Rebelles de l'Est: encore plusieurs questions en suspens

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Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les contestataires qui souhaitaient un vote sur la légitimité du conseil d'administration au club de soccer des Rebelles de l'Est ont quitté l'assemblée générale spéciale d'hier déçus, voire frustrés. L'objet principal de cette rencontre a été ignoré par les dirigeants de l'organisation qui régit le sport du ballon rond dans l'est de Trois-Rivières. Il n'en fallait pas plus pour mettre le feux aux poudres des principaux opposants.

Certains d'entre eux ont même quitté les lieux avant la fin de l'assemblée. Parmi ce groupe se trouvait André Thomas, qui avait pris la place de Laurence Labonté en tant que directeur technique à la suite du congédiement de ce dernier. Thomas a toujours soutenu qu'il s'était senti floué par les administrateurs des Rebelles. Leur relation s'est conclue dans le tumulte. «Ce que je vois présentement, c'est une dictature, on se croirait à Cuba!», s'est-il exclamé. «Les gens du C.A. font ce qu'ils veulent, s'ils n'ont pas envie de répondre à nos questions, ils ne le font pas. On aura beau rester huit jours ici, rien ne changera.»

Plusieurs questions demeurent sans réponse. Bon nombre de membres s'interrogent sur la façon dont le club est géré. Ils demandent aussi des informations à propos du congédiement de Labonté, qui a d'ailleurs intenté une poursuite contre son ancien employeur. «Nous sommes venus ici pour demander un vote de non-confiance. C'était notre principale requête et on l'a balayée du revers de la main, on a donc décidé de quitter car nous préférons rester civilisés», soulignait, quant à lui, Luc Pellerin.

«On élit un C.A. pour qu'il représente ses membres. Mais c'est bizarre, on nous interdit la consultation des états financiers. Nous avons l'impression qu'ils nous rient en pleine face.»

Pellerin, comme plusieurs autres, espèrent maintenant qu'il pourra revenir à la charge avec le fameux vote de non-confiance le 15 janvier prochain, dans le cadre de l'assemblée générale annuelle. «Mais d'ici là, on se sent insultés.»

Surtout qu'ils n'ont pu se positionner sur la fusion du club avec le FC Trois-Rivières et l'Association trifluvienne de soccer, qui ont déjà annoncé leurs intentions il y a quelques semaines. «C'est ridicule qu'on ne puisse même pas voter là-dessus alors que ça concerne tout le monde chez les Rebelles. Il y avait pourtant des pro fusions dans la salle, comme les représentants de la Ville de Trois-Rivières.»

Le directeur des Loisirs et des services communautaires à la Ville de Trois-Rivières, Michel Lemieux, assistait effectivement à la rencontre. Il a remarqué qu'il y avait trois types de personnes dans la salle. «Il y a trois groupes: ceux qui s'opposent au conseil d'administration, notamment en raison du congédiement de M. Labonté, un autre qui appuie le C.A., mais j'ai constaté qu'il y avait aussi beaucoup de parents qui n'avaient toujours pas pris position et qui demandaient des informations. Ils voulaient en savoir plus. Nous, à la Ville, on milite pour la fusion des trois clubs, mais on va respecter la décision des Rebelles. C'est certain que le 15 janvier, il n'y aura pas huit personnes comme c'est la norme habituellement... «

Michel Lemieux était satisfait du déroulement de la soirée. «Les partis ont fait ça de manière civilisée. Évidemment, puisqu'il y a des procédures judiciaires en cours, les administrateurs ont avisé, par l'entremise de leur avocat Marc Legros, qu'ils ne pouvaient répondre à toutes les questions. Cela a déplu à plusieurs, mais il faut respecter les démarches judiciaires.»

Une mère rencontrée à la sortie de l'assemblée en avait contre le C.A. «J'ai trouvé leur attitude très agressive et fermée. Faut-il leur rappeler qu'il s'agit d'un club de soccer et qu'ils travaillent d'abord pour des enfants? Je ne sens pas le conseil à l'écoute de ses membres. J'ose croire que ça va changer un jour! Dans ces circonstances, la fusion aurait assurément du bon... «

Les administrateurs des Rebelles de l'Est ont refusé de répondre aux questions du Nouvelliste hier. Avant le début de la rencontre, le vice président Michel Beaudoin a d'ailleurs demandé aux représentants des médias de quitter les lieux, les forçant même à patienter à l'extérieur de la bâtisse.

La rencontre, à laquelle ont assisté une centaine de personnes, se tenait à la salle Félix-Leclerc dans le secteur Sainte-Marthe-du-Cap. Malgré leur silence radio hier, on s'attend à ce que les Rebelles publient un communiqué de presse aujourd'hui.

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