Trois-Rivières, un modèle à suivre

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Serge L'heureux
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) On s'en rend moins compte parce qu'on vit ici - et on ne croit pas toujours le maire Lévesque quand il le claironne sur toutes les tribunes - mais la nouvelle ville de Trois-Rivières est souvent citée en exemple, ailleurs au Québec, quand on parle de développement du sport et du loisir.

Présent lors des rencontres avec les directeurs des loisirs des autres municipalités, Michel Lemieux a été à même de le constater. «Les gens ont une très, très bonne opinion de Trois-Rivières, indique-t-il. Déjà à Trois-Rivières-Ouest, on avait fait des belles choses: on a construit une bibliothèque qui était un modèle, on a développé le parc Laviolette qui est, encore aujourd'hui, un des plus beaux parcs de la ville, mais ce dont je suis le plus fier, c'est d'avoir participé, avec des gars comme Michel Morin, Jean-François Picard et Michel Byette, au Complexe sportif Alphone-Desjardins, et d'avoir réussi à mettre en place une entente scolaire-municipal, avec l'harmonie qui se reflète entre les deux administrations. On le dit dans la province, dans les rencontres des plus grandes villes, et les gens nous disent: Toi, t'es au paradis!''.»

«Chez nous, le citoyen est au centre de nos préoccupations, reprend-il; on ne le fera pas payer deux fois. On développe donc des endroits qui servent autant durant les heures scolaires qu'en dehors, autant pour les jeunes que pour les adultes. Le CSAD est un modèle au Québec; on est en avance des milles sur bien du monde, là-dessus. Si tu m'avais dit ça en 2002, j'aurais ri, et j'aurais probablement dit que tu exagérais. Pourtant, on l'a fait! On n'a rien à envier à personne!».

Avec la construction prochaine d'un nouveau Colisée, la région se dotera du dernier grand équipement sportif qui lui manquait. Il va rester ensuite à en développer tout le potentiel. «On sait très bien que certaines formes d'activité sportive, entre autres les événements d'envergure, ont de fortes retombées économiques pour la ville. On veut exploiter ça. Ça sert l'économie, et aussi le développement des disciplines qui sont en lien avec ça.»

En 35 ans de service, on ne peut pas tout faire, ni tout réaliser ce qu'on souhaitait. Michel Lemieux quitte avec quelques regrets... et de beaux souvenirs. «Le fait marquant de ma carrière, ce sont probablement les Jeux du Québec, en 1999. Ça représente trois ans de préparation, de logistique; les Jeux du Québec, c'est unique.»

Au chapitre des déceptions, il cite notamment la construction d'une deuxième glace à Trois-Rivières-Ouest, qui ne s'est pas réalisée. «La situation ne s'y prête pas; il va falloir attendre quelques années. C'est plus important d'avoir le Colisée au CSAD en ce moment, estime-t-il. J'aurais aussi aimé qu'on puisse construire un pavillon de service au parc Martin-Bergeron, du même type que celui du parc Laviolette.»

Voilà sans doute quelques projets que le successeur de Michel Lemieux pourrait placer à son agenda!

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