Un témoin de l'évolution du loisir municipal

Le directeur du Service des loisirs et des... (Photo: François Gervais)

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Le directeur du Service des loisirs et des services communautaires à la Ville de Trois-Rivières, Michel Lemieux, prendra sa retraite vendredi après avoir vécu l'évolution du loisir municipal au cours des 35 dernières années.

Photo: François Gervais

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Serge L'Heureux
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Je suis la mémoire des loisirs à Trois-Rivières. Et là, ils vont perdre la mémoire!»

Ce vendredi, l'actuel directeur des loisirs et des services communautaires à la Ville de Trois-Rivières, Michel Lemieux, prend sa retraite après une carrière de 35 ans dans le milieu municipal, d'abord à l'ancienne Ville de Trois-Rivières-Ouest puis, depuis la fusion de 2002, à la Ville de Trois-Rivières. Il sera remplacé par Jean-Marc Bergeron.

«Je me compte excessivement chanceux d'avoir travaillé dans un milieu comme Trois-Rivières, affirme-t-il. La ville a grossi après la fusion, mais elle n'est pas devenue énorme. Nous sommes restés proches de nos bénévoles, et ç'a été valorisant de travailler avec des gens compétents, mais là, après 35 ans, j'ai fait le tour. Je suis rendu à cette étape-là, la retraite.»

Devenu directeur des loisirs de Trois-Rivières-Ouest à 24 ans seulement en 1979, Lemieux a été associé aux grands projets qui ont marqué le développement du sport et du loisir communautaire.

«Dans les années 70, les gens ont commencé à comprendre l'importance de l'activité physique, du loisir. Ç'a amené les villes, d'abord les grandes puis les plus petites, à créer leur propre Service des loisirs. J'ai été chanceux d'avoir une carrière qui s'est échelonnée sur cinq décennies, et de voir l'évolution de ça. Dans les années 70, les gens disaient que le Service des loisirs serait le premier à être coupé par le conseil municipal; c'est drôle, on n'a jamais levé les pattes! Aujourd'hui, tu ne peux plus te passer d'un service des loisirs dans une ville; c'est intimement lié à la qualité de vie des gens, et toutes les campagnes sur les saines habitudes de vie sont liées au loisir.»

«Je dis parfois que le Service des loisirs, dans une ville, est le moins essentiel des services essentiels, sourit-il. Les gens ne sont pas prêts à perdre cette dimension-là. D'ailleurs, ils réagissent vite quand le conseil municipal, par exemple, veut leur enlever des services.»

Sans être un politicien lui-même, le directeur des loisirs dans une ville comme Trois-Rivières doit développer ce que Lemieux appelle un «sens politique». «Tu travailles de pair avec les membres du conseil, qui choisissent des orientations que tu dois respecter, note-t-il. Mais les fonctionnaires restent, alors que les élus doivent faire face à la population à tous les quatre ans... «

À Trois-Rivières comme ailleurs, la population vieillit. Peut-être même un peu plus à Trois-Rivières qu'ailleurs. «La couche des 45-65 ans est plus nombreuse que la couche des 25-45 ans, souligne-t-il. C'est particulier à Trois-Rivières. Il faut qu'on soit capable de s'adapter. Des gars comme moi qui arrivent à la retraite veulent avoir des activités, ils veulent continuer à bouger. Il va falloir qu'on suive.»

«Dans les années 70, on gérait les nouveaux équipements; on gérait la nouveauté, mais dans les années 80, on commençait à avoir des préoccupations de développement communautaire», se rappelle-t-il. Développement social, service direct aux citoyens étaient au menu dans les années 90, pour arriver aux années 2000 et une nouvelle préoccupation: la pratique libre. «Les gens veulent avoir un libre choix, une diversité de choix, constate-t-il. On a encore des activités réglementées, mais aujourd'hui, les familles font des activités ensemble. Ça nous a amenés à installer ou à développer des équipements adaptés à ça, comme les jeux d'eau dans les parcs, ou les pistes cyclables.»

Dans quelques jours, Michel Lemieux laissera à d'autres le soin de piloter les politiques de loisir de la ville. Même s'il se dit ouvert à d'autres propositions, il prévoit surtout relaxer dans les prochains mois. «Je suis un amateur de pêche, de chasse, j'adore bricoler. Je vais passer du temps avec ma famille, avec mes enfants et mes petits-enfants», prévoit-il.

Quelques oies blanches ne vont pas apprécier dans les prochains mois...

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