Janie Guimond confiante, malgré les déceptions

Les joueuses de l'équipe canadienne de volleyball, dont...

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Les joueuses de l'équipe canadienne de volleyball, dont fait partie la Bécancouroise Janie Guimond (la numéro 1 au centre), ont vécu une déception en Italie lors des plus récents championnats mondiaux.

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pleine d'espoir à la veille des Championnats du monde de volleyball féminin, Janie Guimond a dû se rendre à l'évidence: les Canadiennes n'étaient pas encore tout à fait prêtes pour rivaliser sur une base régulière avec les meilleures nations de la planète en Italie.

Il s'agit d'un dur constat pour la libéro originaire de Bécancour, qui misait beaucoup sur cette présence de l'équipe aux mondiaux pour mettre la table en vue des prochaines qualifications olympiques. D'autant plus qu'il s'agira probablement de ses deux dernières années avec la sélection nationale.

Jointe par Le Nouvelliste sur l'île de Krk en Croatie, où elle profitait de quelques jours de vacances après un été sans trop de repos, l'athlète de 30 ans appréhende désormais les mois à venir avec la volonté de continuer à construire le groupe, dont le but avoué est de se classer pour Rio 2016. «C'est crève-coeur de se promener dans les rues, ici, et de voir les Croates encourager leur équipe sur des écrans géants. On déambule avec notre sac à dos aux couleurs du Canada et on se dit que nous pourrions être à leur place.»

Non, ce n'est pas facile de regarder passer la parade. L'amertume pourrait atteindre des sommets alors que Guimond et sa coéquipière Tesca Andrew-Wasylik, l'autre libéro de la formation, retourneront dans le pays-hôte de la compétition le jour de la finale, à Milan. Il n'est pas impossible que les deux amies assistent à la rencontre.

«L'été a été long et un peu décevant, autant en Italie que lors de la Coupe Panam ou au Grand Prix. Physiquement et mentalement, ça demande beaucoup d'énergie. Nous voulions gagner deux matchs au championnat, mais nous n'avons pas atteint l'objectif. Pourtant, si on souhaite se qualifier pour les Jeux un jour, il faut vaincre les meilleures.»

«Le plus frustrant, c'est que nous sommes conscientes d'avoir du talent et le potentiel nécessaire. Chacune de notre côté, nous devons faire l'exercice pour comprendre ce qui a cloché, question d'être plus exigeantes. Ils sont quelques-uns à croire, sur le circuit, qu'on forme un bon groupe sur papier. Je partage leur vision!»

Sans contrat professionnel

Les joueuses auront l'occasion de réfléchir sur les plus récents insuccès, car les saisons professionnelles à travers le globe s'amorceront bientôt. Pour Guimond cependant, il n'y a toujours pas de contrat à l'horizon. Celle qui évoluait en France l'an passé n'a pas reçu d'offres et n'avait pas manifesté d'intérêt à retourner avec le Terville Florange Olympique.

Cependant, la situation ne la tracasse pas outre mesure, puisque le centre national de Winnipeg, où elle a l'habitude de s'entraîner pendant une bonne partie de l'année, pourrait servir de plan B. «Ç'a toujours été plus dur de signer une libéro appartenant à une équipe nationale en raison des coûts de transfert. Aussi, je ne suis pas la plus forte en attaque et je ne mesure pas 6'6» non plus. N'empêche, à Winnipeg, j'aurai toujours l'occasion de peaufiner mon jeu, car je suis une fille aussi à l'aise à l'entraînement qu'en compétition.»

Il faut dire que l'ancienne joueuse des Diablos a souvent voyagé entre le Manitoba et le continent européen depuis trois ans. Quand elle ne défendait pas les couleurs de son club pro, elle se rassemblait avec les autres filles de l'équipe canadienne. «J'ai trouvé ça pénible parfois, surtout que j'avais des gros problèmes de hanche l'an dernier. J'avais peur pour l'arthrite. Aujourd'hui, non seulement je me sens en pleine forme, mais je veux continuer à faire progresser le Canada sur la scène internationale.»

Normal, la libéro utilisée en défensive carbure aux défis depuis toujours. Même en vacances, elle prend plaisir à attaquer les sentiers de vélo de montagne, en compagnie de Andrew-Wasylik. Les journées sur la plage, ce n'est pas pour elle. «On n'a pas le choix d'être sévère envers soi-même. Si on veut gagner, franchir ce fameux step' qui nous sépare encore de l'élite mondiale, il faut prendre les grands moyens.»

Comme passer l'hiver dans une ville des Prairies où le mercure chute parfois sous les -30 degrés Celsius!

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