Elissa Alarie lorgne Rio 2016

Après les succès encourus en rugby à 15... (Photo: AFP)

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Après les succès encourus en rugby à 15 lors de la Coupe du monde l'été dernier, Elissa Alarie et les membres de l'équipe nationale de rugby à sept s'attaqueront à un important tournoi planétaire au cours des prochains mois. Celui-ci pourrait les mener jusqu'aux Jeux olympiques de Rio, en 2016.

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Difficile pour les joueuses de l'équipe canadienne de passer inaperçues depuis la fin de l'été. Inconnues aux yeux du public en général avant leur épatante deuxième place à la Coupe du monde de rugby à 15, les filles sont devenues les chouchous du sport amateur collectif au pays.

Dans les circonstances, on comprend Elissa Alarie qui admet, près de deux mois après la défaite en finale subie face aux Anglaises, flotter encore sur son petit nuage!

«Plusieurs événements nous le rappellent. Il n'y a pas si longtemps, quelques joueuses ont eu l'occasion de participer à la mise au jeu protocolaire dans une partie des Canucks à Vancouver», sourit l'arrière originaire de Trois-Rivières, rendue célèbre le 13 août lors de la rencontre demi-finale qui opposait les Canadiennes à la sélection française.

Après une habile feinte, Alarie a décampé vers la zone des buts pour inscrire un premier essai, pavant la voie à un gain émotif et mémorable de 18-16. «Je revois souvent la séquence dans ma tête. Sinon, c'est à la télévision! Les gens nous accrochent dans la rue pour nous féliciter, on ne voyait jamais ça auparavant.»

Vers les Olympiques

Les vices-championnes du monde ont eu deux semaines pour décompresser à la suite de leur retour d'Europe. Pour Alarie et cinq ou six autres joueuses, le temps est maintenant venu de se concentrer sur les activités du rugby à sept, seul sport olympique de la discipline. Et le Canada voit grand, surtout après les résultats encourageants obtenus en France en rugby à 15.

L'équipe a quitté pour l'Australie cette semaine, où des rencontres préparatoires auront lieu, question de préparer les troupes en vue du début des activités de la prestigieuse série IRB, prévu à Dubaï aux Émirats arabes unis. Des 12 pays inscrits sur le circuit, les quatre meilleurs mériteront un billet pour Rio 2016. Une autre compétition d'envergure que les membres de l'unifolié ne veulent pas louper.

«Les Olympiques, c'est un rêve. On va donc attaquer la série IRB en pensant à Rio.»

Ambitieuses, les Canadiennes ont le droit d'espérer: elles ont pris le troisième rang en 2013 et le deuxième à la dernière Coupe du monde. «On a cette tendance un peu frustrante de souvent finir deuxièmes, rigole Alarie. Cette fois, on vise la médaille d'or. Ce qui est intéressant, c'est que la série s'arrêtera à Langford, où se situe notre centre national en Colombie-Britannique, à la mi-avril. Il s'agira d'une grande première pour nous, les filles ont hâte de jouer devant le public.»

Effet d'entraînement

En Océanie, 21 joueuses, dont plusieurs jeunes, passeront sous la loupe de l'entraîneur-chef John Tait. Elles ne seront toutefois pas toutes éligibles à voyager pour la quête de la qualification olympique. «Je pense que le parcours de l'équipe à 15 peut avoir un effet positif d'entraînement, bien que les deux sports comportent beaucoup de différences.»

Elle avoue d'ailleurs être plus à l'aise au rugby à 15. Plus expérimentée, en fait. «J'apprends beaucoup au rugby à sept. Une fois la balle en jeu, l'essence demeure la même, bien qu'il y ait pas mal plus de sprints au sept.»

Les matchs sont plus courts également: des 80 minutes du rugby à 15, on passe à 14 pour la deuxième discipline (et à 20 dans le cadre des finales). «Les erreurs coûtent plus cher aussi. Pour une arrière comme moi, il y a peut-être davantage de périodes de repos au 15. Tu peux fatiguer l'adversaire pendant 80 minutes alors que dans l'autre, il y a de belles actions et c'est un peu plus individuel. C'est plus spectaculaire également pour le téléspectateur et il y a jusqu'à trois parties par jour.»

Après cette importante ronde qualificative, Elissa Alarie aura d'importantes décisions à prendre quant à son avenir. Une Coupe du monde de rugby à 15 aura lieu en 2017, l'année suivant les Jeux. D'ici là toutefois, l'énergie est focalisée en vue de Rio ainsi que des Panaméricains de Toronto, présentés environ 12 mois avant le grand rendez-vous planétaire. «Ça va bouger pas mal dans les mois à venir, mais c'est ce qui nous garde motivées», sourit celle qui trouvera un peu de temps, pendant la période des Fêtes, pour visiter sa famille en Mauricie.

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