Pierre-Marc Doyon au Ironman: «Je ne l'ai pas volé!»

Pierre-Marc Doyon a mené du début à la... (Photo: Facebook)

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Pierre-Marc Doyon a mené du début à la fin dans la catégorie des 18-24 ans, samedi, lors du Championnat du monde Ironman à Kona. Il a notamment bouclé les 180,25 km de vélo en 5 h 00 min 14 sec.

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La semaine avait pourtant bien mal commencé pour Pierre-Marc Doyon. Vol retardé, une courte première nuit de sommeil et une crevaison sur son vélo: tout semblait jouer en sa défaveur à l'approche du Championnat du monde Ironman à Hawaii, son troisième en autant d'années.

Confronté à la chaleur extrême propre à l'archipel hawaiien, aux vagues et au vent, le triathlète originaire de la région de Québec est pourtant devenu, samedi, le maître incontesté de sa discipline chez les 18-24 ans. Comble de bonheur, ce titre planétaire, il l'a décroché lors de la journée qu'il qualifie comme étant la plus difficile de sa carrière.

«C'était épouvantable. En fait, ça ne s'est jamais vraiment passé comme je le désirais pendant le parcours, mis à part peut-être les derniers kilomètres de course, alors que je sentais la victoire approcher», confiait le membre du club Trimégo au Nouvelliste, hier, depuis Hawaii.

Doyon a réalisé un chrono de 9 h 17 min 42 sec, lui qui fut particulièrement brillant à l'étape de la natation (3,86 km en 53 min 40 sec). Il a par la suite attaqué les 180,25 km de vélo en 5 h 00 min 14 sec, avant de compléter le marathon avec un temps de 3 h 18 min 28 sec.

«Je suis surpris, mais je ne l'ai pas volé! Considérant que je suis arrivé tard à Hawaii, je n'ai pas eu autant de temps pour m'adapter. Oui, je visais un podium, mais je savais également que la victoire était possible. Quand tu franchis le fil d'arrivée et que Mike Reilly scande ton nom en spécifiant que tu deviens champion mondial, c'est quelque chose d'incroyable. Ça n'a pas de prix!»

En fait, oui, ça en a un. Le protégé de l'équipe Timex injecte environ 30 000 $ par année, depuis trois ans, afin de vivre son rêve. C'est sans compter la trentaine d'heures qu'il passe à l'entraînement à chaque semaine. Ce train de vie, il le mène avec l'objectif avoué de devenir un professionnel d'ici deux ans.

«C'est pour ça que je souhaite être encore plus compétitif. Je vise un chrono en-dessous des neuf heures pour les Ironman et sous les quatre heures pour les demis. C'est pas mal le temps fixé pour les pros.»

Pierre-Marc Doyon s'offre maintenant une pause bien méritée, avant de reprendre le boulot d'ici une quinzaine de jours.

Trois autres triathlètes terminent la course

La Mauricie a de nouveau fait belle figure à Kona puisque trois autres athlètes d'ici prenaient part à la compétition. André Alie s'est bien classé en terminant 113e sur 279 dans la catégorie des 40-44 ans. L'enseignant de Saint-Léonard-d'Aston a bouclé le parcours en 10 h16 min 41 sec, bon pour le 575e échelon au cumulatif.

Jean Gauvin (50-54 ans), du secteur Sainte-Flore à Shawinigan, a conclu son éreintante journée après 11 h 34 min 51 sec d'efforts, finissant 85e sur 179 et 1173e au total. Marc Déry, débarqué à Hawaii avec une bonne dose de stress, a été en mesure de compléter son 15e Ironman en carrière (16 h 13 min 21 sec).

Précision

Contrairement à ce qui avait été mentionné dans l'article de samedi, Alain Deschenes, qui devait lui aussi participer au championnat mondial, ne s'est pas blessé à l'entraînement, mais bien en revenant d'une séance de photos pour Le Nouvelliste.

Le Trifluvien, inscrit chez les 60-64 ans, circulait à vélo à environ 20 km/h avec ses souliers de course lorsqu'il a chuté. L'expérimenté triathlète s'est fracturé la clavicule droite ainsi que le poignet et le coude gauche. Il avait de bonnes chances de réaliser un podium.

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