Les Panthères ont leur tanière

Le directeur général du Collège Marie-de-l'Incarnation, Réjean Lemay,... (Photo: François Gervais)

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Le directeur général du Collège Marie-de-l'Incarnation, Réjean Lemay, ainsi que le coordonnateur du nouveau programme de hockey scolaire des Panthères, Denis Francoeur, posent fièrement dans les nouveaux vestiaires de l'équipe à l'aréna Fernand-Asselin.

Photo: François Gervais

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Quatre mois jour pour jour après avoir participé à une première séance d'entraînement, les Panthères du Collège Marie-de-l'Incarnation ont inauguré leurs nouvelles installations à l'aréna Fernand-Asselin, hier, au même moment où les dirigeants acheminaient une demande officielle afin d'intégrer, dès l'an prochain, la Ligue de hockey préparatoire scolaire. Une journée faste, c'est le cas de le dire!

À l'image des clubs professionnels, ces joueurs atomes encadrés par Denis Francoeur jouiront d'un environnement aux couleurs de leur formation. Les deux vestiaires ainsi que le bureau du coordonnateur ont été aménagés par les propriétaires de l'aréna.

Une entente renouvelable de trois ans lie également les deux partenaires, au grand bonheur des hockeyeurs.

«Leurs yeux s'illuminent quand ils entrent dans le vestiaire, c'est beau à voir. On constate qu'il y a un fort sentiment d'appartenance, la chimie est bien installée dans le groupe et les gars ont hâte de sauter sur la glace quand ils se lèvent le matin. Ils ressemblent à des tornades quand ils se pointent ici», sourit Francoeur, qui coordonne ce nouveau programme destiné à l'élite.

Déjà 21 joueurs d'âge M-11 ont intégré la structure alors qu'on en visait au moins 17 au départ. De tous ces enfants, un seul étudiait au CMI avant de joindre l'équipe. Tous s'étant bien acclimatés à leur nouveau milieu, la direction a bon espoir de pouvoir former quatre groupes d'âge dans un futur proche. D'où l'importance de joindre la LHPS le plus tôt possible.

«On veut des équipes M-11, M-13, M-15 et M-17, rappelle le directeur général du CMI Réjean Lemay. Depuis le début, les parents se parlent entre eux et démontrent beaucoup de satisfaction. La réputation de Denis aidant, on reçoit souvent des appels de gens intéressés à inscrire leur enfant.»

Il faut dire que Francoeur est bien épaulé. En plus de son assistant Sébastien Lemay, l'ancien gardien de but des Cataractes Mathieu Chouinard vient lui donner un coup de main une ou deux fois par semaine. Des séances de powerskating figurent aussi au menu des entraînements.

Au total, les Panthères prendront part à 133 pratiques sur glace, en plus des entraînements en gymnase prévus à l'horaire en compagnie, entre autres, d'un kinésiologue. L'ambassadeur du programme, Marc-André Bergeron, est même venu faire son tour en novembre.

«On prévoit que durant les huit années passées avec nous, ils auront quadruplé, voire quintuplé la moyenne d'heures passées sur la patinoire d'un joueur standard. D'un autre côté, on suggère fortement aux parents de les accrocher à d'autres activités sportives durant l'été.»

Ayant dirigé les Sénateurs du Collège Saint-Bernard de Drummondville, Denis Francoeur connaît bien les rouages de la LHPS et estime qu'ils s'agit du meilleur circuit pour développer ses ouailles. Selon lui, autant la ligue que le CMI a besoin l'un de l'autre.

«Nous sommes déjà en processus de recrutement pour l'équipe M-11 de l'an prochain alors je pense qu'on a prouvé notre sérieux. On travaille sur une vision de développement à long terme des joueurs et ce, dès leur plus jeune âge. À ce que je sache, nous sommes le seul programme au Québec à offrir cela dans la même école, du primaire au secondaire, avec un même groupe d'entraîneurs et de coéquipiers.»

L'ancien pilote des Cataractes cite en exemple la popularité toujours croissante du football au Québec, un sport pratiqué dans le milieu scolaire, du primaire jusqu'à l'université.

«Si on peut faire bouger des choses, c'est tant mieux. Moi, je veux donner les options aux adolescents quand ils gradueront à 16-17 ans, que toutes les portes soient ouvertes... mais en priorisant l'éducation à travers cela.»

Des heureux

Jusqu'ici, les Panthères ont disputé une quinzaine de matchs, que ce soit dans des tournois du Réseau du sport étudiant de la Mauricie ou face à des équipes civils de catégorie atome et pee-wee. En mai, ils auront joué près de 50 rencontres. Ils voyageront d'ailleurs aux États-Unis, au retour des Fêtes, dans le cadre d'un tournoi.

Évidemment, les joueurs ont hâte. «On est chanceux de vivre ça», opine Zachary Bolduc de Sainte-Angèle-de-Laval. «Il y a des gars qui sont un peu jaloux qu'on vive ça. Surtout que nous jouons à différentes positions, pas toujours à la même place.»

Son ami Guillaume Richard, originaire de Donnacona, renchérit. «On a du fun à chaque pratique et on travaille sur plein d'aspects», exprime celui qui, comme son copain, vise la LNH, rien de moins!

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