Combats extrêmes à La Tuque: pas dans un bâtiment municipal

Pascal Duchesne, propriétaire du Gym Vision Fitness à... (Photo: Audrey Tremblay)

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Pascal Duchesne, propriétaire du Gym Vision Fitness à La Tuque, est un des quatre organisateurs du gala de combats extrêmes.

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Audrey Tremblay
Le Nouvelliste

(La Tuque) Les promoteurs du gala de combats extrêmes qui devait avoir lieu le 6 juillet prochain au Colisée de La Tuque, devront faire face à un adversaire avant le temps. La Ville de La Tuque a refusé de leur louer le Colisée municipal pour la présentation de l'événement. «C'est simple, la vision du conseil municipal et de l'ensemble de l'organisation c'est qu'on est une ville non-violente et que nous ne supportons pas les événements de combats extrêmes ou qui incitent à la violence. On ne cautionne pas ça et on ne donnera pas la permission à un promoteur de faire ça chez nous, dans les infrastructures municipales», explique le directeur général de la ville deLa Tuque, Marco Lethiecq.

Pour le promoteur, Pascal Duchesne, il s'agit d'une décision qui découle d'une méconnaissance du sport, qui, selon lui, est très bien encadré et réglementé. «On pense qu'ils ne sont pas conscients exactement de ce qu'on veut présenter. Ils s'attendent peut-être à voir une marre de sang comme à la UFC, mais ce n'est pas ça du tout. Ils n'ont pas droit aux coups de genou, ni aux coups de coude, ils ont des protections au niveau des jambières et les gants qu'ils portent sont plus rembourrés. Quant à l'arbitrage, c'est assez semblable, mais il faut comprendre que c'est amateur, donc c'est beaucoup plus encadré comme combats extrêmes. Il y a des règles strictes à respecter, sinon ils sont expulsés. Il y a également des tests médicaux qui doivent être effectués avant», ajoute M. Duchesne.

Ce dernier a également insisté sur le fait qu'il s'agit d'un mélange d'arts martiaux qui demandent extrêmement de discipline et de motivation aux personnes qui les pratiquent. Huit Latuquois étaient d'ailleurs déjà à l'entraînement pour le gala.

Une demande d'autorisation avait été faite à la Ville, mais aucune entente n'avait été prise préalablement entre les deux parties. «Nous n'avons pas annulé l'événement, nous avons seulement mentionné que nous n'étions pas favorables à louer le Colisée. Quand quelqu'un fait une demande de location, on a le choix de dire oui ou non», maintient le directeur général.

La Ville soutient que les organisateurs ont le droit de tenir l'événement dans un lieu privé s'ils le désirent. Le problème, selon M. Duchesne, c'est que les endroits pouvant accueillir un spectacle comme celui-là ne courent pas les rues à La Tuque. «On voit qu'il y a beaucoup d'engouement pour l'événement et on visait à peu près 1000 personnes. C'est certain que je me suis demandé s'il y avait un autre endroit que le Colisée qui pourrait accueillir notre gala, mais malheureusement, je ne pense pas. Le Colisée était parfait au point de vue de l'éclairage, du son, de l'espace et du bar», réplique-t-il.

Par ailleurs, les promoteurs du gala estiment ne pas avoir dit leur dernier mot et tenteront, dans un futur rapproché, de relancer la Ville en présentant leur projet avec plus de vigueur. «On est quatre personnes sérieuses dans le projet et on ne prône pas du tout la violence. On va les relancer et on va leur présenter notre projet de façon plus complète», termine Pascal Duchesne.

L'idée de déménager l'événement dans une autre ville a par ailleurs été écartée.

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