Un défi qui stimule Philippe Boucher

Non seulement Philippe Boucher doit-il s'acclimater à une... (Photo: Le Soleil)

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Non seulement Philippe Boucher doit-il s'acclimater à une nouvelle organisation, il doit aussi se familiariser avec un nouveau rôle, celui d'entraîneur-chef d'une équipe de la LHJMQ.

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Steve Turcotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il faut avoir du cran pour succéder à une icône comme Patrick Roy. Et la couenne dure pour survivre à des débuts chaotiques tout en suivant le plan établi!

En l'espace de quelques semaines, Philippe Boucher a eu la chance de montrer qu'il avait ces deux qualités dans son sac à outils, alors que ses Remparts de Québec ont eu un mal fou à sortir des blocs. L'ex-patron hockey de l'Océanic de Rimouski, qui a accepté le défi de prendre la place d'une légende vivante dans la Vieille Capitale, n'avait pas anticipé un départ aussi rugueux, mais il a réussi à négocier le virage et ses Remparts sont de retour au-dessus de la barre des ,500, eux qui n'ont perdu que deux matchs en temps réglementaire au cours de leurs 10 dernières sorties.

«En début de saison, nous n'avions pas un calendrier facile, et nous devions composer avec des blessures. Et puis, on jouait mal!», explique sans détour l'ex-défenseur de la LNH. «L'important, c'était d'apprendre de cette adversité. Une équipe de hockey junior, c'est en constante recherche d'identité. On s'est resserré, on s'est rendu compte que notre talent n'était pas suffisant sans travail puis ça s'est mis à débloquer», relate-t-il.

Cette période de turbulences à aussi permis à Boucher de constater qu'il était à sa place derrière le banc. «Ce fut un bon test pour savoir si j'aimais ça! Dans une période comme celle-là, tu te remets en question, tu cherches des solutions, tu travailles étroitement avec les joueurs. C'est stimulant... et c'est différent du travail de dg où ton travail consiste essentiellement à régler des problèmes! C'est rare qu'un agent t'appelle quand son joueur pète le feu!», rigole Boucher, qui dit ne pas trop ressentir la pression qui vient avec le fait de passer après Roy. «On ne remplace pas un gars comme ça, de toute façon. C'est important de faire les choses à ma manière, et c'est ce que je fais.»

Maintenant que le pilote a redressé la barque, le directeur-gérant s'apprête à rencontrer ses patrons pour modeler un plan de match en vue de la prochaine période de transactions. Les Remparts, en lice pour obtenir le privilège de tenir le tournoi de la Coupe Memorial l'an prochain dans leur cour, devront probablement accepter de passer les Fêtes dans la peau de vendeurs, s'ils veulent présenter un alignement en mesure de s'affirmer sur la scène nationale l'an prochain.

«Je suis proche de Claude Rousseau, on va bientôt discuter de la route que l'on veut prendre. Nous avons des décisions à prendre, c'est clair. Mais il serait surprenant que nous décidions de tout miser en vue de l'an prochain», confie Boucher.

«Les transactions, ce n'est pas la seule façon de s'améliorer. Il y a d'excellents joueurs qui nous appartiennent sur nos listes, aussi. Et il y a la progression de nos jeunes qui entrent dans l'équation. D'ailleurs, j'aurais pu amorcer la saison avec trois défenseurs de 20 ans, l'option la plus sécurisante pour un entraîneur, car ils peuvent tous jouer25 minutes par match. On a décidé pourtant d'en laisser un partir, afin de maximiser le développement de nos jeunes défenseurs. Nous avons déjà des joueurs élites comme Duclair et Erne, nous savons que nous pourrons aligner deux très bons Européens. Nous avons plusieurs ingrédients à notre disposition pour monter une équipe très solide en vue de l'an prochain.»

Parmi les joueurs qui appartiennent aux Remparts, il y a le dossieur de Noah Haniflin, dont les qualités ont déjà été comparées à celles de Seth Jones. Haniflin a décidé de poursuivre son développement aux États-Unis cette saison, mais les Remparts n'ont pas abandonné l'idée de l'attirer chez eux l'an prochain. Boucher a eu du succès avec l'Océanic avec ce genre de dossiers, réussira-t-il un autre coup de circuit?

«Notre intention, c'est de parler à la famille au cours de l'été. On l'a fait l'été dernier. C'est important d'avoir une bonne relation avec la famille, sans la tanner. Il y a tant de choses fausses qui se disent sur la LHJMQ, il faut juste s'assurer que ces jeunes et leurs familles sachent quel environnement on peut leur offrir. Avec toutes les informations en main, parfois les données changent... »

En terminant, Boucher a eu de bons mots pour l'ex-Cataractes Raphaël Maheux, qu'il a acquis avec un choix de sixième ronde pendant le camp d'entraînement en retour d'un choix de deuxième tour. «Il est correct. Il a eu des hauts et des bas, comme nos autres défenseurs de 16 et 17 ans. À cet âge, la constance est plus difficile à aller chercher. J'ai toujours aimé ce joueur, depuis que les Cataractes l'ont repêché. Il a le package'', le lancer des pros, la force physique, il faut juste qu'il apprenne à bien juger ses qualités et ses faiblesses.»

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