Le hockey mineur reprend des plumes

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Le nombre de joueurs de hockey mineur s'est stabilisé depuis deux ans, après avoir été à la baisse lors des saisons précédentes.

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(Trois-Rivières) Après avoir connu quelques années de vache maigre, le hockey mauricien semble reprendre en vigueur. Le nombre d'inscriptions s'est stabilisé au niveau civil, sans oublier les programmes scolaires qui gagnent en popularité.

Le compte n'est pas encore complet, mais Hockey Mauricie s'attend à ce qu'environ 4000 enfants enfilent les épaulettes cette saison, tous niveaux confondus. Ce sont des chiffres qui se comparent avec les deux dernières années, mais surtout, qui signifient que la décroissance semble être stoppée.

«Nous avions eu des baisses pendant deux ou trois années, mais depuis deux ans, c'est stable», note le président de Hockey Mauricie, André Ricard.

Ce dernier pousse la réflexion plus loin. À son avis, le nombre de joueurs dans la région est en hausse, puisque de plus en plus de jeunes se tournent vers le hockey scolaire, principalement la Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS), qui compte deux programmes à Trois-Rivières, au Séminaire St-Joseph et au Collège Marie-de-l'Incarnation.

«Si on compte les jeunes partout, il n'y a vraiment pas de baisse. Il y en a beaucoup dans les écoles. C'est correct aussi. Le hockey s'y joue en semaine, c'est différent.»

Bien que la LHPS se soit rapprochée de Hockey Québec au printemps dernier en devenant membre affilié, la lutte pour le recrutement n'a pas cessé, loin de là. Les jeunes doivent donc faire un choix entre le hockey de type scolaire ou civil. «Il faut vivre avec. Nous ne sommes pas la région la plus touchée. En Estrie, il y a 22 équipes dans la LHPS. Les gens peuvent faire le choix qu'ils veulent, je ne veux surtout pas partir en guerre. Mais les joueurs ne peuvent pas être dans les deux structures, c'est trop demandant. Ce ne sont pas des robots, il ne faut pas les mettre à bout.»

Les équipes féminines à l'arrière

Si le nombre d'inscriptions est en hausse, les équipes de hockey féminin continuent de connaître des difficultés en ce qui a trait au recrutement. Plusieurs joueuses décident de joindre des formations masculines plutôt que d'évoluer dans la ligue qui leur est dédiée.

«Les organisations se servent de filles pour compléter leurs équipes de garçons, explique Ricard. On ne perd pas de filles, mais c'est plate parce que nous avons un bon programme pour elles. On ne peut plus se battre, aujourd'hui. Tant que Hockey Québec n'arrivera pas avec une réglementation stricte disant que les filles doivent jouer entre elles, on va devoir vivre avec ça.»

Plusieurs facteurs peuvent influencer la décision d'une joueuse de disputer une saison avec des garçons, dont l'éloignement. Le vaste territoire qu'est la Mauricie s'avère être un sérieux obstacle pour plusieurs.

«Le transport (peut être difficile), tout dépendant où elles sont cantonnées. Par exemple, à La Tuque, il y a de bonnes joueuses, mais elles ne peuvent pas faire 1 h 30 de route pour venir pratiquer. Il y a une question familliale et une autre réalité.»

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