherbrooke. Il est présentement en stage en chirurgie générale à l'hôpital Sainte-Croix de Drummondville. Ils ne sont pas nombreux les joueurs de la LNAH à avoir suivi un tel parcours.

«C'est sûr que ça sort de l'ordinaire. Je ne sais pas si je suis le seul. Il y avait Martin Nolet (à Saint-Georges), mais il a arrêté. Je suis moi-même impressionné d'avoir pu jouer dans la ligue depuis quatre ans, en plus de mes études. Je n'ai raté qu'un match l'an passé et cette année, ça va bien. Les patrons sont vraiment compréhensifs par rapport à ma situation.»

Ainsi, chaque fin de semaine, alors que certains de ses collègues étudiants travaillaient dans un restaurant ou un magasin à rayons pour arrondir les fins de mois, Boileau enfilait les patins. Certains patients restaient surpris d'apprendre que leur médecin était joueur dans la LNAH, surtout avec la réputation qui précède le circuit.

«Certains connaissent la LNAH, mais je leur dis que la ligue a beaucoup changé. Je n'y jouerais pas si c'était comme en 2004. Le niveau ne cesse de s'améliorer. Il y a de moins en moins de joueurs qui ne font que se bagarrer. C'est sûr qu'il y a un risque. Il ne faudrait pas que j'entre au travail avec un oeil au beurre noir. Je suis conscient de ça, mais ça change les idées de jouer au hockey.»

La NCAA plutôt que les Cataractes

Contrairement à la majorité des joueurs de la LNAH, Boileau n'a pas suivi le chemin habituel dans le monde du hockey. Il s'est tourné vers la NCAA pour y suivre des études en Sciences neurologiques au Union College à Schenectady dans l'État de New York.

Il y a joué avec les Dutchmen pendant quatre saisons tout en complétant ses cours préalables à la médecine.

«À 17 ans, j'ai refusé d'aller jouer dans le junior. J'appartenais aux Cataractes de Shawinigan, mais je savais qu'au niveau hockey, je ne ferais jamais la LNH. J'étais bon à l'école et dès que j'ai su que les universités américaines permettaient de jouer dans le meilleur niveau aux États-Unis et d'obtenir la meilleure éducation, j'ai décidé qu'il n'y avait pas de meilleure option.»

Boileau terminera ses études cette année. La médecine familiale l'attend dans un futur rapproché. Il reste à savoir si le tout mettra un terme à sa carrière de hockeyeur.

«Je ne sais pas si ça va être possible de jouer au hockey et d'être médecin. Il y a beaucoup d'obligations. Je vais avoir une famille aussi. J'y vais au jour le jour. Je sais que la fin approche, je ne jouerai pas au hockey jusqu'à 40 ans.»

Les Marquis en ville

L'action ne devrait pas manquer vendredi soir au Colisée de Trois-Rivières, alors que les Marquis de Dean Lygitsakos affronteront le Blizzard.

Les Trifluviens ont d'ailleurs mis sous contrat mercredi leur choix de première ronde du dernier repêchage, Sébastien Tremblay.

Le directeur général, Sylvain Robert, croit que la recrue pourra tenir un rôle d'attaquant de puissance capable de jeter les gants. «Il nous fait penser à Marc-Olivier D'Amour à Rivière-du-Loup. Dans deux ou trois ans, il devrait être capable de marquer une quinzaine de buts.»

Robert croit d'ailleurs que les poings de Tremblay pourraient être utiles ce soir dans ce nouveau chapitre de la rivalité entre Trois-Rivières et Jonquière.

Une victoire permettrait au Blizzard de rattraper les Marquis au premier rang du classement.

«On avait hâte à leur visite. C'est rare dans les dernières années que nous pouvons dire que nous sommes mieux nantis qu'eux pour ce qui est du muscle. Nous avons regardé les statistiques et nous avons neuf combats à l'extérieur et deux à domicile. Les équipes viennent ici et tentent de ne pas nous réveiller pour ramasser les deux points. Nous allons être plus actifs à ce sujet.»

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