Le directeur exécutif du Sport Universitaire de l'Ontario, Ward Dilse, s'est dit parfaitement en accord avec la décision rendue par le comité de discipline. «Nous appuyons cette décision. Une enquête approfondie a été menée et l'incident n'a pas été pris à la légère. Le comité mis en place en est venu à la conclusion que le geste posé méritait une telle sanction. Ce n'était pas une décision facile à rendre, mais c'était la décision qu'il fallait prendre. C'est la première fois que je suis témoin d'une sanction de cette ampleur depuis que je suis avec le Sport Universitaire de l'Ontario.»
Cette sanction servira-t-elle d'exemple pour les autres joueurs? «Absolument! C'est notre intention de faire passer un message, non seulement pour les joueurs qui évoluent présentement dans notre circuit, mais aussi pour tous ceux qui vont s'y joindre éventuellement. Nous ne tolérerons pas des gestes comme celui-là.»
Dans un communiqué émis par le SUO, Brett Cook, qui a présenté ses excuses à l'officiel Nicolas Piché, a dit assumer l'entière responsabilité pour ses actions du 23 février dernier. «Ce que j'ai fait était mal, purement et simplement. Mes coéquipiers, mes entraîneurs et moi-même sommes heureux que Monsieur (Nicolas) Piché n'ait pas été blessé. Je suis sincèrement désolé d'avoir posé ce geste, d'avoir mis mon université (Nipissing), le SUO, le Sport Interuniversitaire Canadien (SIC) dans l'embarras et d'avoir nui à l'intégrité du hockey; j'accepte pleinement les sanctions qui m'ont été imposées.»
Mike McParland, entraîneur des Lakers, a laissé savoir que son défenseur était repentant et qu'il avait pleinement collaboré avec les autorité du SUO de même qu'à l'enquête interne de son université. «L'Université de Nipissing prend cet incident très au sérieux et nous respectons la décision rendue par la ligue, a d'ailleurs expliqué Vito Castiglione, directeur des sports. Nous avons complété notre propre enquête interne en regard de notre Code de conduite de l'athlète. Nous allons supporter Brett autant à l'extérieur des cours qu'en classe et nous allons l'aider afin qu'il puisse atteindre ses objectifs personnels et académiques.»
Pour l'entraîneur des Patriotes, Gilles Bouchard, il ne fait aucun doute que la sanction rendue est la bonne. «Le message est clair et c'est correct comme ça. Je ne suis pas sûr qu'il va y avoir une récidive au cours des 10 prochaines années! Un geste comme ça n'a pas sa place dans notre ligue, ni dans aucune ligue d'ailleurs. Si tu ne contrôles pas tes émotions, tu peux mettre non seulement ton équipe dans le trouble, mais aussi ton université et tout le hockey universitaire. Ce n'est pas bon pour l'image.»
Interrogé à savoir s'il avait été consulté pour donner sa version des événements durant l'enquête du SUO, Bouchard a confié qu'on ne l'avait pas contacté. «On ne m'a jamais téléphoné et je n'ai pas entendu que quelqu'un dans l'entourage de l'équipe a été contacté pour ça.»
La Mauricie n'aura donc guère porté chance à Brett Cook.
Non seulement a-t-il été sévèrement réprimandé pour son geste posé le 23 février dernier au Colisée de Trois-Rivières, mais il a aussi vécu une amère déception le 27 mai 2012 quand les Knights de London, pour lesquels il s'alignait, se sont inclinés en finale de la Coupe Memorial face aux Cataractes de Shawinigan dans un Centre Bionest en délire...