Ironman: à Kona comme dans un sauna

Jean Gauvin, Marc Déry et André Alie ont... (PHOTO: MATHIEU BOUVETTE)

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Jean Gauvin, Marc Déry et André Alie ont souffert pendant des mois à l'entraînement pour se préparer en vue de la compétition de samedi. Alain Deschenes (le dernier à droite) devait aussi participer au championnat mondial, mais il s'est blessé pendant une séance de vélo jeudi. Absent sur la photo: Pierre-Marc Doyon.

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(Trois-Rivières) Les saisons sont longues pour les athlètes d'endurance en triathlon. Et pour certains chanceux qui se rendent jusqu'au bout, lire le Championnat du monde Ironman, livrer une performance à Kona constitue rien de moins que le sacre ultime, peu importe le résultat. Triompher de la chaleur accablante relève de l'exploit. Les quatre «hommes de fer» de la région, présents à Hawaii cette semaine pour le grand rendez-vous planétaire, en sont bien conscients.

«C'est un vrai sauna!»

André Alie ne pouvait utiliser meilleure analogie pour décrire ce qu'un participant ressent en s'exécutant sur l'éreintant parcours. Mais on ne souffre pas pendant tous ces mois pour abdiquer sur la ligne de départ. S'il a mis trois bonnes journées pour se sentir à l'aise dans ce climat tropical, il était d'attaque, lorsque

Le Nouvelliste l'a contacté mercredi, en vue de la course de samedi.

«On a tous le même objectif: avoir du plaisir. Il n'y a pas vraiment de balises pour une première année. Depuis que je suis arrivé sur l'île, je découvre les merveilles du paysage. C'est un décor à couper le souffle, donc très motivant.»

Alie, de Saint-Léonard-d'Aston, vivra son baptême de feu à Kailua-Kona en compagnie de trois autres triathlètes d'ici, soit Jean Gauvin (secteur Sainte-Flore à Shawinigan), Marc Déry (Batiscan) et le Trifluvien d'adoption Pierre-Marc Doyon. Tous ont obtenu leur qualification en cours d'année. Déry, quant à lui, a profité d'une loterie grâce au programme Ironman Legacy, qui reconnaît la persévérance des athlètes d'expérience.

«Ce sera l'aventure d'une vie, sourit Gauvin. Ça respire le Ironman dans les rues. En plus, en côtoyant des gens de partout, on réalise à quel point c'est immense. C'est complètement différent de Lake Placid!»

Inscrit chez les 50-54 ans, il est bien conscient qu'il devra doser ses efforts, histoire de ne pas sauter le moteur, comme il se plaît à le dire. «Ma force, c'est le marathon. Mais je devrai faire attention pour ne pas me retrouver au-dessus de mes affaires. À cinq minutes du kilomètre, ça devrait bien aller.»

Pierre-Marc Doyon, pour sa part, a vécu des heures angoissantes en début de semaine. Son vol de San Francisco vers Hawaii a d'abord été retardé, puis une crevaison sur son vélo l'a forcé à ronger son frein une fois rendu sur place.

Philosophe, le jeune homme de 24 ans a pris le tout avec un grain de sel.

«J'aime mieux que la malchance me coure après avant la compétition! J'ai repris le contrôle depuis et j'ai eu le temps de me reposer», assure celui qui visera une place sur le podium dans la classe 18-24. «J'ai réussi à finir deuxième au championnat mondial 70.3 et je suis normalement plus à l'aise sur la longue distance, alors je suis confiant.»

L'un des entraîneurs du club Trimégo, qui regroupe quatre des cinq participants, se montre également enthousiaste. Pascal Dufresne supervise ses protégés depuis longtemps, donc il les connaît plutôt bien. «Pour eux, c'est un peu leur lune de miel, sourit-il. Ils sont tous dans un bon état d'esprit, même si le feeling est le même que de faire de l'activité physique, pendant dix heures, dans un sauna!»

Déry est bien placé pour en parler, lui qui a souvent de la difficulté à composer avec la chaleur intense. «Ça allait mal en début de semaine. Je sais que la portion course sera ardue. J'ai vu Steeve Carpentier et Luc Grondin performer ici en 2012, je sais un peu à quoi m'attendre. Terminer cette course, pour célébrer mon 15e Ironman à vie, ce sera parfait!»

Alain Deschenes n'aura pas cette chance. Le Trifluvien (60-64 ans) s'est blessé à l'entraînement jeudi et il devra passer son tour pour cette année, lui qui aurait pris part à son quatrième mondial. Comme quoi il faut en profiter quand le train passe.

Une compétition Ironman se déroule en trois étapes. Les participants doivent d'abord attaquer un parcours de 3,86 km à la nage, puis enfourcher leur vélo pour une randonnée de 180,25 km. Le tout se termine avec un marathon (42,2 km).

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