Scott Gomez restera chez lui

Le séjour de Scott Gomez dans l'organisation du... (Photo: La Presse)

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Le séjour de Scott Gomez dans l'organisation du Canadien est terminé. Le nouveau directeur-gérant Marc Bergevin lui a demandé de retourner chez lui en Alaska avant que ne s'amorce le camp d'entraînement hier. Son contrat sera racheté à la fin de la saison.

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Marc Tougas
La Presse Canadienne

Que le Canadien ait demandé à Scott Gomez de rester chez lui cette saison en attendant qu'on puisse racheter son contrat, cet été, c'est signe que la direction du Canadien a perdu pratiquement tout espoir de voir l'Américain de 33 ans retrouver ses qualités d'antan de fabricant de jeu. Mais Marc Bergevin n'a pas trop voulu l'admettre.

«Ça n'avait rien à voir avec son niveau de jeu. C'est ce qui était le mieux pour le Canadien et notre capacité d'aller de l'avant. En tant qu'organisation, il ne faut pas juste penser en fonction de la prochaine saison, mais des autres qui vont suivre. Et parmi tous les scénarios envisageables selon la nouvelle convention collective, c'est devenu la seule option possible», a déclaré le directeur général du Tricolore, dimanche au Complexe sportif Bell à Brossard, pendant que l'entraîneur Michel Therrien dirigeait sa première séance d'entraînement officielle à la barre de l'équipe montréalaise.

Bergevin n'avait effectivement pas tellement le choix de chasser Gomez dès le premier jour du camp puisqu'il tient mordicus à racheter son contrat, l'été prochain. Comme le prévoit la nouvelle convention collective, chaque club pourra racheter le pacte de deux joueurs avant la saison 2013-14 et voir leur salaire ne plus compter au plafond salarial. Cependant, tout joueur qui est blessé pendant la période de rachat ne sera pas admissible à passer par ce processus, d'où la décision du club montréalais d'éviter tout risque que Gomez subisse une blessure à long terme.

La direction du CH a donc choisi d'absorber le salaire de 7,3 millions $ US qui sera comptabilisé au sein du plafond salarial, cette saison, afin de pouvoir mieux l'effacer l'hiver prochain. Gomez en sera alors à la dernière année du contrat de sept ans d'une valeur de 51,1 millions $ qu'il a signé avec les Rangers de New York.

«Quand on considère que le plafond salarial va baisser la saison prochaine, on n'avait pas d'autre choix. La façon la plus prudente d'y arriver, sans risquer une blessure, c'est de lui payer son salaire pendant qu'il reste chez lui jusqu'à la période de rachat, a souligné Bergevin. Il y a eu quelques discussions (afin de l'échanger à un autre club), mais étant donné que le plafond va baisser, c'était impossible.

«Si ton centre no 1 empoche un tel salaire et qu'il produit, il n'y a pas de problème. Mais Scott, avec le rendement qu'il a eu les deux dernières années... Il faut dire que même s'il avait montré des signes de progrès, on aurait été obligé de l'échanger de toute manière. C'est une décision reliée à l'impact qu'il a sur le plafond salarial», a expliqué Bergevin, précisant que la somme dégagée permettra au Tricolore d'accorder de nouveaux contrats à certains jeunes joueurs qui poursuivent leur développement au sein du club.

«On a besoin de plus d'espace sous le plafond salarial en vue de la saison prochaine, a affirmé le d.g. recrue. C'est ce qui était le mieux pour l'avenir du club.»

Bergevin et le reste de la direction du Tricolore en sont arrivés à cette décision, samedi soir après 23h, quand ils ont pris connaissance des détails exacts de la nouvelle convention collective, devenue officielle quelques heures auparavant. Le d.g. a ensuite annoncé la nouvelle à Gomez à son bureau du Complexe sportif Bell, dimanche matin, dès 7h30.

«Scott a pris la nouvelle de manière très professionnelle, a affirmé Bergevin. Il comprend la situation.»

Gomez sera le seul joueur du Canadien à se retrouver dans cette situation... pour l'instant. Car Bergevin a reconnu qu'il n'a pas fini de chercher à se doter d'une plus grande marge de manoeuvre au niveau du plafond salarial. Il a dit que le renvoi de Gomez est «un pas» en ce sens.

«On va faire ce qui est le mieux pour le club, a-t-il dit. Je prendrai des décisions, au besoin, en temps et lieu.»

Ce qui signifie que d'autres hauts salariés du CH, tels que Tomas Kaberle et Rene Bourque, auront intérêt à connaître une bonne saison.

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