Beauvillier à UNB, Hubert fulmine

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(Trois-Rivières) Francis Beauvillier est passé bien près d'enfiler le chandail des Patriotes de l'UQTR cette année. À vrai dire, l'entraîneur des Trifluviens, Marc-Étienne Hubert, était persuadé que le tout était conclu. Il accuse maintenant l'Université du Nouveau-Brunswick (UNB), qui a mis la main sur l'attaquant, de contourner les règles.

Pour les Patriotes, c'est une situation qui se répète. Au fil des années, les Varsity Reds ont pris l'habitude de mettre la main sur des joueurs de haute qualité, dont quelques Québécois comme c'est le cas de Philippe Maillet et Philippe Halley en ce moment.

Les Patriotes ont eu des pourparlers avec plusieurs joueurs ayant opté pour les Maritimes. Après avoir démontré de l'intérêt, la situation a changé tard en cours de route et la proposition trifluvienne n'était plus suffisante. Selon Hubert, l'UNB offre des cadeaux, possiblement de l'argent, ce qui n'est pas permis par le Sport interuniversitaire canadien (SIC).

«On a des informations privilégiées, des preuves. Lors de certaines discussions avec les joueurs, le message a changé et on comprend que UNB a contourné les règles. Ce n'est pas les mêmes règles pour tout le monde et c'est frustrant. On s'aperçoit que c'est David contre Goliath», peste le pilote des Patriotes.

Joint par téléphone, l'entraîneur-chef des Reds, Gardiner MacDougall, a rapidement réfuté les allégations de l'entraîneur de l'UQTR.

«C'est un grand manque de professionnalisme de sa part, lance-t-il. Nous avons le plus bel aréna et de grosses foules. Tout les profits sont retournés à l'équipe. C'est ce qui fait que nous avons le meilleur programme et que les joueurs se joignent à nous.»

Celui-ci ajoute que le dossier de UNB en ce qui a trait au nombre de joueurs ayant évolué dans les rangs professionnels par la suite est excellent. Quatre d'entre eux ont même atteint la LNH.

Ce n'est pas la première fois que les Varsity Reds jouent ce tour aux Trifluviens. En 2011, Marc-Antoine Desnoyers, qui évoluait dans l'ECHL, devait se joindre à l'UQTR lors de pause du temps des Fêtes. Jacques Laporte lui avait même réservé une place lors d'une activité d'équipe ayant lieu en Estrie. À la dernière seconde, Desnoyers avait opté pour UNB.

Impossible de rivaliser

Marc-Étienne Hubert dit ne pas en vouloir à Beauvillier, ajoutant qu'il comprend la décision de l'attaquant, mais qu'un jour, le SIC devra ouvrir une enquête sur les pratiques dans l'Atlantique.

Ce n'est pas la première fois que UNB est frappé par des allégations de tricherie. À vrai dire, les rumeurs sont fréquentes pour plusieurs équipes des Maritimes, qui réussissent à attirer des joueurs de partout au pays. Par exemple, seulement six des 21 membres des Reds sont originaires de la province alors que neuf sont Ontariens.

«Lorsque j'ai rencontré les entraîneurs de la conférence des Sports universitaires de l'Ontario, ils étaient tous, particulièrement ceux de la région de Toronto, vraiment outrés par la situation et par la quantité de joueurs qui, pour la même qualité de programme et d'enseignement, vont choisir une université dans les Maritimes. Si ces universités suivent le règlement et ne donnent pas d'argent à ces joueurs, ça leur coûtera très cher d'aller dans les Maritimes plutôt que de rester chez papa et maman. Si j'ai besoin de lait, je vais au dépanneur à côté de chez moi, je ne fais pas 25 km pour aller le chercher à Shawinigan.»

Le Trifluvien Antoine Houde-Caron a évolué avec UNB pendant trois campagnes après son stage dans la LHJMQ. Celui-ci ne croit pas qu'un système de paiement ait été instauré par les Reds, mais convient que les budgets sont bien plus élevés dans les Maritimes. «S'ils font ça pour un ou deux joueurs, ils gardent ça très low profile. Personnellement, je ne l'ai jamais vu et je n'ai aucune preuve en ce sens.»

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