Cataractes: il ne manquait que le jeu de puissance...

Les Cataractes ont raté quelques belles occasions face... (PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS)

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Les Cataractes ont raté quelques belles occasions face à l'Océanic, qui s'est finalement sauvé avec la victoire vendredi.

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(Shawinigan) Pour battre la meilleure équipe au Canada quand tu disposes d'une jeune formation, tu as besoin de tous tes outils. La rage y était, la conscience défensive aussi. Ajoutez quelques beaux flashs offensifs, et un Marvin Cüpper fidèle à lui-même et il ne manquait que le réveil du jeu de puissance pour permettre aux Cataractes de surprendre l'Océanic vendredi soir devant plus de 2300 personnes réunies au centre Gervais Auto. Blanchis en sept tentatives en avantage numérique - dont deux séquences à cinq contre trois en deuxième -, les équipiers de Martin Bernard ont donc dû s'avouer vaincus par la marque de 1-0 face à la troupe rimouskoise de Serge Beausoleil.

Ce duel pour la tête de la division Est n'a pas manqué de piquant, même si le seul filet de la soirée a été inscrit après plus de 53 minutes d'action. C'est le capitaine Alexis Loiseau qui a départagé les deux clubs à l'aide d'un tir des poignets voilé qui a eu raison de Cüpper.

Si Loiseau a ainsi pu procurer une sixième victoire en sept sorties à l'Océanic, c'est parce que le jeu de puissance des locaux a été d'une stérilité déconcertante hier soir. Non seulement les Shawiniganais n'ont pas été en mesure de battre Philippe Desrosiers malgré toutes ces minutes avec l'avantage d'un homme, mais ils ne l'ont guère menacé. Vous avez probablement assez des doigts d'une seule main pour comptabiliser le nombre de tirs puisés à travers cette unité qui n'avait rien de spéciale hier!

Desrosiers a toutefois eu à se signaler à égalité numérique, particulièrement en deuxième période. Il a notamment volé à deux reprises Anthony Beauvillier pour garder les cadrans à zéro. En troisième, l'Océanic a pressé le pas, jusqu'au but victorieux de Loiseau.

Stabilité souhaitée

Après le dépôt des armes, Bernard savait qu'il allait être questionné sur son avantage numérique. Sachez que le pilote des Cataractes a un plan pour remettre cette facette du jeu sur les rails. «Je m'attendais à ce que ça soit la première question! Le jeu de puissance, c'est une question de timing de cohésion, et à un moment donné va falloir garder nos gars ensemble pour qu'ils développent une chimie. On a fait plusieurs expériences depuis le début de la saison, on va opter pour davantage de stabilité au cours des prochains matchs. Facile de critiquer quand les résultats ne sont pas là mais va falloir être un peu patient, même si je suis d'accord que ça va prendre plus de lancers au filet», soulignait l'entraîneur-chef, en rendant hommage à ses rivaux. 

«En début de saison, notre avantage numérique axé sur le contrôle de rondelle a connu du succès mais depuis, les autres clubs ont trouvé les bons ajustement. C'est à nous à varier davantage notre jeu.»

Pour le reste, Bernard se disait satisfait de la performance de son équipe, dominée 35-22 dans la colonne des tirs au but. «On affrontait la meilleure équipe au Canada! C'est facile de juste regarder les tirs au but mais selon nous, on a eu l'avantage 17-15 dans les chances de marquer. Oui, l'Océanic a dominé en troisième, on a vu sa maturité. On n'aime pas perdre mais on a fait des bonnes choses quand même. Quand tu vois un Vincent Dunn s'en prendre à nos 17 ans, c'est parce qu'ils dérangent. Quand tu vois des défenseurs débarquer au début d'une présence parce que l'autre équipe veut mieux maîtriser Beauvillier et Yann qui n'ont que 17 ans, c'est une autre preuve qu'ils dérangent. Il ne faut pas oublier que nous avons une équipe en croissance et un match comme celui-là nous aide à progresser.»

Dans l'autre camp, Serge Beausoleil disait ne pas trop avoir apprécié sa soirée. «Je commençais à avoir hâte qu'on joue en équipe. Les Cataractes ont joué avec beaucoup plus d'aplomb que nous aujourd'hui. Il y a du talent, de la vitesse de l'autre côté, et ils jouent ensemble, ça crève les yeux. De notre côté, on s'est parlé après la deuxième, ça s'est mieux passé en troisième. Mais on peut jouer beaucoup mieux.»

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