Des commotions cérébrales jusque dans le sport mineur

Marty Bussières a repris l'entraînement avec son équipe... (Photo: François Gervais)

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Marty Bussières a repris l'entraînement avec son équipe bantam AA.

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Serge L'heureux
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Insidieuse, la commotion cérébrale ne se manifeste pas toujours à la première heure. Marty Bussières en sait quelque chose. Le joueur des Estacades 2 bantam AA a même eu le temps de jouer un autre match avant que les premiers symptômes apparaissent.

«C'est arrivé le 9 novembre, raconte-t-il. J'ai fait une mise en échec et l'autre gars, en voulant se protéger, a levé les coudes. C'était juste une bad luck. Je n'ai pas eu de symptômes tout de suite.»

De fait, deux jours plus tard, Bussières était de retour sur la glace pour un autre match. «Ça s'est bien passé, sauf que j'étais plus fatigué que d'habitude en troisième période. Une heure après, j'ai commencé à avoir des symptômes. Ce soir-là, chez moi, j'étais vraiment fatigué, j'avais mal à la tête et des étourdissements. Le lendemain, ce n'était pas vraiment passé.»

Un premier examen à l'hôpital, à Québec, n'a rien révélé. «Ils m'ont passé un scanner cérébral, qui était négatif, reprend-il. Ils m'ont dit de rester une semaine sans rien faire, et après, de prendre ça au jour le jour.»

Une visite de suivi auprès de la physiothérapeute de l'Académie les Estacades a permis de confirmer un diagnostic de commotion cérébrale. «J'avais des maux de tête continuels, raconte-t-il. Ça allait quand même bien à l'école, mais la télévision et les jeux vidéo, c'était plus difficile. J'ai été une semaine sans rien faire, avant de recommencer à écouter la télévision ou à aller sur l'ordi une heure par jour.»

Les symptômes ont persisté pendant deux semaines et demie. Depuis, le joueur de 14 ans a repris l'entraînement avec ses coéquipiers, d'abord sans contact, puis avec, en prévision d'un retour au jeu, ce week-end, si tout va bien.

«Le plus dur, c'est de regarder jouer ses chums, sans pouvoir rien faire, ni s'entraîner, ni jouer, avoue-t-il. Là, je pense bien être correct.»

En tout, Bussières aura donc raté presque trois semaines d'entraînement. Il dit ne pas ressentir de crainte avant de revenir au jeu. «Après l'avoir vécu, je vais être plus au courant des symptômes, note-t-il. Si ça le refait, je vais prendre encore plus mon temps. C'est quand même important, la tête.»

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