Les Électriks frappés par un train

Les Électriks font preuve de courage et de... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Les Électriks font preuve de courage et de ténacité en ces temps difficiles. Tommy St-Pierre (au bout à droite) a participé, dimanche, à la majorité des jeux, bien qu'il était blessé à la jambe gauche. Il titubait d'ailleurs après chaque coup de sifflet...

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) La logique a été respectée dimanche lors du dernier match à domicile des Électriks de Shawinigan en cette première saison. Les locaux, à court de ressources, n'ont pas fait long feu contre les Cheminots du Cégep de Saint-Jérôme, qui l'ont emporté 46-0.

Soyons francs, il aurait été étonnant de voir les Shawiniganais se sauver avec une victoire. Non seulement les Cheminots sont-ils en lutte pour le premier rang de la division 3, mais ils comptent sur le meilleur quart-arrière, le meilleur demi-offensif et le meilleur receveur de passe du circuit au chapitre des verges gagnées. Surtout, les visiteurs misaient sur trois fois plus de joueurs que les Électriks. Sur les lignes de côté, la différence était flagrante.

Saint-Jérôme s'est rapidement mis en marche, si bien qu'après 15 minutes de jeu, la marque était déjà de 30-0 en sa faveur et l'issue du match ne faisait plus de doute. L'entraîneur-chef des locaux, Guy Bergeron, a souligné l'esprit sportif de ses adversaires, qui n'ont jamais fait preuve d'arrogance dans ce duel à sens unique.

«On le savait qu'ils frapperaient rapidement. Ils sont équipés pour ça. Mais ils ont été extrêmement propres et ils ont fait les choses comme il fallait faire. Ce n'est pas que nous n'avons pas essayé, mais nous sommes tellement maganés.»

Rapidement, le pilote a vu son banc se vider au profit de l'infirmerie, une situation qui a été la norme cette saison. Même avec une immense dose de courage, il n'y avait rien à faire.

«Ça devient tough. On est vraiment maganés, physiquement et mentalement. Les gars font preuve de courage, ils se présentent et ils veulent. Mais avec les blessures et les absences, nous n'avons pas eu une bonne semaine de pratique. Quand tu as une vingtaine de joueurs et qu'il t'en manque huit, tu ne peux pas pratiquer et faire évoluer le produit. C'est ce qui nous fait mal.»

Un des exemples de courage dimanche après-midi a sans contredit été Tommy St-Pierre. Blessé à la jambe gauche, il portait un bandage, mais a tout de même participé à la majorité des jeux, titubant après chaque coup de sifflet. Ça ne l'a pas empêché d'évoluer comme secondeur, ailier défensif, retourneur de botté ainsi que botteur.

«Si on était 50 comme les autres équipes, je n'aurais peut-être pas joué parce que je pense aussi à ma santé. Mais je me suis battu pour les gars parce que nous n'avons pas d'autres secondeurs. Plus la saison avance, plus nous sommes usés», a-t-il dit.

Pour cette dernière sortie à domicile, la foule était moins importante que précédemment. Certains partisans ont peut-être été refroidis par la vue de quelques flocons lors de la rencontre. L'annonceur maison, le coloré Jack Croteau, en a même profité pour souhaiter Joyeux Noël et bonne année aux amateurs sous les airs de la pièce 23 décembre de Beau Dommage.

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